Orage
Ses paumes
et les images toutes retournées sur le sable
mes mots si seuls
qu’ils s’étagent en isolant leur âme
je
suie noir comme cette étoile
libre comme le vent dans un isoloir
mais je sais
qu’avant tout
c’est avant toi
et comme otage
je pleure ces idées
Des orages
ô temps du passage
nos rues pleines d’eau
en veilleuses
nos mains se retiennent aussi
langue est là
cette culture comme nos ages
aux pales langueurs
On finira tous au gré du Tage
ses rives sauvages
nos aînées caressants leurs chevelures
et recaressants leurs doigts
C’est aussi la rivière cet infini
de nos instants si lents qu’ils sont meurtris
de nos armes au bout des ongles
c’est vrai tu les vernis
de toi-même cette toilette intime
au poison donne un goût de perfection
tu doses la pamoison
les parfums des ciels d’orage
et le temps qu’il te fait
déposer des pauses entre des milliers
de longs baisers
quelques courts moments sans tes lèvres
elle est là l’horreur
pas dans cette saveur grave non
pas de ce sauf conduit sans age
non plus que dans nos souvenirs de plage
d’antan et
d’enfants.
Pant 2006
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j’aime beaucoup celui-ci
quelquefois je suis déconcertée par tes jeux avec lesmots
mais je suie noir j’apprécie
la création du verbe.
j’aime le sable de toute façon. en écriture à cause de l’idée d’éphémère