Dans les matins loin ailleurs…
Est-elle dans la latitude bleue de l’enfer celle qui se dresse au mieux des dix doigts qu’elle porte en griffures amincies
Quand elle s’ébroue c’est dans la neige que les flammèches tombent en pluie c’est ainsi qu’elle pose sa colère
Quand elle se dresse sur les pieds hauts de la lune c’est aussi qu’elle s’ennuie et que le voyage ne fut pas bon ni le vin d’ailleurs non ni celui d’ailleurs cet endroit qui est trop loin et plus proche de nos âmes
Quand elle rit elle porte ses doigts à la bouche peut être par dégoût mais elle se teinte de bleu encore oui car le rouge est noir sans oxygène qu’elle se damne dans mon sang c’est ainsi que les matins je me réveille sans aile car tout à fait je ne suis pas plus jamais été non plus un ange mais plutôt un monstre de papier carné
Est-elle silence ou solide ou bolide ou sordide non est-elle sapience plutôt que fleur même si son silence est dentelé et qu’il perle à ses étamines
Je me penche sur ses caractères sur ses mots sur ses dédicaces mais oui je m’y vois pourtant je n’y suis pas non jamais c’est trop général oui trop gêné et je râle ça c’est mon souffle qui déraille pas elle qui défaille elle ne sait pas non elle ne fait pas elle chante seulement car elle se met en transes avant le voyage elle pose oui elle dépose oui elle se repose après parfois âpre et
Tout ce qui est dit est géré oui elle sait ce que je ne vis pas car elle l’a vu antan dans celle-là ou dans celle d’avant ailleurs
Est-elle dans la plénitude alors qu’elle est la donneuse de miel non pas l’abeille pas plus que la reine non plus que la ruche mais la vie sucrée qui est la vie d’elle dans ce qu’elle est d’amour mais le vit-elle pour elle alors que moi je l’ai vue
Oui au moins une fois je l’ai vue dans ses voyages fait en moi fait avec moi sans que je bouge sans que je meurs plus de quelques fois non elle a fait fuir d’ivresse mes démons alors que oui alors que ivres ils l’étaient déjà souvent tout le temps en moi car ivre est le mot qui se colle à l’autre pour se donner encore et encore se donner et se transformer car c’est dans une danse dionysiaque que la touche se crée que la toile se bée et que la porte se tisse
Au mot tel qu’il est de l’Amour
ps: Fatale dédicace à Cat
P.07
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Commentaires
Ce fut un plaisir qui est devenu impérieux, voilà l’origine de nous je crois et celui de ces mots dans l’impérieux qui est le début de l’empire sur soi ou/et sur le monde.
Tout mes voeux.
elle en a de la chance notre Cat .
je viens de lire ce poème qui est parmi ceux des tiens que j’ai préféré.
il est très fort très descriptif . toujours cette sensualité tendre et passionnée , et pas de jeux de sonorités qui parfois me gènent un peu
poeticamitié
et bonne année en poésie et belle vie
Merci ma chère Ailen
disons que je suis revenu sur un phrasé plus “classique”, faut un temps pour tout. En tout cas content qu’il t’ai plut.
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euh .. j’en reste sans voix et cent mots … j’accepte la dédicace non
dans ce qu’elle a de fatale mais dans ce qu’elle a de vraie, parfois,
au hasard d’un voyage ou parfois je me montre en me cachant
pourtant toujours et éternellement, bien fin celui qui sait, peut-être en
es-tu … que dire ? merci ? bonne année ? je ne sais vraiment
quoi …
Je vais l’insérer dans mon blog si tu veux bien ! je trouve de toutes
façons cet écrit en clair/obscur, comme moi sans doute !
cat