Primesaut
Lorsque je chante ma rime
Elle dit : « encore là »
Non pas la peur mais la joie
La peur est chiffonnée
En un oiseau de papier
Qui s’est envolé
Si loin vers l’eau
Que les rimes en sont mouillées
Mais que l’aube les a séché
Trop de rires
De sourires
De méprises qui soupirent
Trop de rires
De sourires
Reste plus qu’un seul élan : le désir.
Lorsque je chante ma rime
Elle dit : « encore là »
Non pas la peur mais la joie
L’ombre y est recouverte d’or
En paillettes, en lingots, en armures
Y en a une pour moi
Juste pour moi
Moi
Et toi ?
L’ombre souvenir qui s’efface
Délice déjà mangé, rongé, digéré
Douleur qui m’a fait si haut rebondir
Tempête mon cœur de breton te vénère
Lorsque l’on pousse la voile
Le voyage devient Odysseus
Et moi je deviens Frégate, brigandine
Plutôt brigand d’Une
Celle qui me donnera mes autres ailes.
Pant 2004-12-03
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