2007-Série Noire
Ici ou là…
J’aime le bruit de l’amour
j’aime le gout de l’amour
j’aime tes rires tambours
ces sourires des heureux jours
mais que je pleure dans le silence de l’amour
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Je le savais
Je le savais une nuit d’avril plongé sans larme dans un cuir satiné regardant sans ruine ma mémoire sur écran s’envoler vers la grande muraille s’entonner d’un vent perlé de nuages
Je le savais peu
C’est loin les larmes quand on cherche l’abri des charmes
Loin de tout coeur au fond calé du silence
Et d’une perle nue le battement du rêve
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Nue branche
Nuit blanche où sur la branche ou sur l’aube passée quand papier se meut dans l’ombre comme un ciseau sur le sel marquant d’un cri le talent d’or ou d’argent qui se pose en parole
Nuit branche au panier de papier si je me plie à toi mon désir mon amour mon souvenir
Effacé ?
Et Satan prenant le rire entre les espaces où tout se nid sur l’arbre sur les noeuds du délire
Ô que cri !
Sur la plage elle entonne à partir
Sur chaque grain de sable mica noir se cachant mal car il brille oui tant à y faire ô lieu de ce temps qui ne l’efface pas non le pousse et le polit comme la feuille se tisse hors de l’arbre et sur le bord de l’hêtre
Nue branche, nue blanche, nue noire quel est donc le fin mot du festin le vain mot du vilain qui se mure
Et c’est lâche et c’est l’age et c’est l’amour déraison au fond des intimes qui remet tout en ordre non différent mais déférent ôtant avec pudeur et respect les clous qui ont figé là toute possibilité d’ode mouvante
Mais alors oui quel attrait restait-il à la vie ? Avant…
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Combien…des mots
Combien de coeurs pour quelle cause combien se lèveront avant qu’il cause ou après qu’il ait tué qu’il soit hué qu’il soit hurlé parmi les mots
Combien tu parles le matin quand je prends mes mains dans les yeux combien de fois je prends avec mes poings qui donnent plus d’épaisseur à mes mots
Combien de coeurs parmi le mien pour s’enterrer dans le jardin des ombres et qui pourra enfin me dire combien de temps met un baiser pour mourir ou pour pourrir encore des mots
Avant que j’en redemande dit-il avant que je me rassemble dit-elle mais où se creuse le mensonge dans ces mots
Le miroir est fidèle dit-il ta vision infidèle dit-elle dit-elle encore oui que des mots
Avant qu’elle s’avance dit-il fourmillements de citrons sur ses dentelles dit-elle mais où se pose la distance entre ces mots
J’ai vu des sources des lionnes des maisons où se posent le fantasme de nos coeurs dit-il mais dans quelle avenue passerai-je le feu ensuite dit-elle mais pourquoi trop dire ce ne sont que des mots ces mots
Y a-t-il d’autres vents que l’amour pour y fournir la petite tempête des corps la petite tornade des coeurs ou le grand cyclone des duos mais ce ne sont encore que des mots
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Plus
Lutin
J’veux plus parler
j’veux dormir
j’veux plus rêver
je veux fuir
ne plus rien dire
juste partir
en fumée
J’veux plus rester
j’veux plus songer
j’veux plus vomir
ni même en rire
car c’est le pire
cette fin d’empire
la ruée
sur l’air d’affaire classée de Daho
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Je suis né là

Je suis né comme si j’étais un autre comme ma vie s’efface après l’autre je ne suis qu’un ange à moitié habillé je pleure sur les plumes que j’ai perdu et si j’aime j’aime tant
Je suis allongé sur un sol carrelé sur la neige une autre fois et là-bas aussi je pleure je suis né et sur l’aube je ne vois qu’une chose tu n’es pas là
lalalala la la lala lalala lala la là
Je chante dans les éclairs et la nuit avant que l’heure apporte la pluie que les nuages lentement se posent à mes pieds et commencent à me conseiller monte pas sur moi je supporte pas l’humidité de tes mots
Regarde l’or il fait face et comme d’habitude il brille même s’il est un peu plus terne que moi je pleure et je cajole tes mains avant l’aurore que je demeure couché à tes pieds mon image à la tête percée et loin je vogue
Moi le petit homme de boue
Qui se ventre isolé se maudit parfum de l’eau qui boût ou là encore trainant la bouteille derrière sa tête crie à tue tête ” où se cache le nid ! go sur les escabèches, les roturières, les hauturières, les salmigondis, les marchandes de peau, les rivages cloutés, les hypocrites aux seins sourds recouvert de lin lourd, on ne mélange pas on ne regrette rien, non rien de rien, la vie qui veut ça, ce regard, la femme qui s’envole, le petit oiseau le paradis, l’épaule-tatoo, la lune dans le caniveau, le cri qui parle encore plus haut, le soulagement du fléau, le baiser avant le tombeau, tombe, tombe, tombe encore tombe ô tombe !”
