La vie en gris

La vie

en gris

sur les mots

des envies

trop

s’oublie

La nuit

en gris

sous la pluie

tout luit

Parce qu’on connait pas la taille

on jaillit dans le jour par le petit trou de la futaille

mais nos mains resterons sales

et parfois oui parfois même on se fera du mal

La vie

en gris

sous les mots

trop

de soucis

La nuit

en gris

sous la pluie…

Quelques fleurs ?

Tu sais ? J’ai cru voir l’amer

Rain
Creative Commons License photo credit: Mongolita

C’est une fleur qui se fane tout doucement mais

bling gling

la télé n’en parlera jamais

tes yeux et mon coeur pourtant pourtant

mais ne pense pas trop non

au sexe qui s’insère

ou sincère se mêle

au même s’emmêle

C’est un oiseau presque enfermé

j’ai songé même doucement le libérer

dans l’espace

mais menace

un regard un éclat de rire voilà

qu’ça me flingue d’ichor en mots las

Tu sais je doute demain

on n’y verra plus rien

une éclipse une cométaire ?

on n’ose plus non jouer avec la pesanteur on y atteint trop la lumière

Je crois plus au rien

pas plus qu’au bien

tu le sens bien si bien

on vit séparément

on lit chacun dans le sien

une chouette histoire mais qui ment

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Creative Commons License photo credit: Marmotte73

C’est une fleur qui se fane tout rarement mai

n’est plus juin juillet aout tout enflait

c’est la fin de l’été

et la venue du soir par les nuages de Léthé

La pluie descend comme toi

au parking

à tes pieds des chaussures chics

la pluie descend pas comme moi

je remonte du parking

atterrissage désespéré des yeux dans des yeux

que des mecs qui se voient tellement vieux vieux

et moi je remonte la rue Royale King

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Creative Commons License photo credit: Peter Guthrie

Tu sais j’en doute demain

de rien de rien

on s’éclipse sur la cométaire ?

on ose on ose jouer avec cet air ?

Même si t’es en panne

j’en ai assez de cette fleur qui se fane

On est libre de se lire

de s’enfermer pour ne plus jamais le dire

sur les chansons de Mademoiselle K, smoking, maman xy et quelques autres

« c’est la marche des esclaves tard dans la nuit… »

Qui sait encore

Si je te disais que mes paumes parlaient

que mon coeur tremblait

toi tu dirais que mon rêve s’éteint

et que mon coeur lui, va très bien

Parfois Yves c’est de la fenêtre dont je rêve

même si elle se situe loin de toi plus près d’un orage ossiate sous la Néve

je parle d’un amour que j’ai troublé autrefois

un psaume qui se vêt de confiance aux mains de tendresse pour loi

-Il t’a marqué ce texte P., ce Leloup laisse plus que des traces dans tes pas, il a sacrément changé l’aube, la lumière que tu sembles voir au quotidien

-Oui, Yves, elle me ferait danser si elle le voulait comme Carmen, mais elle me fait bruler, l’amour  comme  tisonnier est une drôle de chose, l’amour va-t-il avec la confiance pour toi ?

-J’aurai tendance à dire oui, mais tu vas me trouver encore une exception, je te connais…

-L’exception qui confirme la règle, l’inscription qui flingue le valet comme un larbin, l’examen tentateur, même si ce n’es pas clair, tu vois, oui tu vois toi Yves, la mort c’est un instrument de musique qui finit son concerto, et je l’entends souvent, la mort physique, la mort d’un coté de moi, la mort d’un pan de ma vie, la mort quoi, celle qui tue, qui terrasse, qui termine et pour lequel l’après n’est jamais plus semblable. La mort mon ami, ça va avec l’amour mais ça va encore plus vite avec le manque de confiance…

« Seule la nuit ne peut pas te lacher » Dominique A

 

-Regarde ma main Yves ! regarde ma paume, regarde ce trouble brouillard et attend qu’elle apparaisse

Dans cette lune, derrière ce pas, Eli se dévoile, presque douce en sourire dans ce miroir de paume, elle saisit un mot au loin, après tout oui elle est loin, elle avance, éclate de rire, c’est la beauté du mot que l’on pose, l’attachement est là, ensuite je croise son regard et tout disparait à nouveau dans une brume étrangère.

