Lignes de Failles

C’est la fin. Oui.

C’est la fin dans un dé bu, surtout sans soif, et pourtant

Sans soif il y a toujours toi, comme

Une faiture*

si tendre et forte à en recouvrir de tous temps

la fêlure

Des airs détends tu tes airs à les charmer de nos derniers souvenirs de la Terre, même si dans les temps passés des mousquets encore il faudrait enfouir nos malaises sous une rune d’océan, oui j’ai lancé les dés, ou un seul, en fête. S’oublier c’est se retenir, des fois c’est la peur d’en finir, et l’on prend les armes.

« Des armes , des chouettes, des brillantes
Des qu’il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu’il faut caresser comme pour le plaisir
L’autre, celui qui fait rêver les communiantes … » **

Je me méfie des détails qui se tirent de ces canons lourds de papier, je me défie, tu défailles, tu te retournes, tu dérailles, dans un nuage de tempête, au coeur du givre, c’est ça la ruine sur le transsibérien ou dire Транссибирская магистраль *** quand dans l’Orient tu t’ex-presses à me fuir.

Emmène moi danser au fond des limbes dortoirs, toi qui longe les fumées des trottoirs, allez me laisse ton corps, ton coeur, et tous ces mots ces morts à l’intérieur, à l’entier-rieur.

Dans tous les coins d’aucun quai métallique dans tous ces coins gravés loin tu brailles à relire les dentures du monde, tancées par les craquements des glaces de l’Ob. Et si tu glisses encore on t’imagine en Chine, noyée dans un ressac de l’Amour, encore une fois, jamais la dernière.

Sans aller un retour moi, un aller sans retour toi, et on s’enferme dans nos folies, le désert ne connaît pas de ports pas plus que de spores, pourtant tu en aimes la peau qui hâle tes silences, toi qui n’avais que les murs pour écrire, tu as les purs pour t’écrier de ces m-hauts de Silence à tendre vers le Hoggar

Qu’on me lève vers la ville même si c’est ton désert, balance moi dans les eaux du Fleuve amazone toi qui se rêve dans mes nuits de stances dans les tourbillons d’écarts de mes défauts. Qu’un me saigne à te saisir, cuite à ma chair que tes mots tanière des ombres me laissent encore un goût de toi amer cil est de l’intérieur, sucré cil est maquillé de Tendre. Et ne confonds pas la carte elle comme toi n’hait pas ce territoire, non, à se guérir, peut-être, encore y réussir, une fête, des espérances voilà oui aussi des désirs, à se guérir, et quoi…que d’autre toi comme moi des armes qu’il faut nettoyer pour ton plaisir.

Carl Jusek

« à l’instant damné des velours/ c’est l’enfer qui nous tiraille/ nous sommes trop près des fours/ et boum à nos coeurs qui déraillent/ signe de failles qui défaillent » Anatoly Tchervenko

* Chanson de Roland

** Léo Ferré

** * Transsibirskaya magistral

Nouvelle Année…Nouvelles des damnés…

Alors on se met à table et sur celle là des mots plus que des bouteilles des bouts de papiers et loin d’eux nos amours j’y pense encore à quoi se gâche le silence entre nous quand des millions de kilomètres se dosent à la limite chère de nos pauvres coeurs.

Alors on se saigne aussi et même mon cher Anatoly si le silence en toi c’est un violon qui le tente laisse moi te dire toutes les rigueurs de nos soupirs je le sais tu dis « ment » pendant que ta moustache ou ta barbe se tendent vers les cieux et qu’enfin tout cela tombe avant oui avant que le linceul nous recouvre et que toi ou elle sur les bords du Bab El Oued on se cache oui aussi on se tasse remplis en au delà des sables j’y pense et voilà j’y pense ce pensement qui flingue ma limite et toi qui tovaritch lève vite cette bouteille haute idée la vodka pour y fêter mieux que moi non peut être car c’est presque demain maintenant et je ne suis pas ivre.

