Débuter, commencer, et par d’autres…

Débuter pour commencer, que diable !

 

Débucher, autre genre d’embuche quand la buche est demandée, souhaitée, désirée, quand le point dubesoin se fait double, que l’astérisque s’oublie, que l’accent s’efface, donc que la virgule disparait suite, et le diable là dedans, brulant, consumant, chaud comme l’enfer, enflammé, enfourné que sais-je encore moi, qui ne me souviens de rien de mes voyages en dessous…

 

Débucher pour déboucher, pour faire ouvrir les bouches, celles d’incendies à venir, comme la votre qui se prend de feu, de passion, qui carnation majestueuse publie des tomes, des épisodes, des suites fantasques, des paragraphes en formes d’ode à l’amour.

 

Débuter pour finir en fait, car c’est dans la fin, dans la terminaison que le mot se fait, se défait, se refait, se conclut sur tes lèvres, dit oui prononcé, c’est finir ou commencer ? c’est devenir ou avoir été ? c’est rire ou pleurer? débuter c’est en finir, de quoi de qui d’où ?

Oui parfois c’est doux, et on va là en finir comme ça, en douceur, car c’est vous, c’est toi, c’est Elle, c’est d’âme. Et ça c’est si doux.
que la meilleure manière de finir, c’est par des baisers. Doux.

 

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ce fut une suite involontaire mais déposée sur le magnifique site de Viviane, et sur ce texte ci

Mon blues

L’horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance. Elle s’erre, elle pointe l’aiguille vers l’au delà, coincée sur un peut-être, un soupir, une envie, d’être là bas avant de partir, d’abandonner, de poser les mains pour ne plus les reprendre, de se savoir nue pour se vouloir encore plus.


Le chien aboie et on laisse, on laisse cette chaîne accrochée pour ne pas avoir envie de pardonner le geste, une morsure, vrai que souvent on l’abat ce chien, vrai que souvent on le méprise, on le hait, on le maudit, on le guide même de soi vers un ailleurs sanglant, on oublie la juste dose, à moins que non, souvent celle-ci prend la forme du poison, et là au moins on est quitte, on se quitte, on se lâche, on saborde et on tonne moins, un orage qui a pris la fuite, un autre oui, tempêtera ailleurs sans toi, laisse en un peu d’être aux autres, laisse.

L’écrit comme colère, ça a souvent de la saveur oui, mais perd tant en sens, perd tant pour ne rester que salive au bord des lèvres, et au bord des mots ça brûle, alors que moi je préfère que ça brume, oui sûrement une autre mode pour les cendres, mais ça reste encore dans la grisaille. L’écrit sans saveur devient-il sans valeur ? Peut-être pas à moi de le dire, je ne sais, et puis ça donnerait encore une autre vision sur mes mots, à juste titre, encore que je vois pas quel titre poser sur ces mots, mots supposés, mots dits, mots qu’on respire ou qu’on souffle, mots qu’on délire ou qu’on souffre, on se dédie, on se précise, on se vaut, on se prépare à la dédicace, souvent dans les larmes, mais pardonne-t-on un jour ? Une heure ? Une minute ? Non je ne pense pas, je suis au bord des sens là, au bord de ce qui secoue, sous la coiffe, dans le silence qui exhale plus que les cris, une mauvaise haleine, une mauvaise histoire, une mauvaiseté, mais non. Que des mots, sans coeur, sans méfiance, sans vérité, mais aussi avec, avec et sans, comme si c’était parfois la même chose, cette chose qui tient le moment, ce souffle qui guette à coeur, qui ne se prend pas à pleins poumons, et croyez moi le souffle c’est une affaire sérieuse.

Elle s’erre, et me fait toujours mal, cette respiration, cette histoire, ces mots, qu’on reprend sans cesse, pour la finir, la terminer, mais terminer doit-il faire du terminator à tout point ? Semble que je ne peux changer, que je sois figé dans un malaise, dans une pénible erreur, que le temps se soit arrêté un soir, et que plus rien ne me soit possible.

Étrange et froid, si froid, trop trop froid, que ça me gèle encore par moment. Mais en outre à écouter Ben Harper et les Blind Boys of Alabama, je ne peux que porter moi aussi mon blues, mes chaînes et rêver tant et tant à un avenir où je serai libre, enfin.

Et là je retourne chanter avec eux, l’ailleurs vers le ciel, libre.

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À qui pardonne-t-on ?

j’aimerai
apparaitre pour enfin
disparaitre
un matin

à part être
pour peu
être un jour un dauphin

fils de roi
à qui l’on coupera
la tête le coeur
à l’intérieur

chair à bruler
à laisser de coté
finir par tout refermer
partir pour ne plus se relever
alors enfin rester couché

j’aimerai à part être
devenir enfin
quelqu’un
une part d’hêtre
une tranche un rondin
laisser le coeur monter si haut
que seul là haut comme fit un do
il ne tombera plus non c’est enfin
trop loin

haute solitude
pour hôte solitaire
à qui pardonne-t’on ?
question surement d’habitude

pourquoi rester sur terre…

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Quelle couleur ?