 

-Je ne peux t’aider P. comment fais tu déjà ça ?

 

-Elle est tout en moi, pourquoi crois tu que ça brule autant, elle est tout en moi, et moi je pars, je dépars en fumée pour la laisser venir, tu as vu, tu l’as vue ?

 

-Oui, heureuse mais loin, et toi tu n’y était pas…

 

-Peut-être, l’attache est solide, longue mais solide, et tu sais, je sens que ça brule chez elle aussi, ne pas apparaitre à travers elle, non, ne pas lui faire ça, de ma tête, de mon corps sali, de mes aubaines perdues, rien de ça ne doit la toucher, la traverser, encore moins mes douleurs…

Réponse à Sarah/Leloup

Article ancien qui porte encore tout ce que mon coeur peut porter, et souhaiter à toutes et à tous pour cette fin d’année. Je me mets au repos, le temps d’évacuer le dégout.

En tout état de chose, merci à Jean-Yves Leloup, et à ses livres, dont particulièrement celui ci « La Femme innombrable » qui dans mon attachement au personnage et au coeur féminin paradoxalement me permet de me poser beaucoup de questions et d’en trouver de bien belles.



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J’étais debout, j’errais seul avec ma peine, mes questions, dans ce grand salon. Yves était assis sur le fauteuil, un verre de vin à la main, me regardant tourner, avec à peine un sourire.

-Tu penses encore à ce texte de Leloup ? me demanda-t-il ?

J’errais seul, relevant la tête à peine, oui ses mots me touchaient tant et tant.

« C’est avec des cris que les hommes commandent aux vaches et aux chevaux, c’est avec des caresses que les femmes commandent aux hommes, mais avant les caresses il y a l’huile et les parfums « 

-C’est avec des cris que nous, les hommes, pleurons dans nos cœurs, car je ne frappe plus autre que moi, je ne viole que ma parole, parfois, mais c’est dans des moments où elle n’a plus de valeur, dans ces moments où je ne suis plus que l’animal, cette vache, ce cheval que personne ne commande, et la nuit je hais les oiseaux, qui frappent à la vitre, qui demandent le secret de mon cœur, qui demandent ce que je veux, le temps, l’usure loin.

« il nous faut donner de l’âme à leurs sens, de l’esprit à leur corps, sinon leur vie sera celle des brutes qui cherchent à dominer, se jalousent et se déchirent. « 

-Je n’ai plus d’âme, je n’ai qu’un cœur multiplié, multi-plié, oui, un cauchemar pour syndicaliste nippon, un origami de soucis calés entre des plis de joie, des pliures qui valent bien des soudures, qui valent bien la cage où je suis enfermé. Alors oui du sens, de l’esprit à mon corps abandonnant oui, de l’esprit à ce corps qui refuse, qui nie, qui ne m’aime pas/plus, qui ne me laissera même pas me conduire vers toi, qui ne me permettra au mieux qu’une avalanche à tes pieds/mont.

-Tu le crois, toi, que je suis une brute, une brute tellement immonde qu’elle ne trouve que son corps à déchirer ? dis-je rageusement

-Ah mon pauvre, si tu étais cette bête immonde ce n’est pas contre toi que tu retournerais les coups… Parle moi plutôt de la suite du texte, parle moi de l’amour, parle moi des cieux dans les yeux, des mystères derrière chaque cœur à corps, cela c’est vraiment la question que tu dois te poser ,et le domaine où tu excelles, le sens/sentiment/mot sur/ex/posé, dit-il regardant le fond de son verre.