Alors il faut que je te lise plutôt:

« С Новым Годом 1» et si encore je l’ajoute en buvant tout le verre et maudit si je te le dis « Boldog uj evet! 2» alors le sais tu où je cache ma langue où je penche ma fête quand ma Sara se cache si loin quoi de nouveau cet an m’offre même si on le dit souvent ça rend pas plus grand.

À l’heure où s’abreuvent nos limites assemblées en légions de dix mille pieds et que la comptabilité une fois de plus étrangère en tant de caisses s’est livrée tout un entrepôt j’y pense encore à l’heure où s’abreuve ma limite.

Que coule-t-il encore sous l’entrepont sinon d’autres larmes en cadences pour tant de jeunes femmes qui dansent seules il y reste tant d’hommes à boire aussi seuls à l’heure où s’abreuvent nos limites nos destins se déchirent et pourtant et pourtant Anatoly, loin ou ici près, c’est une putain de nouvelle année…

Carl Jusek

« Et si tu vois bien, mes bouts de doigts sont bleus alors où s’abreuvent comme tu le dis nos limites, qui tiendra le col et moi la corde et qui restera alors pour chanter l’ode si trop s’en va d’ancien et qu’alors rien de neuf ne se pose sur le violon de mon coeur. »

Anatoly Tchervenko

 

1-Bonne Année en russe

2-Bonne Année en Hongrois

D’entre les En fers …

Sous les vers, en pan de soleil

Comme en sus, s’épanouit l’intransigeance de nos raisons, et là l’abomination des limbes, en internement solitaire de nos maux sades, de nos mots solée, ineffaçables

Comme du reste, à la lisière des déserts, les sables rouges en feu crevaient nos yeux arides et aveugles.

Comme aussi, en mélopée lancinante et hurlante, nos fantômes, se réveillent en cliquetis chaînés

Torpeur au vent madré, et la Parque et aussi les ombres

Insouciance au vent puant et relevant la fosse, l’odeur qui en revient hisse le cœur à fleur de bouche, désole, désole, grimant ton front de benzol et d’exil.

Comme air momie, y a que ça à détruire, y a que la vie qui s’languisse, la souffrance des troupes en faillite sur la lame harponnée et les mains, rongées gant grène, comme les reins, et le son des talons assourdis, qui s’éteint, s’étreint, comme l’espoir qui s’enfuit, s’en finit …

Et la rancœur gloutonne qui s’amplifie, je ne souhaite pas t’y rencontrer, c’est un banquet fétide, les si nuances de la vie qui se tire hors temps de la mort lâche qui s’annonce, je voudrais tant espérer que tes rires éclatent en couleurs et attendre, attendre, oui que mes doigts agrippent l’aurore. C’est ainsi, au loin, c’est ainsi en moins, les cœurs envahis de détresse m’étreignent et je me noie en fin, et je perçois les froids liquides de ma dépouille putride, en effroi, et les chimères qui se régalent alors du tant de vide, en immolare, et lui, comme seul choix impie, gémit devant les vers au pied de la stèle.

Cat à Carl – Sous les chenilles, ma part d’ombre

2006

Sal(i)ves.

Carl, Carl, les vers poétiques d’Anatoly sont aussi des verres de
vodka en trop, autant de vers au cercueil et ils ne luisent pas :
ils enlisent. Et moi que je te lise ou que tes lettres de travers(e),

