2006-Les parentelles.

À la…

Que sous ma lune il n’y ait plus espoir
tout n’est ici pas signifiant
pas ou peu
j’ai dit que de la chair naissent ou sortent des mots
mais aussi je les sens plutôt fort en moi
en émoi non ?

Alors je me pince, je presse le muscle mou
rien n’en ressort
cela ne fait pas malle hélas

Et reste bien vide

Que sous ma lune je ne pose que de la littérature
et je vous le dis là
pensez vous me voir dessiner ?
Je n’ai jamais maquillé ma posture

Cela porte atteinte à mes peurs

Alors je me repince je sens que la chair résiste
je préférerai qu’elle hésite
croyez moi
mais je sens aussi des regards plutôt que des yeux
rien ne se pose que des regards sans les yeux
oui vous qui croyez savoir déchirer par un coup d’oeil
hausser le sourcil pour me gâcher l’envie

Je ne sais pas vraiment écrire
maquiller l’instant ou le parer
comme je pare les coups

« Siempre estamos con lo mismo,
bailando con el enemigo,
y si al borde del abismo, mejor. »

Bailando Con El Enemigo Enrique Bunbury

Tycho Chéops y trainait les pieds
lui qui avait de la distance
du haut de ses mille mètres
Tycho Chéops avait une sagesse pyramidale
douze doigts et des sourires de trop
lui ne se mêlait pas de mes mots
y laissait le coeur qu’il trouvait trop froid
y puisait du sel qu’il voyait émerger de quelques larmes

Tycho Chéops n’a pas de blog ou de site internet
il préfère cent fois regarder par sa fenêtre
elle donne sur cour et non plus sur cloître
il a trop aimé sa robe et l’a priée de la lui abandonner
le rythme de ses pas rien de plus pour le rendre idiot


la musique du sang anticipe les démos de la chair…

P.06


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Automne

Si je regarde autour c’est la chute
des feuilles accroupi je me blottis et tremble
pauvre chêne ô bois que je traîne loin
non c’est n’est pas là de la buée le nuage
j’y suis lâche et si je me dépouille je ne m’effeuille
guerre parfois c’est trop violent
quand se bat ou se va le vent que tu n’homme sincérité
quel son mérité que ce mot qui parvient aussi
à la clairière en surplomb tu parles je me marre
et les mots scions font clic clac
aux tréfonds de la flaque y a mon esprit entreprenant
délibéré ment
à cause d’une bonne étoile imaginez
que je peine à résoudre ces moments frisquets
ah ces matins de vendémiaire…

les beaux jours confiés


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Tout reste

Tout reste à l’eau, vive dans ton ventre, si vive et à vie, et tout est finie dans une eau rude et éternellement froide

Tout reste à l’eau et rien ne peut plus se boire, rien ne sera bu de tes seins ta vie pour moi, ou de l’eau pure comme don

Tout reste de moi en bloc sans amour, un bloc souvenir plaintes et sentiments gelés s’il en naissait encore quel serait l’aune du jugement ?

Tout reste en moi rien ne sort plus j’aurai tant aimé pouvoir te dire maman j’aurai tant pressé mon coeur ou mon corps contre toi pour toi pour un baiser j’aurai tant

Tout reste en gel infactuel ni vie ni mort tout arrêté oui je le nie cet effet d’étouffement je le refuse comme tu m’a nié tout droit sans raison et je ne parle pas de devoir mais de désir , et même si j’ose, d’amour

Tout reste de moi rien ne se passe même dans chaque déménagement je suis là semblable rappel que le non a aussi une vie enfin une vie avant

Tout reste de moi sauf le deuil oui où est mon deuil mon départ même si j’étais si peu arrivé même si

Tout reste de moi et je sais que je ne suis pas seul non pas seul mais

Tout reste de moi pourtant il est vrai une chose de moi pour l’éternité qu’il me reste :

Je t’aime maman…

P.06


lié fortement à l’affaire Courjault…


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Pour le meilleur elle est le pire

