Dans un recoin
Dans l’al touffeur dans l’al chimie les mots et leurs couleurs et mes pas sur des doigts comme dans l’ombre mes mots se décolèrent et oublient de se teinter exprimant loin là lune et ses étoiles cachées derrière tout tes baisers attablés
et dans l’al souffrance mes émirs ont mis des cadeaux empoissonnés couleur saumon et dans nos lits d’autres sirènes chantants bouche ouverte sur des dents acérées
dis-moi al or toi si le vent se couchera entre nous ?
je sale les insaladas au sel de marée haute, mes joues retiennent ta langue qui pique, un picotement léger, et tu souffles dessus.
et le vent cuillère le vent qui se coutelas sur tes peines ?
une étoile crucifiée au rocher de la haine
une anémone en sang, tu n’en crois pas tes doigts
mais hâte toi à la chair quand le temps se carbone laisse toi le collier autour du ventre avant lache le fil de tes soupirs et là
et tu tentes acculé dans un recoin de sables, le soupir qui me ferait basculer
au creux seulement au pic et aux abymes et au lent matin qui s’enfile derrière la nuit quand elle est fauve ou noire si noire
d’abyme en abysse, on ne sait plus si on est matin ou soir
ou si c’est blanc comme histoire
la tête à l’envers, les vers à enfourcher dans les hameçons du désespoir
comme les matins qui vont et viennent eux dans le blanc bleu noir
et comme livre à pages mutliples se tournant à la pelleteuse
vont et viennent, dans un balancement serein
des rires à l’étouffade
dans un poêlon géant
tes tisons , disons-le, soyons francs, beaux ramages
sur le feu , sur la plage
Chrissette-Pant
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les matins vont et viennent et se succèdent aux rythmes des battements continus d’un coeur qui ne fait que soupirer … racler les fonds abyssaux, les hameçons ramassant là les derniers vestiges d’un temps dépassé dans le temps outrepassé … et sur le sable de la plage, les noms s’effacent absorbés définitivement dans la néantisation de nos moindres espoirs !