Figé

Combien tu

trop beaucoup

et

c'est vrai que je mets trop de mots dans ce désir de rester là

des mots lents

oui la lenteur est d'importance par sa portance de hun

sur mon petit cheval trop tant

vers des havres vifs pour les échanger de mes ports rétifs

et

je les traînerai dans ces vents turbulents dans ces endroits fumées que le temps expose

figé

des yeux pour en trop se manger

ou encore se danger à soi plongeant inerte cerveau

à travers d'un torrent cerceau dans les illustrées de la réal ite missa est

oui je la prends encore

cette cause de messe à la prévisible fin

je la prends encore par la main l'accompagnant loin des

et

figé

dans le coeur du rêve dans une harmonie vive de coups leur diras-tu ma voix

isolée par cela

figé

je cours plus loin sautant de lune en lune par les mères de l'intranquilité celles qui causent

plus qu'elles n'allument l'accompagnante affection

figé

et si je respire je meurs loin dans les lenteurs assemblé face à la vieille qui lance ces os runiques sans même porter de tunique qu'elle même soit aussi ces os qu'elle lancera sur le sol de la mère

ou de la terre

figé

combien tu ?

 

P 2006


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Commentaires

Laisser aux mots ce que ne veulent saigner les veines

En perles comme les ruisseaux des hauts plateaux avant la cataracte

Avant l’aveuglement

Lumière emprisonnée dans la colère d’une goutte d’eau
Boucle d’or blanc en écume sur le dos rond des galets entrechoqués du chant des voix muettes
Des pupilles désuètes
Et la rétine refusée par l’opaque cadenas d’un vieux cristal brouillé

Laisser aux mots la mémoire vers la clarté des devenirs

Peut-être

Immuable

Comment tu …
passionnément, démentiellement
Et
C’est vrai que je mets peu de paroles dans cette fringale de me sentir là
Des silences langoureux
Oui le silence est essentiel pour jouir de l’unité

Sur les ailes de l’appétence bat tant

Vers des contrées orgasmiques en oubli de mes pays engloutis
Et
Je les sublimerai dans l’au delà bleuté de ma raison du delà du temps

Immuable

Des regards extérieurs pour se lover toujours

Ou encore Se trouver assoiffé au torrent tumultueux

De l’éternelle réalité étendue sur l’autel de l’incohérence

Et je la prends en corps à corps pour l’ultime combat

Et

Immuable

La jette au loin inerte dans une énergie vive de force
Immuable

Je vole plus loin sur les cimes d’éternité

Celles qui chuchotent l’amour en abri

Immuable

Je respire les odeurs suaves et sucrées de la sublimation
Nue sous ma peau, offerte

Entre ciel et terre

Immuable

Comment tu ?

Cat 2006

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