Elle aimait refermer sa porte
ses mots ses dents qui trop de rêve
tout est de l’autre coté
Désormais

il fallait s’intéresser à ses dons
il aurait fallu ne pas la laisser trop manger trop grandir trop se salir
ni trop encore de ses sourires

je m’en souviens si c’était ordinaire elle refermait ses bras
se retournait en gueulant « fous le camp ! »
si je courrais derrière je tombais souvent
elle même creusait les trous

Elle aimait rouvrir les portes
ses mots ses dents et encore de si beaux rêves
et ses espoirs d’un premier enfant

je suis seul et le temps est maintenant sur l’étagère
c’est bien triste en ce moment
la tranche du livre se glace contre mes doigts
et si j’attirais la couverture et la pliait en quatre
je le sais si bien que je n’essaie même pas
elle aurait voulu que j’ouvre et que je le vois cet enfer
pour me réchauffer c’est indécent mais elle est comme ça

Elle aimait refermer sa porte
ses mots ses dents qui trop de rêve
tout est de l’autre coté
Désormais
Elle aime ouvrir les portes
de ses mots ses dents et encore de ses six beaux rêves
et ses espoirs d’autres enfants…

P.06


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Nos pas

S’il y avait une morale les mots nous rendraient riches au rythme où on les pose s’il y avait une histoire on ne prendrait plus le temps réel d’y mettre majuscule le temps encore que les gens ces pauvres comme ces riches se tassent dans un avion lune

S’il y avait un véritable mensonge qu’il fallait se cacher à jamais ce serait que le souvenir n’est rien l’enfer lui même par définition se brûle et rêve de cendres le paradis éloigne les flammes mais léthé y est la boisson éternelle

Et nos pas alors ?

Pas de proximité sans le vouloir briser la distance pas de silence sans le dommage de la parole pas de présence si je ne voulais gommer le simple mot absence pas de caresses sans nos regards qui se chargent et se cherchent

Nos pas

Nous construisons tant et tant sur nos pas oui toi que je ne veux plus c’est aussi dans tes pas que je me trouve une fois pris le chemin on ne sait le désengager il n’est même pas lui dans le souvenir ni dans le soutenir

Il est volage car il ne veut plus voler il est collage mais ne sait plus coller il est espace mais ne veut que couvrir toute trace de vide

Il est dans les mots le coeur dans les actes nos peurs comme nos espoirs et des les bris comme les effets de nos mémoires

P.06


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La bleue s’inonde

La marque était faite mais sans trop de sanglots et le loup s’était couché tout près de l’eau et tout près de l’autre elle lavait ses cheveux dans l’onde

Lui marchait comme un lundi vers le dimanche sans lever le pied haut sans prier les mots de s’écarter et il mâchonnait dans sa barbe des outrecuidances étrangères

Les papiers qui se prennent les mots suaves ou ruades se font aussi mâcher sans tristesse et l’ouragan ne se vêt pas Germaine ou Louise sous les toits et quand aux dents longues l’ex petit ramoneur noirci par le souvenir oui et quand écarté par le rêve il s’emporte et s’embrase on le cherchera au matin…

Dans les nuées du soleil…

Certaines de mes idées y sont notées fragiles où sur la page quand elle flotte et là s’ôte le sens quand l’air efface le trop de peu qui se garait pour se parer d’espace et ô delà de ses mensonges elle a posé ses jolis pieds pour atteindre le bord du vers sans se parer d’isthme…

Dans les vagues du ciel…

Respirer, respier quand las se mélange ou se mésange en chant les deux mots que dans le souffle se cage ou se cache l’expier le respier qui pose le poison du souffle dans le regret de vie qui pose le regret de souffle comme un objet de vie ou de vice et que d’autres ceinte d’outre celle d’ici plus que les autres non préparée du vide à la vidange alors le respier qu’on se le garde quand il est de si peu quand même le premier aspect manifeste du créateur…

Et dans les aubes de Mani…

Quand le théo se crise et que les déo se disent aux monstres des paroles parées préparées que l’on note que l’on botte loin de l’isolement c’est la fin fatidique…

