2007-Série Noire
Destin est-il Skuld ?

Tu parles de départ comme si tu étais le javelot à la pointe d’or qu’un ange mauvais voulait lancer loin de moi tu pares le départ après le sourire pour adoucir pour repousser mes craintes et les tiennes tu arrives là et tu parles de départ je n’ose pleurer le moment ou tu pleureras d’arrivée perdue dans ton départ je n’ose déjà pleurer moi encore que partir c’est mourir un peu combien de kilomètres pour disparaitre à tout plein ? Série noire pour une ile noire mon coeur qui se consume ou redevient cendres oui je l’avais noté dans cet arbre sur une feuille passante vers la branche du sud dans mon grand hêtre ou mon haut frêne, Yggdrasil axe vertical du monde quand le mien vacille au propre
Vers quoi, vers où, vais je tomber de l’amour vers l’abandon de l’abondance des mots vers la sècheresse de la vie vers la mort vous qui entrez ici laissez toute espérance dans la nuit qu’elle n’occupe pas tout devient rance
Comme le dit le Voluspa :
D’ici vinrent les filles
Savantes en toutes choses,
Trois, venant de la mer,
qui s’étend sous l’arbre;
L’une est appelée Urd,
Verdandi l’autre
- elles gravaient des bâtonnets -
La troisième est Skuld:
Elles ont fait les lois
Elles ont fixé les vies
Des fils des hommes
Quelle est la couleur de mon fil Urd ? Aurai-je le droit de mourir debout et droit où tomberai je comme Yggdrasil
Quelle est la douleur de mon fil Verdanti, arrives tu à tisser mes larmes ou font elles riper le tissage des destins, la grande toile fait elle se croiser quelques fils avec moi, de la couleur ? Du blanc ? Du noir ? Des bulles bleues des nuées de savoir ?
Skuld toi qui porte le devenir de tous, promets moi de le couper celui qui est mien quand la douleur sera trop forte, promets moi de regarder aussi avec un sourire les quelques moments d’avant, j’essaierai de rire, de faire rire, d’aimer passionnément jusqu’à la fin.
l’humain ne vit pas plus d’une fin de jour
après le verdict des Nornes.
Et un extrait du Kanteletar parole de fertilité qui est contrepoint par là on passe de la Série Noire à la Série Blanche
Elle arracha un bâton de la lande,
Une branche de pin tordue de la colline,
Et abaissa le fruit avec ce bâton;
Le fruit toucha terre.
La plante s’éleva alors de la terre
Vers ses chevilles
Et de ses chevilles
Vers ses genoux purs
Et de ses genoux purs
Vers les brillants ourlets de ses jupes,
S’éleva de là vers la boucle de sa ceinture
De sa ceinture vers ses seins,
De ses seins vers son menton,
De son menton vers ses lèvres;
Sur ses lèvres, elle s’arrêta
Puis vrilla dans sa bouche,
Oscilla sur sa langue
De sa langue au fond de sa gorge,
Enfin le fruit tomba dans son ventre.
De la fin nait tout un commencement.
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Si
Si c’était un oiseau
Elle serait un passereau passeur de vue de vie passant de fleur en fleur cousin papillonesque d’un noir naissant
Si c’était un coeur
Il ne pleuvrait pas à l’intérieur tout brillerait avant les larmes à naître
Si c’était une chanson douce
Comme celle que ne me chantait pas ma maman
En suçant son pouce
Me serrant contre elle en m’endormant
Una cancion triste de celle que la peur ne peut vaincre mais de toute faille à quand même vaciller tester les noires heures d’absence et les éprouver au jugement de la meute aux aguets l’armée n’a jamais soigné les amants et si elle a peur de la foule se refuse à la rencontre se conforte dans le mensonge c’est parce qu’elle n’a pas de coeur la démone si elle n’a pas de coeur c’est qu’elle en a deux trois quatre ou dix chacun pouvant doter les miens démons d’un peu de tendresse.
Maigre est la Noire Série quand la mort ne peut plus trop y entrer que lui reste-t-il à dévorer ?
De même sans image en exprès
tout ce qui livre le mot d’hiver en monticule
toi qui t’es avancée
tant que tu recules
hypothèse déclarée posée en quelques mots à distance
est ce toi distante ?
Tout ce qui se pose loin de nos regards pauvreté des maux qui se tissent malgré et tout contre eux
ou tant contre deux, tant conte d’eux, d’eux de nous de toi qui te voit là près de moi mais un soir
en quelques mots
et tu t’enfuis et après qu’est ce qu’il s’ensuit il est moi sans suivre pour ne pas trop se perdre
au près au plus près
Tu masques de la pointe du regard plus que de celles de tes seins
le téton est sur mais la chair n’orne pas elle décore décolore habille léger
on n’espère pas on chuchote on met tous les mots en bouche on les entend retomber
les lèvres sont pulpeuses elles doutent encore de quelques baisers elles redoutent
encore quelques instants et peut être…
Recule, recule
le miroir loin ou près de toi tout nous rapproche
recule, recule
que je te vois dans le noir
recule encore puisque tu disparais autant dans la nuit
c’est une putain de série noire et la mort est son palais
on s’endort on s’entoure on s’écarte de nos jours on fait des listes
on fantasme on pose la série
le je poète s’épuise pourtant il renait il revient et c’est un peu grâce
oui
à la série noire même si la nuit la fait mourir et que tout ne soit qu’une parure temporaire pour l’espoir
et que sans image pour poser devant mes pauvres mots je ne peux que fermer les yeux
et attendre que tu me l’envoies…
à la suite…
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Déception ou esprit nuisible

Légende du matin
quand tu pleures tu n’as plus peur
de rien
les mots qui viennent avant les gestes
et le néant
le courage qui manque quand tu es en public
toucher une épaule en passant
Légende d’esprit
qui crie bruit et fureur quand dans ta tête comme dans ton coeur
ça tonne et que ça fait si mal
Alors tu cries quand on te crie
c’est humain encore non ?
