2008-Série Blanche
Sable 1
Quelques grains
décollés
par ma main
ou mes doigts mouillés
quelques grains déposés
sur ton sein avec quelques baisers
I’m tired je baille
I’m tired je baille
et je fais bye bye
i’m tired je baille
Ton coeur au bord au bord presque à l’intérieur
mes lèvres sans effort je sais je sais baiser c’est plus fort que mes pleurs
toi dans mon coeur toujours profonde à l’antérieur
I’m tired je baille
et je fais bye bye
i’m tired je baille
Je t’ouvre mes bras je sais je sais c’est pas trop tard
toi qui rejette souvent ma main ma pauvre main qui a besoin de ta peau sans fard
toi dans mon coeur toujours profonde pourtant
I’m tired je baille
et je fais bye bye
i’m tired je baille
Mais c’est le premier jour tu sais
bientôt je te reviendrai
surveille bien ces lieux j’aurai encore des mots pour toi
mon coeur en étincelles en joyaux en grains de sable
Mais là
I’m tired je baille
et je fais bye bye
i’m tired je baille
À bientôt !
Nuit espacée
Il me faut
Tout oublier
Encore
De vos baisers Pour y voir
De beaux sourires Pour y rester
Allongé À vos côtés
Fiancés Une nuit en plus
Qui retombera
Parts-semées recomposé
Par Dame Lutin:
Il me faut
pour y rester
allongé
à vos côtés
pour y voir
de beaux sourires
fiancés
une nuit en plus
qui tombera
de vos baisers
tout oublier
encoreViviane:
Il me faut
de beaux sourires
pour y voir
une nuit en plus
pour y rester
encore
à vos côtésqui tombera
fiancés
de vos baisers ?allongé
tout oublierMarlen:
Il me faut
De vos baisers
Pour y rester
AllongéFiancés
encore
Une nuit en plusTout oublier
À vos côtésPour y voir
De beaux sourires
Qui retombent
Pascale:
Il me faut
Tout oublier
Encore
De vos baisers
Pour y voir
De beaux sourires
Pour y rester
Allongé
A vos côtés
Fiancés
Une nuit en plus
Qui retombera
D’eau espacée
Il pleut Deux lunes
des étrangères
Et Qui s’exaspèrent
Montent Montent et
À la part fin
De l’eau
Des grelots
Qui retombent
Parts-semées recomposés
Viviane:
Il pleut deux lunes qui s’exaspèrent
et montent
de l’eau
des étrangères
à la part des grelots
montent et retombent
fin
Pascale:
Il pleut fin
Deux lunes,des étrangères
montent
de l’eau et des grelots
qui s’exaspèrent, montent et à la part
qui retombentRe Viviane:
Fin
à la part il pleut
deux lunesDe l’eau des étrangères
montent et montent
des grelots
qui s’exaspèrent
et
qui retombent
Par semé
Elle choisissait
des mots et moi
Je
les caressais
Peut-être pour
le vent tel qu’il est fait
Tel qu’il
sourit
à n’être que
Elle sourira
deux plumes
deux textes et d’une
voix
parlera du silence
se délivrant de nos
regards
Elle choisissait deux
mots
et
moi
je les écrivais
en cherchant la
lune du meilleur
coté
Je lance et
voilà ce
qui
retombe
P.08
Blanche fleur

Tony Gleaton, Black Girl, White Flower, 1992
http://www.tfaoi.com/aa/2aa/2aa292.htm
Si je ne peux te dire merci
si les mots nus n’ont que du mépris
la rumeur ronge
comme ces humeurs songent
Si je ne peux te dire ici
ce que les temps jusque là m’ont noirci
comment redire aussi le coeur le coeur qui refleurit
l’humeur rouge
comme cette rumeur qui abrite mon songe
D’amour
oui d’amour qui casse la rime
Ou la retient
quand elle revient
la rassemble
dans des parures comme des ensembles
Quelques baisers
tracent ici évadés
de notre nuée
P.08
En descendant de la montagne
Là ou s’inonde comme un chemin si je marche encore pourrais je te retoucher et mieux t’embraser que la guerre
On s’essaie et cela laisse plus de marques que nos sourires
Combien de temps combien
Où l’ai je mérité ce silence outragé et vos paroles martelées
Là où j’inonde par mes pas des ruisseaux presque las
Des étoiles
Si je te laisse pour m’enfuir mes os se lasseront de moi je le sais comme là je saigne
De mes pensées et si je trouve
Dans ce cercle un autre de tes baisers c’est que le tourbillon a fermé toutes mes paupières que sous le limon se dessine ce qui se destine comme des ages des soupirs ou des surprises
Je rêve de m’enfuir de ces histoires permanentes où je me traine loin de toi
Mon amour enlassé s’en reviendra de ses chimères embrasser la laine de mes pauvres lèvres.
P.08
Contre pointe
toile du si grand Lutin qu’on y lutine
Contre point
contrepointe
et deux trois pas
là
deux passages encore
de
pas sages plus
sous la pluie
juste quelques doigts tapés sur le sable
à se dessiner
se destine-t-on
one in my heart
là oui se dit il se dit elle
et encore un au milieu
car s’il ciel se bouge
tout entrouvé de rouge
du nid du silence du nu d’espérance
d’une main tremblée d’une autre couchée
de l’uni des couleurs
vers l’union des paleurs
tout uni qui se sait part
se revient se retient se remue se revue
au lieu de se voir au lieu de décevoir
tout se mêle s’assemble dans un noeud de baisers
dans un noeud comme nos coeurs nos corps nos vies
P
Minuit je sais
Minuit je sais
tout à l’heure tu t’en vas, tu pars et c’est maintenant
ici ou
sans jugement sans peur sans larme sans souffrance sans douleur
sans revenir sans recouvrir
si tu vois que c’est mon coeur sur ce doigt ne reste pas
il est d’autres endroits que le vent que la neige que la montagne que le ciel que le soleil que les fleurs que le voyage lui même
Minuit je sais tout à l’heure tu t’en vas tu pars et maintenant que dois je regarder en mon coeur si le silence y est comblé par le souvenir de tes baisers si le manque fut remplit depuis tant de mois et de nous
Et puis dis-moi si le soleil là bas si le sommeil là va ? utopia s’il est un coeur à l’intérieur à l’entrée je me ferai rieur s’il est mon coeur mon sang mon habitat
pourtant je sais minuit tout à l’heure tu vas partir et je ne vais plus que rêver oui je sais que je ne sais plus que je fugue dans un temps d’ignorance sauf dans les lieux de l’amour où tout unit rassemble ce qui était pars revient toujours au coeur là où tout se passe même si je coeur je le partage avec vous avec eux avec nous s’il ressemble à tous s’il est dit s’il est vécu si pour certains il est Dieu et fait cohésion de la création par un seul voeu d’amour renouvelé.
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