J’avançais tout contre la porte fenêtre, collé oui, collé contre l’intérieur, et tout contre l’extérieur nuit, aux lumières attentives, reprendre les mots, oui, les caler en moi, les remonter pour toi, celle qui n’abandonne pas, à moins que la croix, à moins que la croix, je la vois…Mais je préfère encore plus ta douceur et tes lèvres, ainsi donc…

-ça commencerait par il était une fois, ça commence toujours par il était une fois quand tu racontes, une fois unique, une rencontre, une pause entre deux mondes, un temps ignoré du reste du monde, non ce n’est pas ça, pardon, cette pause entre deux mondes, c’est un spectacle magique que l’univers entier regarde retenant l’instant dans chacun de ses atomes, de ses grains de lumière. C’est comme ça des yeux dans ces yeux, mes yeux dans les siens, les siens retrouvant les miens, plus qu’un moment, plus qu’une rencontre, plus que nous deux, plus que et pourtant pas plus.

L’Espace qui Lie en action, l’amour de l’univers, la dynamique des ombres et des lumières, le chant des tigres, des aigles, des orques et des dragons.

Tu dois juste poser le regard, passer à coté, comme un pas de danse, un tango, tout s’illumine dans l’absence de contact physique, tout prend de la force, c’est un chant qui prend son souffle avant l’aria. Ou comme un flamenco d’Antonio Gades, tu vois dans le Carmen de Saura, tout s’enroule, s’engouffre entre deux, avant, oui avant tout, il y a Le Déjà. Le Déjà là qui est tempête, qui est feu, qui est le pas de coté, toi qui danses, tu vois ce que je veux dire, le pas de coté qui anticipe oui mais pas seulement, qui comprends, qui accompagne, qui désire, le pas de coté et mon coeur, le pas de coté et ton coeur, le pas de coté et peut être nous, un nous antique et dual, profond et léger, un pas de coté… mais ne laissant rien de coté, pas de coté pour toi, pas de coté pour moi…

« Tu dois envelopper l’homme de l’odeur de ton propre corps, qu’il te respire avant de te toucher, comme un vent tiède chargé de garrigues, sois comme une colline qui s’approche, comme un été … Qu’il ait le pressentiment de ton immensité; ce qu’il pourra connaitre de toi sera si peu de toi et pourtant il y trouvera une terre ferme entourée d’abîmes. « 

Te respirer comme respirer la vie, ton parfum de douceur, l’odeur de ton propre corps oui comme un vent venant de la mer, comme un chant sorcier cheminant sur l’onde. Te voir immense, te voir grande, et te connaitre si peu, poudrer tes yeux de mes doigts, atteindre ainsi les océans, approcher ma main de tes cheveux pour rechercher ce parfum de sel et d’iode, tu n’es pas une île, non, tu es un récif, tu vois, il y a l’océan immense et furieux, et calme aussi, et une révélation apparait, le récif corallien, de toutes les couleurs, peuplé d’une infinité, il est la mère dans la mer, et pourtant je sais oui, et j »hésite, il y a des abîmes à refleurir en toi, et je ne m’en veux jamais autant de vivre que quand je vois que je te fais pleurer…Je ne mérite pas tes larmes, j’ai juste le gout de ton amour en moi, ce gout vivifiant qui me porte vers l’avant.

« N’entre pas dans son corps comme dans un moulin lourd de mémoires ou d’autres farines, entres-y comme dans un temple, avec ses différents seuils, ses différentes portes, ses chambres secrètes, ses autels sacrés. « 

-Moulin lourd de mémoires…voilà qui me frappe, qui suis je ici, qui vais je laisser passer pour poser le doigt là où ça fait mal, ou la main, ou la jambe, ou les deux, il n’y a que le choix de l’embarras, et le moulin lourd de mémoires, tu vois, tu entres en moi, tu es en moi, et je ne sais pas si ces mémoires te paraissent autres que je/moi, tu es la première à voir lui, l’être qui brille au fond du couloir, derrière la porte du moulin, et c’est ça je pense la force de l’amour, ne pas s’effarer de l’autre, mais l’aimer lui, le brillant au loin que l’on veut tant approcher, connaitre.

