Fol

Si fol est le mouvement de ma nuit
dans une sirène qui en surgit
oui
là pleine nuit
à moi qui en suis
est devenu pure suie

Alors si fol que tu causes à mon corps
des or-
ages ou des paliers sorties du tiers d’un décor
l’aube à dos de babouin isolé loin sur une côte des Maures
la blonde la londe bée ouverte parant là sans mésaise le rideau d’un bruit de Trégor

Si fol tu marquant
lentement mardi avant
que tu m’entraines dans un mur isolant

Si fol est le mouvement que je fuis
coulant comme coiffe noyée à l’entièreté d’un sombre ichor
je t’aile car c’est là dans ce moment avant thème que je me vis de plumes te parent-

Elle

À moi collée
si fol est x envers y et pourtant c’est émergent

P.07


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Commentaires

La sirène, les muses
la suie, la sueur
l’or de l’âge
corps défendu

L’aube belle

Que ce soit dimanche ou lundi
matin soir ou bien midi

La fuite en avant
à tire d’aile

Gluante équation chromosomique

La folie pousse à la poursuite
à trouver encore des suites
alors d’avant ou d’arrière
le vent fait sa part

et oui la sirène, les muses, tout mène au même mais encore tout conduit au divers dans ce même. origine, original ?

“le divers dans le même”
Signé Pant

C’est vrai que c’est un peu ça le progrès en poésie : le divers dans le même, c’est là souvent qu’on finit par arriver et que tout est à recommencer (avec plus de mystères, plus de directions, plus de questions sans réponses)

oui vrai Mikel, d’un simple écho de mots parait un bien de vrai, croisons tous les brins et demain sera l’aube du bouquet.

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