Edine Toilevisiter le site d’Edine

Y a comme des mots qui s’en vont par eux
des élémots qui montent sur leur cornac pour un chaleureux entre deux
du genre qu’on croise pas régulièrement un pas de jeu
inédit qui se voudrait langoureux
mais se rassurer à demi-mot je trouve ça plutôt inquiétant
alors repose ce crayon idiot si tu vois que je mens

Et revenons vers le mystère qui se veut la vie en prose
oh non
je vous regardais
et je vois ce que tu veux dire d’après moi
cette émotion qui se voile le coeur
ce drôle de rire qui se masque avec trop d’habits
oh non
te voilà nu et tu es un garçon
un rien t’habille et trop te rend animal

J’aurai aimé moi aussi m’accrocher aux branches
me prononcer contre tout badinage avec l’amour
ôter toute vilenie sur ce bord des lèvres où j’aime déposer les miennes
et que quand tu danses pour moi je ne tombe pas les bras en croix

La vie c’est une étrangère
qui t’ouvre le coeur ma chère
qui se prend pour un hameçon et étire un peu les chairs
et te rejette quand elle voit enfin que tu n’es pas un poisson
mais pour toi c’est trop tard tout venin laisse sa marque de poison

C’est trop tard je sais
je suis pas un poète
non
tout juste un crayon
qui ne se veut pas de bois

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Quand je triche

Quand tu me lances comme un dé/s/-incarné j’aime pas ce trop de toi qui me lâche au devant par un sourire même pas de joie

Quand tu me danses comme indé-pendant sur le fil de tes proches
souvenirs
me voilà presque hissé tel
un drap de peau où tu orais teinté de ces lumières afin d’éclairer plus loin
voilà ce que je n’aime pas

Quand dans le sable tu crois trouver un grain qui se hausse et que d’un coup de main tous mes châteaux s’enfouissent

Que je gagne mon poids de chair contre quelques mots Que je pose ensuite à l’en-vers ce qui me donnait une nuit un jour à l’en-vie

Tu l’as su un soir lointain

dans tes mots
tu me tendais un plus une main
que je t’avais un peu retrouvé de ce passé seul où la solitude naît

Et si Dieu me voit qu’il referme peut-être les yeux
je triche je n’aime pas les règles
quand tout est trop droit on finit par ne rêver que de courbes
et dans ces sens à soi dans la chair la courbe se veut à ma main
je triche dans mes pensées dans mes mains fermées dans mes silences entre les mots dans cette musique que je transforme sans hâte mais
je triche

Ma porte au ciel…pourtant il pleut et je suis toujours mouillé.

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ps: texte inspiré par celui-ci de Franck et ses commentaires y afférent. Et aussi par la musique de Lhasa de Sela. Merci.

Comme dans un film

Comme dans un film je reconnais que je porte mal la fourrure question d’usage je pense il me manque l’élégance du fauve n’ayant que le droit de porter la plume surtout si elle s’est usée comme dans un film au début je me sens bien le matin le soleil vert qui tisse sa toile et spiderman égaré ici qui finit sa journée en galette

Me laissez pas trop rêver je mélange et rien de bon ne sort je me perds dans un nuage disco et comme je ne sais pas danser voilà l’ombre qui va m’achever je sais je sais

On achève bien les chevaux

Et cette nuit qui trop enlace regarde cette urne poétique dit-elle bien qu’elle n’ait pas de langue pour gage que fais-je encore dans ce dancing où l’on monte à cru de pauvres pouliches pour quelques gars rudes qui se gavent de deux trois pourliches

Comme dans un film qui sort lui-même d’un livre qui naîtrait d’un poème venant d’une aube encrée par un pauvre idiot oui comme dans un livre qui gomme dans un film toute horizon qui n’est pas décor qui n’hait pas lumière et je ne parle pas des frères non mais des pauvres danseuses qui se croient actrices et se perdent dans une chambre nue

Comme dans un film

Au bout du texte.

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Tes arbres

peinture de Marlen Guérin 

Tes arbres bougent comme l’aube les regarde
Aile ne s’habille guère au quart de la nage d’une fleur

Les arbres rouges comme l’aube aux renards
elle ne s’habille guère écartée au loin des élans

Pour un au-delà des crasses sombres
sur écran alter-posé

Tes charmes rougissent comme la soie que l’on garde
de vert soi selon ce vent qui allonge
tout

De parme teinte ruine de coton quenouille regarde
à fil blanc se tisser contre le temps
fin

Pour un autre pas encore de tendresse vive
sous papier pré-encollé

Tes reflets d’ombre en pratique
au lieu des prises automnales :
le soleil

À se nourrir encrassés de larmes
se pour lécher d’encre là
où l’ancre
causera plus de mal
sous les torrents la pleine lune
sous la soif l’enclosure d’une matinée de fauves

Ils te sauvent
rase la coupure du festin qui se finit vain
nul de lait à soutirer
ô tes pis
certes
longues à la détente prose à défendre
sans force
parmi mes monstres d’encre
où se plaint cette aiguille qui allume
mes heures
et nuit à mes secondes
en corps
sur…

Pant