Là dans les nuits de la Fata… les nuées blondes la Morgana…

P.06


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Pas

Alors on la fait quand ?
La paix pour être heureuse lorsque tu voudras
ne plus trembler
oui je sais
la colère
pour ne plus se salir les mains
ne plus vouloir du noir de fumée

A quand tu dis ?
Tu peux plus me voir en peinture
ça je sais moi deux même
dans le miroir je m’égare

Alors pour me dépeindre tu parles d’une histoire
ne plus savoir si
se ressembler c’est dommage
ou pas
encore une fois si c’était toi
je ne dis pas
oui pas
encore
car on marche on marche
un pas après l’autre
oui l’autre
qui naît pas moi

Ensuite encore en peinture ?
Je mets trop de couleurs ?
Je m’en vais je m’en vais ce n’est plus que de la douleur
et les étirements au couteau
ça me fait mal
saigner même si c’est d’un beau rouge
c’est encore toute une histoire

Il faudra qu’on la prenne cette image unanime
qu’on la pose ici
entre nous
deux
j’ai des raisons non ?
Une bonne guerre ou après
une rencontre duale
Tout s’enfuir en des baisers pour mes bombes
à reposer nos désirs…

P.06


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Hiver 2

La ville c’est ce qui se déhanche ce qui s’en va vers la droite et comme cela
bascule

c’est la distance qui fait surgir ta chance et encore
là haut ça brûle et ça se tente quand les murs montent
il y a du bleu dans nos mémoires laisse les donc se vider
après quelques tentatives nos coeurs se seront pleins

il a une allure littéraire et pourtant c’est lent le matin quand le songe
d’hiver nous pousse vers le gel dès demain
alors c’est encore plus lent

la ville c’est ce qui se déhanse oui si l’on n’est pas même au Panier
et quand le vent se trotte que les feuilles fantômes dansent
je ferme encore les yeux

c’est une chance couleur d’opalence qui suit vraie cette danse
bien sur nous sommes forts couverts car le froid nous guette
des rumeurs oui dans nos humeurs oui dans nos coeurs oui dans nos pleurs
et j’abandonne loin nos peurs
blue life

Et la vie comme c’est l’hiver et que rien ne se tente tout est déjà monté
même ce que tu peux encore voir
est ce différent dans nos chambres est ce la lumière
qui sait où se tasse le soleil nous qui tant avons soif
mais la nuit c’est encore l’hiver et rien ne se cache même ce qui est tenté

P.06


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Hiver

L’hiver tu ne fermeras plus les yeux non tu ne seras que frimas et nous prendrons du temps à sauver le chemin et ses quelques mots pour nous deux l’hiver nous irons dans un soleil se couchant et hautes les mille nuits aux sons des tambourins, et pourquoi cette envie de valser de s’envoyer tout dansant des mots comme dans une petite maison vide qui se voudrait ville et s’enchanterait fort Bragg et dans les batailles de neige nous courrons sauvages à redire encore « maille » quand dans tes yeux se tricotent des mensonges amoureux, oui l’hiver aux longs chemins de neige et tu te sentiras chaude au feu quand la flamme lèchera ta main comme l’amour loin

L’hiver et sa soif aux rides asséchant oui sous des caresses nos désirs brûlants quand dehors la sueur dans tes cheveux fait se perler les colliers aux alentours des branches, houx, houx, et s’ils s’embrasent tu le sais bien l’hiver c’est causer sans doloris juste se tasser à se pousser dans les flammes mais ça ne dit rien quand d’autres mots se cachent au fond de l’âtre l’hiver et toi qui rentres en catimini tapant du pied à s’allonger le vers survoltant cet air de tango sans ton corps qui va et ton coeur qui revient ça ne dit rien de plus que cela ne s’ôte de moins ou de moi sans danser oui et non sans danser pour rester seul sur la branche à se regarder tomber en flocons et non ne pas se voir isolé en flacons…

P.06


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