Les scléroses…
Je remarche oui parfois sur des baumes lourdes
c’est pas vraiment la place
mais les torrents de mes poumons qui sentent le gouffre
tendent à se bloquer sans fin
Je remarche oui remarque même si deux mains
rien de plus
à se suffire sur tapis vieillis de l’Empire
Rein ne vient plus tout s’égare dans la fumée par nos organes
que silence il reste à mécaniser comme à mec à nier sur la pensée qui
tremblements apparents se laisse attacher parce que couvrir n’est plus le moment
Mais pourquoi parler de marcher quand c’est l’incendie qui inonde
maintenant on le laisse aller comme les flammes placées pour qu’il s’envole oui coté texte tonique on a vu de meilleures plaques voire ici dans la sclérose même si imparfaite quoiqu’elle ne tue qu’à peine elle use elle ruse ses tremblements glaçants avant l’heure l’usure de la myéline mais je sais oui d’autant que dans mon sang peut-être elle se terre comme une nouvelle planète cette amyotrophie qui se targue de latéralité la théâtralité ou se gomme nos corps pour ne laisser que soif à la vie sans même pouvoir encore goutter le sang qui transe porte vers l’audace du néant nos espoirs.
Je remarche oui parfois sur des baumes lourdes
c’est pas vraiment la place
mais les torrents de mes poumons qui sentent le gouffre
tendent à se bloquer sans fin
La théâtralité ou ceux qui si gomment nos corps pour ne laisser que soif à la vie à la mort dans des instants qui mordent ou mortent même et surtout si cela ne se dit quand cela se vit et se voit au passé comme au présent le futur n’étant même plus un point de suite et sans même pouvoir encore goutter le sang qui transe porte vers l’audace du néant nos espoirs nos espoirs à pocher dans l’eau chaude quand on sucre oui pas que les fraises,
Je remarche oui remarque même si deux mains
rien de plus
à se suffire sur tapis vieillis de l’Empire
Rein ne vient plus tout s’égare dans la fumée par nos organes
que silence il reste à mécaniser comme à mec à nier sur la pensée qui
tremblements apparents se laisse attacher parce que couvrir n’est plus le moment
Pant 2006
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Commentaires
merci Lutin. La maladie me touche, parce qu’asthmatique et parce que ma mère fut emportée par une SLA. Et que peut être en suis je porteur moi comme ma soeur. voilà, et le clip sur la sclérose en plaques comme la lutte elle même envers la maladie me concerne. J’ai déjà fait il y a longtemps quelques poêmes sur le handicap et aussi un sur Parkinson.
Copie du mail que j’avais envoyé dans la foulée à l’UNISEP¨.
“Poète un peu concerné par les scléroses, ma mère est décédée en 2000 de la sclérose amyotrophique latérale, cruelle SLA.
je me suis permis un texte sur les scléroses, et je les assemble volontairement.
En effet je trouve dommage qu’elles ne soient pas traitées ensemble sur votre site
parent pauvre car létale beaucoup plus rapidement je pense que le parent “riche” et le mot est mauvais mais est significatif au niveau média
donc que vous parent vous devriez prendre sous votre aile les malades de la SLA qui n’ont aucun site en France.
Je trouve qu’elles sont de même origine et certes les effets consécutifs sont différents mais que cela ne suffit pas pour les traiter autant à part.
Voilà loin de moi l’idée de vous faire la morale, c’est plutôt la reconnaissance de la force de votre rôle qui m’a imposé ces quelques mots ci dessus et le texte
que vous trouverez peut être à propos. Quand à moi pour l’instant je ne suis qu’asthmatique et j’ai refusé de faire le test pour savoir si je suis porteur d’une SLA.
Amicalement surtout
je vous embrasse tous et toutes avec force et partage.
Pant”
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Magnifique ce texte. J’ai voulu un commentaire je l’ai effacé, des mots pas à la hauteur. Pourquoi l’ai-je ressenti avec tant de force, peut-être parce que je suis l’oiseau blessé qui se baume chaque matin, à trop courir, et les poumons sont en manque, un incendie en moi à attendre le moment où des deux pieds je reprendrai ma course.
Superbe ton texte, je le classe dans tes meilleurs.