tes l’être en é-moi me lisent, je suis transpercée detoute part,
armure en passoire, essorer les trouées des salves,
c’est un tambour au ralenti : mon qu’heures, juste une question
d’air.
Se soûler, c’est pas la mer à boire, c’est un encrier d’écumes
salées à buvarder, à imprimer, photocopier. Se soûler en criées
pour vendre du poisson mort et quand tu te soûles et quand tu
cries : vent sur l’étalage. Je frétille encore, je tremble qu’un
proxénète m’arrache à toi. Car je n’ai que ton souvenir quand
les couteaux m’ouvrent les cuisses. J’imagine le tien qui se
glisse qui se sous vient en moi quand je prend ton mât ta quille
entre mes deux voiles d’aurore, quand mes eaux mouillent ce
corail jusqu’aux vagues qui nous frissonnent les nuques. Je
ferme toujours les yeux quand l’algue fouille mes sables. Je lis
mieux les mots braillés en aveugle qui me pénètrent en
haletant. Pénètre peine être peine naître jusqu’aux fonds
marins. J’accouche de tes encres quand tes mots m’ont salivés
de jaillissements blancs, des maux de pages vierges que tu
n’arrives pas à écrire.
Les couteaux continuent à me prendre. Une femme à la guerre,
c’est une huître qu’on suce et qu’on gobe. La guerre d’une
femme se passe allongée sur un matelas pouilleux, accroupie
sur un soldat en miettes, cravachée aux poutres de la folie, un
corps pris de mille côtés par des mitraillettes en mal de se
décharger et qui peinturlurent la nuit d’étoiles blanches déjà
mortes. Une femme à la guerre mais je ne suis pas une, je suis
la, là, lasse aussi. Pourtant à chaque langue qui perce ma
coquille, je pense à toi, à ce que ça a été, ces seules fois qui se
sont écrites sur mes parois. Ce sont des hiéroglyphes pour une
illettrée comme moi, mais j’ai leur secret au creux de mes
reins.

Im Rhein fließt ein Geheimnis. Die Nibelungen schützen den
Schatz im Nebel des Vergessens. Der Drache ist schon längst
tot. Unterirdisch lieben sich ein Fürst und eine Gräfin.*

Tu comprendras aussi bien que moi ce que la vieille tzigane
marmonnait quand elle regardait ailleurs avant qu’une nuit
ferme ses paupières et qu’elle mélangeait toutes les légendes.
Elle écrivait la nôtre, je crois.
Penses-tu que les mots et les maux soient le revers d’une même
médaille, le recto verso d’une feuille ? Et si la feuille était un
buvard ? Si tout cela n’était que veinures d’une même encre sur
la page ? Peut-être te serait-il plus facile d’écri(e)re ? Rappelletoi
comme deux étaient un, comme nos langues à corps se
nouaient dans une seule et même salive malgré les fusillades !

Sara H.

* allemand : Dans le Rhin flotte un secret. Les Nibelungen
protègent le trésor dans les brumes de l’oubli. Le dragon est
mort depuis longtemps. Sous terre, un Prince et une Comtesse
s’aiment.

Eau s(o)ur(de) ma p-eau sur(e).