« Chaque être humain a plusieurs corps mais la plupart du temps nous ne fréquentons que les plus épais, nous ignorons l’étreinte de nos corps subtils, de nos corps de diamant…Tandis que tes doigts éveillent des zones plus sensibles, n’oublie pas de chanter ou plutôt de murmurer, chaque organe répond à un chant, à un son. « 

Mon corps est épais comme un diamant raté, noirci par les peines et les douleurs, J’ai de ton amour tant besoin comme horizon subtil, tu es une porte, une porte lumière, la lumière de ton amour comme un étendard forçant les différentes d’étreintes, de teintes, de misères au pied du nid de mystère, causons dans tes murmures, causons lorsque j’approche mes lèvres de ton cou, tu me caches ta bouche, tu ne m’ouvres pas la porte, et tes doigts saluent quand je poses ces baisers dans ton cou, un silence de tes doigts, un mot de cette bouche qui se referme, et tes yeux se refermant, loin est le tout de nos caresses, loin est le sommet de nos entailles, loin est l’aube jamais vécue, ce sommeil jamais partagé car tu le sais chacun dors seul, chacun s’endort et parfois ne s’éveille même pas au rêve, à quel accord ce diamant pulsera-t-il, dans nos horizons si subits, que la montagne s’approche de la mer, que le vent ne connaisse guère de frontière, mais un coeur un coeur et encore un coeur cela fera toujours un coeur seul ou unifié, unifié et seul, dans la proximité le cadre l’endroit le tapissage, sans la dangerosité comme l’épars de ce pas de coté, comme l’éparpillement des mots dans une buée faite de face à face, les yeux pénétrants dans le fond du couloir, les yeux ouvrants toutes les portes, les yeux se révélant comme des miroirs où à la parfin se revoileront les mouroirs, ces mouchoirs noirs que l’on pose sur les miroirs dans l’ombre de la mort du soir pour pas qu’elle emporte tout.

« Le corps est une partition à déchiffrer, une musique à entendre et tu l’entends si tu l’appelles, chaque partie du corps à une intelligence et un nom propres qu’il faut harmoniser avec le tout : n’oublie pas les océans qui t’entourent, les étoiles qui te regardent, les animaux qui t’adorent. Ce ne sont pas seulement un homme et une femme qui vont se rencontrer, mais deux univers. »

Déchiffrer, déchirer, sur quelle onde le murmure, sur quel onde le temps nous assure-t-il le droit de continuer, chacun chacune, posons l’aube contre le soir, en espérant un peu d’espoir, guère original mais toujours pourtant ramenant à l’origine, c’est dans le début que nait la fin, et la faim aussi d’ailleurs, dans chaque âme de mémoire j’y vois un choeur qui chante, étonnant non, cette similitude chorale, imitant la pose des multiples uns pour poser le chant, ces nombres premiers qui ont tous chacun une identité propre, se décalant, s’incrémentant, pas dans le temps, pas dans la vie, mais dans le vouloir connaitre, dans l’accomplissement de la note, concertino assourdi ou se mêlant au sang, et tout retient, revient sans écarter les fausses notes dans un chant universel, où toute vie se voit, se dévoile.

Lotus

Tu vois cette fleur, tu la vois, tu aimes cette proximité, tu pulses avec cette vie intensément proche, pour moi vois-tu ce n’est pas seulement une fleur, c’est une femme, c’est La Femme, celle que dévoile l’instant de vie quant tu approches, c’est au coeur, tout au coeur de l’Espace Qui Lie.

Mais comprends-tu cette femme que je vois je ne pourrai jamais la prendre en photo, le monde ne le permet pas, ce monde où tout se cache sous le voile, sous plusieurs couches de tulles même, tout s’enveloppe tellement que l’on croit seulement voir. Ces perles d’eau ce sont peut-être des larmes, de la sueur, de ces perles d’après l’amour qui voile ta peau d’une lumière nacrée. L’amour c’est aussi cette fleur, l’amour et Toi, et je ne pourrai jamais vous prendre en photo comme ça. Je rêve encore sais-tu, j’espère au dehors de la nuit, j’espère en un monde où mon oeil et ma main se rejoindront, où je pourrai prendre cette photo d’une femme, d’un amour, d’une fleur, allons jusqu’au néologisme agglutiné, une femme-fleur-amour, une flammour, là où finalement se fixe le feu, l’âme, et l’amour. Alors trouver le chemin de ce monde ce sera peut-être trouver la liberté avec toi, trouver un monde aimant avec toi, un monde d’étants où tu seras, mais là tout se mélange dans mon coeur, tout se mélange et tout se ressemble, et tout te ressemble, ou tout se rassemble et moi…

Faut-il aller plus loin ? oui

Mais quand j’aurai trouvé le monde où prendre cette photo pourrai-je encore le dire ici ?

