Vide

Dites moi un autre mot ,que le vide n’est pas d’en haut, dites moi que le souvenir est un piège. Peut-être. Que le vent souffle vers toi comme vers moi, que tu n’es pas autre chose qu’une marchande de mort, oui toi ! Cette putain ! cette vie ! qui bouffe la joie comme si c’était de la viande, et qu’elle n’était qu’une avaleuse.

Dites moi que tout ces humains valent le peu de vie qu’il leur reste, que chacun pense encore à faire quelque chose, à agir pour l’autre, à penser. Mais je n’y crois pas, plus, guère. J’ai le sang cendrifigé, punaisé sur le coeur, j’ai le coeur carboniqué, brisé, brimé, criminé, rouge de peur, de honte, de colère, de fin.

 

Si le souvenir est un piège, toi tu es ma cage. Ô barreaux.

 

Cendrifigé.

 

Abandon. Mentir, m’enfuir, mentir, m’en tire. Tout ces cris en –ir  tout s’écrire pour bannir la foutaise, la grande Foutaise, l’humanité.

L’écrivain vu par Calaferte.

L’écrivain vu par Calaferte , dans Septentrion :  » Il a écrit pour vous. Pour vous tous. Parce qu’il est venu au monde avec ce besoin de vider son sac qui le reprend périodiquement. Parce qu’il a vécu ce que nous vivons tous, qu’il a fait dans ses langes et bu au sein, il y a cela trente ou cinquante ans, a épousé et trompé sa femme, a eu son compte d’emmerdements, a peiné et rigolé de bons coups dans sa vie, parce qu’il a eu faim de corps jeunes et de plats savoureux, et aussi de Dieu de temps à autre et qu’il n’a pas su concilier le tout de manière à être en règle avec lui-même. Il s’est mis à sa machine à écrire le jour où il était malheureux comme les pierres à cause d’un incident ridicule ou d’une vraie tragédie qu’il ne révèlera jamais sous son aspect authentique parce que celui lui est impossible. Mais il ne tient qu’à vous de reconstituer le drame à la lumière de votre propre expérience et tant pis si vous vous trompez du tout au tout sur cet homme qui n’est peut-être en fin de compte qu’un joyeux luron mythomane ou un saligaud de la pire espèce toujours prêt à baiser en douce la femme de son voisin. »

Cherchez

“Cherchez à dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous éprouvez, ce qui est pour vous objet d’amour ou de perte.” (…) “Décrivez tout cela en obéissant à une honnêteté profonde, humble et silencieuse, et, pour vous exprimer, ayez recours aux choses qui vous entourent, aux images de vos rêves et aux objets de vos souvenirs.”
Rainer Maria Rilke, lettre à Franz Xaver Kappus (le jeune poète), Paris, le 17 février 1903.

Un hommage au talent d’Isa-B

Je pose ici ce texte que j’avais gardé, elle vient d’effacer son blog, et je vous le dit, c’est bien dommage, tout s’enfuit, tout s’enfuit

mais le talent reste, alors je partage avec vous ces quelques mots d’elle, et mes amis, une pensée pour cette artiste , elle a besoin du soutien de tout ses amis !

Je rajoute au fur et à mesure, les commentaires de Isa-B à la suite de ce post.



NUIT EBENACEE

190420094624

J’ai besoin de murmures

Ceux qui appellent

En dedans

Des outrages dermiques

Un château de sable

Dans les chimères d’une aurore

Bercée d’auréoles

Me rapprochant de tes ciels.

Cette géographie de mon corps

Périple qui se tord

Cette arcade de quiétude

Le baldaquin de mes silences

Le drap tiédi d’indécences

Parcourant la bâtisse

Celle de ta matière

Fusionnant notre élixir

Fondus de nos soupirs.

Pénètre dans cette nuit ébénacée

Archer de pluriels

Course chevaleresque

De Braises et de tendresse.

Ton passé et tes morts

N’effleuraient même pas

Ta grammaire en ces jours…

Aujourd’hui mon Amour

Exhalant

Une bagatelle

Exultée

D’évasions libérées.

écrit le 12/03/09- IsaBersée.

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