Sara ? Oui c’est moi encore que en corps queue de singe ou
d’homme qu’importe, il y a une racine entre mes jambes, des
milliers de rhizomes qui me retiennent de leurs dents
carnassières qui m’accrochent et me badigeonnent de venin. Je
ne sais pas qui de toi ou de moi a l’oiseau en cage, mais à quoi
bon ces barreaux qui se resserrent et m’oppressent ? Cage dans
le ventre, là où tu as planté des restes de toi, sous la robe bleue
maculée de sang, cent taches, giclures sous la hache et tant de
raclures de vie qui s’arrache. Cage en page, le bleu ecchymose,
c’est bien ton encre et le pourpre croûteux, la marge d’un
horizon à la verticale, une veine, une ligne qu’on vide de son
sans. Oui sans parce qu’il n’y avait rien au départ, un néant, né
en (… POINTS DE SUSPENSION / PHRASE AVORTÉE …)
Juste une feuille gonflée de moustiquaires blanches, un vent
marin et des brumes d’un gris bleu, un peu triste, un peu
neutre, comme quand la mer pleure en silence sur le sable. Je
crois que tu n’as pas compris que mes ailes n’étaient ni celles
d’un oiseau, ni celles d’un phalène. Je ne suis pas fille de l’air
mais fille de l’eau.
Si je suis un ois-eau, je ne suis pas en cage mais ancrage, un
vol à t’île (vole-t-IL, ce toi des lointains ?) pris au piège des
pétroles bourbeux. Une coque de bombe m’a écorchée, égorgée
les ailes : je suis l’elle arrachée.
Mais je suis plus un poisson qui peut perdre un S à tout instant,
un poisson volant qui s’est brûlé les nageoires dans le souffle
sulfurique d’un geyser de gaz. La guerre m’a mise dans une
cage de verre : un bocal ou un ascenseur, c’est selon la
métaphore de la bouteille à la mer, ça dépend du message. Le
bocal comme un scaphandre qui prend l’eau, coule et s’écroule
dans les fonds marins. L’ascenseur comme une cube métallique
de gratte-ciel qui se gonfle d’air à tire d’ailes et ne sait plus
s’arrêter (il n’est pas poisson, je le rappelle) et qui secoue ses
plumes comme Mme Holle pour effacer ses traces. À chaque
virage ou à chaque étage, c’est selon, la vitre s’ouvre sur le
même scénari-eau : des torrents de larmes toi rend l’arme et
tcccccccchhhhhhhhhhh ça tire, ça brise et je baigne dans les
éclats, les tessons.
Entre poison bleu et poisson rouge, il n’y a pas tant de
différences, juste quelques déchirures de papier entre deux
plumes qui se froissent pour un mot. Métamorphose quand ose
la forme à l’extrême de soi. Gregor était cafard, je suis poisson
pourri, hareng saur, sardine éventrée, entrailles répugnantes,
écailles gluantes et yeux globuleux. Si tu avais vu mes cheveux
méduser le long de ma taille et mon ventre se baleiner et ma
pupille répandre des planctons… mais c’est trop tard, on m’a
résillée comme un bas de fille de tristesse (car où est la joie
dans jouissance ? Les deux premières lettres ne me suffisent
pas !), on m’a résillée dans le filet et je suis en train d’agonir
dans le bocal. J’ai ses algues qui me blessent et me coupent
quand je tourne en rond. Mais moi je me souviens de tout (j’ai
une mémoire d’éléphant de mer), le film est triste dans sa
boucle et je voudrais qu’on coupe la bobine pour un écran sans
éclaboussure.
Je rêve mais mes bulles sont ternes et s’évanouissent quand les
cordes d’Anatoly rouillent les notes de l’aube. Je rêve quand on
écrase encore dehors des corps et des carcasses de cancrelats,
les chenilles punaises nos ombres. C’est le règne des ventres
plats et pourtant à l’intérieur un orage gronde et enfle nos
chairs, Carl, oui, nos chairs d’une nuit corps en corps.
Sara H.

L’usure loin

L’usure du temps et ses laines au tendre mot oui comme à la grâce yeuse n'entrait dans la ruelle que lente et blanche comme ses yeux jamais ne s'ouvraient car il y avait avant et après des paupières peintes ou gravées, et encore à s'ouvrir jamais sur ses yeux, que des paupières qui tachaient dans mon coeur des impressions oui comme désimprimées sur mon âme des mots qui effaçaient nos mémoires. Nous savons laver par foi oui aussi parfois dans le besoin deux oublis.

 

Nos corps, nos âmes, et aussi nos peurs, rivées à l'abri des vases de la chandeleur, mais elles ont besoin de l’oubli car c'est de la soie qu'elles portent, même si aile est de plume rouge ou noire, des fois qu'elle découvre les vents de l'espoir c'est juste pour que chaque aube soit virginale, qu'elle ne soit plus que matinale, qu'elle ne soit plus entrouverte sur le jour, qu'elle devienne le chagrin de l'amour loin.