Antonio Gades. Flamenco Carmen

L’intensité, être c’est l’intense, la tension dans le geste, dans le pas, dans le regard, l’intention dans l’attention, l’écoute en soi, le regard intentionnel, le geste se posant là dans le mouvement de l’infini

et l’amour, l’Espace qui Lie, le moteur unique de nos moments.

Il y a des douleurs, des colères, des incertitudes, des regrets, des erreurs, des volte-faces, mais l’amour réside dans l’intense de l’être, et flamboie. L’on dit parfois, l’étincelle de vie, oui, on le dit, mais la flamme de vie, l’incendie de vie, le soleil de vie, oui lui, réside en toi, dans l’intense de l’Espace qui Lie, dans l’intense de toutes lumières aux moeurs d’ombre comme d’âmes.

Light in night

Bildsym

D’autres lunes d’autres histoires
D’autres brumes d’autres espoirs
D’autres nuits pour se dire au revoir

De vilains temps pour un vilain temple mon corps
De mauvais coups de mains pour de meilleurs coups pour mes pieds

D’autres lunes pour d’autres brumes d’autres nuits sans infortune

D’une ombre la lumière
_______________________Le frein aux perles du chagrin
L’enfermement rage comme ce bel oiseau

__________Ma cage encagée
comme une aube plein cadre dans ma fenêtre aux volets bleutés
Comme un ciel peint et plaint
Digne d’un rite d’ouverture aux doigts de peinture tachés
Je boite je pleure je rampe je m’enfonce si c’est de l’eau là

Ma tendre Lola si c’est de l’eau là
c’est qu’ici je me ‘noya’

Eh, ce sourire éventré ce soupir inventorié
au coté du mien au près du sien au loin au loin éventé

D’autres lunes d’autres histoires
D’autres brumes d’autres espoirs
D’autres nuits pour se chanter nos mésespoirs.

huit cent quarante sept

Je me sentais nu je me sentais peau
courant sur le sable je m’adossai enfin
et les yeux fermés les deux mains posés sur une étagère
je me retrouvais seul

Je me sentais nu je me sentais peau
je cherchais vos coeurs à afficher comme des étoiles
et vous êtes venus sortant du fond de la rue
une deux trois quatre voilà le compte y est

Pourtant d’autres lueurs posaient leurs doigts sur ma toile
d’autres coeurs naissaient des bleus des rouges des orangés

L’espace Qui Lie s’était glissé derrière mes paupières
et je suçais ainsi la lumière de toute l’humanité
doux bonbon aux humeurs parfois acides

Je me sentais nu je me sentais peau
je savais que mon sang courait avec moi
et que toi l’ancien _ nu sur la croix _ aux audaces tu saignais

Oyez les ouragans oyez les fleurs sauvages
Je ne cours plus je rampe ainsi après la chute j’avance toujours
Oyez les matins bleus oyez les montagnes nuageuses
Je ne pleure plus je suinte
Masquant ainsi les larmes derrière oui derrière

Je rampe jusqu’à vous qui êtes au loin posant mes lèvres au bout
d’une rune déchaussée
Je rampe enfin debout pour atteindre vos mains les saisir de mes mots
de mon coeur de ma passion
Je rampe et me roule derrière vos pupilles habiter votre regard la nuit
comme un voeu songe

Oui un veut songe qui porte en attirail des espoirs sur la voix
des idées qui parlent bas mais
des idées qui parlent de toi

Comme donner un sens à la lumière qu’elle chasse l’ombre comme moi
comme passer la main avec fierté sur la nuit et l’encourager

« Allez, Allez, on se lève…l’espoir te rend marteau. »