Tycho ter

Et si on marchait, lui dit elle en inclinant la tête
Oui quelques tours de l’enceinte, avec toi et pour toi

Papel lui prit la main, serrant entre ses fins doigts les siens longs et plus nombreux

Opium comme il est fumée ce temps qui nous enlève
Nos mots comme du sable, on marche, et il est si fin, pourtant parfois il est ainsi : tambour.

Qui sont ces gens autour de notre dé tente, dis le moi Tycho.

Ce sont les bleus, ils apparaissent après un mauvais coup, du sort, comme de nos chimères, de nos plus merveilleux mensonges, surtout quand ivres on marche et faisons des tours, la fin comme le recours ne nous laisse que le temps de nous aimer, fumée.

Et que font ils ces bleus autour de notre dé tente, espèrent-ils la retenir ? Comme je sens la tempête nous apporter un peu d’humidité; ou peut importe le prix est payé. Et elle sert encore ses doigts et se colle, elle est enceinte pour lui avant tout.

Combien tu veux, est ce que tu veux encore, le vent ne me chassera pas de toi, tout de foi. Jamais plus m’effacer de ta mémoire, oui je suis dans mon enceinte, je suis aussi en toi en ce la adorée.

Si toi tu es en moi, prisonnier à l’intérieur de cette enceinte, est ce ainsi que se fait nous la rencontre ? S’envoyer vers les étoiles des mots comme des baisers aux alentours.

Encore des tours…

Où suis-je en toi ? Moi qui ne me quittant plus ne te laisse pas ailleurs.

Le vois-tu ici ou là ce sable, il est moi en toi, il est de ma part en nous, se mêlant comme le souvenir lors de l’union, des lieux ivres aussi dans les airs, l’exil de notre danse, a déposé des coeurs comme les nôtres si ce ne sont.

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Tycho two

Tu causes et mes conséquences ? Car si je franchissais le mur, serai-je enceinte à sa place ?
Sans toi, jeu n’est que flammes, ricochet d’une plume sur une aile, enceinte ?
Porteuse de toit
Chéops ne porte pas de toi lui, juste un heaume huilé de toile rude, c’est déjà assez étrange, mais j’aimerai avoir à mes cotés, ou à mes alentours, au bord de ma tour, par ricochet une enceinte pour moi
Et une enceinte de toi, Tycho ?
J’en ai assez tissé des mots sur la chair, il n’y a plus de place, et je ne veux y placer ni y laisser trop de traces
C’est dire ?
Tycho Chéops ne pose pas, il cause certes, et toi si tu es conséquence alors oui tu serai mon enceinte, ou la tisseras-tu ?
Si ton démon laisse haut le mat, ô hisse le, alors je le carderai comme la meilleure laine, et mes voiles de soi’e’, ris s’il te plaît, mais ton sourire qui se tend entre en moi comme s’il ne faisait plus que rêver
Plus que t’aimer, poser mes douze doigts le long comme au court, dans les tendres comme sur les murs aux pointes dures
Tu causes et mes conséquences se font détente
Du moment qu’elle ne soit que d’une forme pyramidale, la dé tente et qu’on la lance au bon moment, Tycho Je se prête au grand Jeu.
J’y crois et te voir grandir encore ne me rendra pas plus heureuse, on my own.

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Tycho one

Et le dégoût Tycho ? Lui demande t-elle en fourrageant dans ses cheveux
Le dégoût ? Question vrai ou rencontre ?
Essentiel, Tycho, essentiel, car hors de tes yeux les autres en sont la cause ou la conséquence, c’est con non ?
Disons que plonger entre tes jambes est mon but de rêve, si ce qui m’en empêche cause des jours au lieu des nuits c’est que la conséquence en sera le dégoût, tu vois ?

A travers mes jours je n’envoie que des nuits, alors Tycho, où est passé la lumière de mes traits ?
Tu te rappelles mon nom complet ?
Tycho Chéops et ?
Dans la nuit la grandeur pyramidale jaillit d’abord de mes douze doigts et de mon mètre quatre vingt-douze
Euh oui, et ?
Dans tes jours ma grandeur n’est plus souvent que de la candeur et peu importe ma taille et mes doigts, tu ne reçois pas mes mains
Donc ? J’adore vraiment ta peau lâche-t-elle extasiée
Le je force le trait, le jeu n’envoie que des traces ou des taches, pas assez de matière, ton corps laisse l’ombre s’installer, tu portes la nuit comme d’autres elles portent le mensonge, laisse moi encore te rêver…

Plus de dégoût alors Tycho ?

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