Mon arbre se lève tel un inconnu se rue vers un univers ainsi nu se course seul ensuite le chapeau bas sur le ventre lui aussi mon arbre ce tel inconnu s’est vu presqu’éteint par la nuit qui venait enlever là quelques baisers de mes bras allongés sur lui
Mon arbre cet homme incongru qui se tient sur un fil ténu se tait enfin quand le sommeil me vient l’eau sur laquelle je prends songe étire sa vague opportune le vent aussi saisit l’instant et se détourne de moi
Je dormirai seul tandis que là né je suis comme tant d’autres marcheurs du val
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Heart shaped glasses
D’une pointe perle la goutte comme un nuage
celle qui délivre son atteinte
donne aussi celle qui d’éteinte
parvient au sommeil
Du soleil
comme une évidence la pointe du rayon qui criminalise
la chair qu’elle apure
en la sommant de s’épurer
Ce souvenir du rire comme
des larmes comme une évidence
une tentative du vide
qui se veut friable dans une valse
Ce n’est qu’une autre chanson de Noël, des gendarmes patrouillent la ville n’est plus sure, le matin peine à se lever, le soleil refuse la pointe, mon corps se lèche sans y rêver même à la langue
J’ai même des trêves des entraves qui gelées se collent aux mains missels que des pages se détournent si elles ne songent plus guère à la prière
Alors à la caresse si j’y trouve en corps un coeur oui peut-être si la vie me relâche comme tous les mots que je rabâche en douleurs ou en souffrance ? j’avoue que là je fais plus la différence, c’est étranger et c’est moi, c’est en ma chair en mes os et c’est ailleurs, quand dire ? quel est le moment qui se présentera ? et son nom ?
Eli, comme celui redoublé qui abandonne, Eli Eli lama sabachtani,
Abandonne donne moi sur un banc quoi donc si non des baisers ou un espoir de toi
D’autres peinent plus loin et s’enveloppent de sang et si j’entends ton cri ta larme je n’ai aucun espoir si je me joue encore avec cette pointe, gratter comme graver ne me laissera pas plus de traces dans ce temps fugace
Et là comme la main se coince encore une fois ça finira dans la douleur d’un doigt qui flambe avant de plier ou qui se gèle avant de pleurer et comment va-t-il à la fin pouvoir te toucher ?
you as an
heart shaped glasses
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J’ai juste mes deux mains à tordre
As tu vu souvent un matin suivant un autre demain
un courage certain poursuivre un autre par malaise
J’ai juste mes deux mains à tordre
Jusqu’à demain
Comme domicile c’est vrai j’ai tes baisers
à fin de lire j’aurai plus rien à dire
mais des tonnes de vies à écrire
celles qui m’ont brisé
celles qui m’ont ébloui
Et recracher le tout pour en faire des vagues qui reviennent à la mer
Dessiner des idées de plages plantées de chateaux de sable
Y vivre de palmiers car eux aussi ont un coeur
Et te laisser manger le mien s’il est bon à prendre
Devant nos habitudes qui se retournent sans fin
il faudrait c’est sur trouver le sens
et en sortir pour de vrai de cette souffrance
J’ai juste mes deux mains à tordre
Et te laisser manger le mien
Et te laisser manger le mien
Peut-être si tu as faim
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Plaine des mémoires
Sueurs froides lunes infidèles
tu sais plus si c’est encore
ton corps
et bien dos d’âne tu donnes un repère indigène
au pauvre type qui t’attend loin au vieux port
Tu cours blouse sombre tout y est recouvert de peintures
mais maintenant c’est plus l’or
juste l’ombre du remords
je crois que c’est l’ombre de la mort
qui fait durer ces quelques moments qui filent encore
oui encore
comment veux tu être heureuse quand s’éloignera ta voiture ?
Un vent d’hopital fantôme au sommeil loir flambant
sacrifier mes chats druzes aux aiguilles empoissonnées
Vierge noire
qui s’enfuie dans mon jardin des Moires
presque un problème de mémoires
Sous la pluie qui fragmente mes amours en tessons indigestes
des amants transitoires garant d’une triste histoire
plaine de mémoire
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