de rever, d’espérer, d’avoir un peu de vie en brut
avant de crever et de se retrouver dans la boite
Série noire
oui c’est toi aussi la dame qui vient à la fin
emporte
l’esprit pour ce qu’il me sert
oui il me serre tant que j’ai peur tout le temps
de mettre les mains avant les mots les lèvres avant dépôt
se conduire dans le mur sauf qu’on y est déjà encastré
qu’on peut plus ouvrir les yeux les paupières alourdies de pierre
on tâte on tâte et on se meurt
dans les démos ou les maux d’un pauvre roman
sauf que des mots moi je ne fais que poésie alors personne j’espère pour tuer
on se tâte sans y toucher
la vie c’est une plume cadeau qui s’envole avant de vous caresser de faire quelques ailes pour partir
quelques ronds sur la peau et emporter le rire
Et qu’on me parle pas d’oiseau lyre
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Si, rit noir
Te voilà ici qui t’accroches
dans le vent le temps le jour presque le milieu du matin et qu’en suite oui
sur le sol tu déposes là quelques pas ajourant le profil d’une nuit qui revient
dans le creux de ta main quand tu l’ouvres pour que je la baise
que je la creuse de ma langue dévalant “l’avalée” de tes lèvres qui s’entrouvrent
qui se retiennent comme elles se rejoignent pour que par la fin se retrouve
l’ivresse affrontant les lendemains du vide les nuits de rêves précédents les pales instants de tristesse
tu le sais loin tout cela est
quand dans ma main je ne sens plus rien
que ma bouche devient sèche
C’est alors à ce moment las que si j’étais le crétin classique série noire
je me flinguerai ivre vide d’être trop plein ivre d’être trop plaint se préférant vide qu’être plainte
sur un mur sur un guichet sur un chemin de ronde qu’on me plaque fusil à la main enfoncé dans le dos
dans une série noire si on a droit à de l’amour on en connait la fin des flots de sang après des futs de sens pesants
la philosophie du chaos car on avance on avance sans réaliser de peur de tomber si on stoppe
la vérité c’est que rien n’est vain quand tu ouvres la bonne bouteille
et que sentir le parfum de tes alcools me donne seulement envie de boire
qu’il sera temps de se mesurer après ainsi que la gueule de bois c’est vrai
trop boire nuit à la santé
s’accoupler la nuit pourtant la santé courir là le matin au sol
retrouver mon abyssine chatte.
Les mots qui se couvrent d’eux même qui reviennent sur eux même
si on se prend au jeu du massacre
détruire dit-elle c’est le grand carnaval universel
la panique antique qui regarde les gens courir dans la folie
se coller les uns contre les autres pour se retrouver il faut se perdre en l’autre
plonger sa langue dans une bouche amie
sentir l’humide qui demande à sortir
éteindre le sec et le feu pour le moins avec des baisers…
Tout est à faire de chair et de sang quand on se veut à coeur
et de cuisson.
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Ex3eme/ De loin très recommandé
si le coeur nu
berce encore l’enfant
le métal même noirci par les cendres
remplace bien ta peau si belle de beauté nocturne
au lieu du lait de tes seins de bakélite
les boutons charnus récompensent ici le tendre
une autre fois ce sera ma langue
quand de cette armure ton coeur se sera dépourvu
et là si je t’adore
c’est parce que d’or je veux ta peau recouvrir
pour apaiser mon regard
Beauté du Nil de si basse Nubie
promenée jusqu’aux lointaines iles
par des si amers chemins
je n’y suis pour rien
et tu sais que je le hante ce temps de justice
autant que celui des sens
et que d’envie me prélassant parmi les nuées
je t’attends pour prendre d’assaut tes lèvres.
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Ex3me Dimension/ De comment s’affranchir
Le regard nu
solidement perlé
toutes les nuits sur la peau
parmi les traces quelques grains
de sable ou d’or
oui dort pendant que je te caresse
Le regard lu
parfaitement reposée
toute la journée t’enroulant autour de moi
liane d’acier à la charbonneuse douceur
m’offrant d’autres encore pensées
quelques peines et pleins de lueurs…
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ps/ ce n’est qu’un essai de reprise, ne vous étonnez pas du style, et du fait qu’il peut ne pas rester longtemps en ligne.
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