 

Juste pour que chaque matin naisse un chant, un chant loin comme la princesse qui coiffe sa longue chevelure, en lenteur, sous les yeux de la nova stella, près du mur d'Alep ou de Jérusalem, c'est ainsi, et c'est rude, oui, belle princesse, c'est aussi dans l'aveuglement que je fais l'apprentissage du tissage, c'est ainsi que je me devine plus chien qu'homme, c'est en se rêvant loin ou proche que l'on se découvre en soi,
Des siècles de baillons et des années de ballon au fers des chaînes, et des masques de fiers, des siècles des silences si lents quand on veut se dédire et qu'on ne sait qu'on ne peut pluie et parfois de l'aube à la réclusion, ou de l'an à l'éclosion, sensible mensonge comme le corps vidé… C’est notre histoire, celle des larmes c'est notre tisseur celui qui se porte en linceul, que l'on met sur le dos avant de partir en deuil, en tressant la corde des morts, et que s'envole l'enfant-fumée sous les airs doublement chantés des tambours et des sifflements de la nuit. Alors les as-tu suivies aussi ces étranges femmes sans yeux ?

 

 

Carl Jusek

 

 

 

Et sous la nouvelle étoile que fait le bruit du violon quand on s'en pince des cordes raidies sous le froid du désert ? Anatoly Tchervenko

Mot de passe

« Votre mot de passe c’est à l’envers sur le décor de l’uniforme, en fermant l’oeil gauche et en bissant le regard qu’il vous laisse ». Mon mot se passe ? À l’identique c’est vrai Anatoly que les cordes de ton violon ont aussi le droit d’avoir des mains pour elles. Tout s’allie dans un sens contre un autre, tout se salit même dans les recoins d’ombres.
« Votre mot de passe c’est à l’envers sous l’uniforme décor, en close up d’un oeil sur l’autre et en laissant l’heureux gars passer sur l’autre ». Mes mots se passent ? Ou mes mots finissent par passer ?
Les lunes ont de la chair le gras qui coule au frein des ogresses, et les animalcules espérances du zodiaque ne laissent pas les poissons hors de l’eau.

Carl tu trembles ? Laisse laisse donc ces illusions à cette étreinte ciel, je ne vois plus d’autre si elle et ses odeurs n’en sont que sauvages illusoires et dansantes non ? Carl tu trembles ? Laisse en toi s’ouvrir les cordes de mon violon à t’étrangler comme un étranger à cette heure. Violons la chair qui laisse les os en berne, qui laissent nos coeurs se faire berner. Et buvons, buvons…

Tout se lasse en nous et tout se lisse comme aussi mes mains se tissent en crissant sur la nappe, nappant les flaques de schnaps tout autour du verre. Na, pan, dangereux, laisser une arme dans les yeux d’un enfant se mêler comme un arbre à l’acier de ses bleus iris. Juste une étincelle disais-tu ? Oui comme elle éteint le ciel à l’aube et à l’horreur vers le crépuscule, et ma Sara qui est encore si loin, occupée et lasse. Lasse de moi crois-tu ? Ou lasse de la réalité qui l’empêche de revenir vers nous ? Tout se cache en nous et penses-tu pour autant que nous soyons des ivresses et des lâches ?

« Votre mot de passe c’est à l’envers sur le décor de l’uniforme, en fermant l’oeil gauche et en bissant le regard qu’il vous laisse ». Mon mot se passe ? Se repasse à l’identique et à l’infini, se pare aussi quand il doit sortir comme quand il croit entrer, ou rentrer, en dedans, poussant deux dents pour se faire place entre les mâchoires. Pour se faire cache ma bouche ingère trop d’alcool et mon ventre las se vit comme un cancrelat rampant, oui, je me répète, tout à la fois, toutefois c’est indigeste je me sens ici bel indigène et la gêne ne fait que croître dans nos yeux quand on ose ramener des lames courbes ruisselantes de sang, oui de sang, sans égard, comme sang de mort au lieu de vie ici l’Afrique comme unique armature à mes désirs restants. Et buvons, buvons…

Carl JUSEK

La mort est rose et la vie est douceâtre/ les violons sur la paume plutôt les cordes et le vin plutôt que les palmes seules/ la vie dans l’eau et le combat de trop/ un/ deux / trois/ c’est ça ferme les yeux je n’y crois pas/ non ne plus croître après tout on ne croit plus rien———Anatoly TCHERVENKO