2006-ACD

Nocturna

Ce qu'il y a de terrible c'est dans vent de mon coeur
que l'on s'enflamme que l'on s'engouffre
ceux qu'il y havre de terreurs dans un soleil nocturne

Diviser ce cadran en quarte et en tiers tant
de ciel se purifie à plein dans mon coeur
ceux qui ne le sève hurleront bien plus mort

Et dans les causes de lion des odeurs de lune
quand dans les désirs de sable s'enlisent mes peurs
mais tu le savais déjà nos ailes ne peuvent servir sans plumes
ne reste alors que la pluie langoureuse
qui coule sur nos peaux d'amoureuses
damant nos salves de cuir dans des salves de coeur
d'amants sur ces chairs ne progressent que nos baisers lueurs
millions de souvenirs qui s'éloignent au delà des tendances

Diviser ce quart temp pour en corps murir
the way of the dark où l'île n'est que lumière
doubler les éléments pour n'en pluie mourir loin
et tant de pis pour celles qui chantent si malheureusement l'amour loin
je les vois plutôt dans les étables savanes de l'âme mûre lion.

Ce qu'il y a de terrible c'est dans vent de mon coeur
que l'on s'enflamme que l'on s'engouffre
the way of the dark où l'île n'est que lumière
ce qu'il y a de terreur dans un si elle nocturne.

Pant 2006


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Figé

Combien tu

trop beaucoup

et

c'est vrai que je mets trop de mots dans ce désir de rester là

des mots lents

oui la lenteur est d'importance par sa portance de hun

sur mon petit cheval trop tant

vers des havres vifs pour les échanger de mes ports rétifs

et

je les traînerai dans ces vents turbulents dans ces endroits fumées que le temps expose

figé

des yeux pour en trop se manger

ou encore se danger à soi plongeant inerte cerveau

à travers d'un torrent cerceau dans les illustrées de la réal ite missa est

oui je la prends encore

cette cause de messe à la prévisible fin

je la prends encore par la main l'accompagnant loin des

et

figé

dans le coeur du rêve dans une harmonie vive de coups leur diras-tu ma voix

isolée par cela

figé

je cours plus loin sautant de lune en lune par les mères de l'intranquilité celles qui causent

plus qu'elles n'allument l'accompagnante affection

figé

et si je respire je meurs loin dans les lenteurs assemblé face à la vieille qui lance ces os runiques sans même porter de tunique qu'elle même soit aussi ces os qu'elle lancera sur le sol de la mère

ou de la terre

figé

combien tu ?

 

P 2006


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Une nuit

Comment se rêver

dans des sanglots de tonnerre

et tout cet hiver

que le temps perd

comme en c'est

L'apprend tissage à s'isoler sur la trame

un beau morceau de coeur

des mots ronds comme pomme

mais voyez plutôt les arêtes comme axe

et si chaque pose est sous contrôle

même mes maux

et si chaque prose est sans contrôle

où se cachera Némo

Car personne n'est à l'abri

esseulé dans un peuplé caractère

reste-t-il des rivages loin de peuples de ce temps qui erre

où s'allonger sur un sable natif au sang gommé de cristaux

nous procurera cette heure infinie qui se trouve au delà

de nos éternités

plus une nuit

Pant 2006


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Nos « extasies »

On voit une porte
et les mots qui poursuivent le lent chemin
au fond de tes yeux
je ne peux me résigner ni résister
au coeur

On sent que tuer t'importe
même si la clé est un rasoir à l'âme acide
que le temps ensemble ce n'est que l'aube ou la solitude

Jeu t'attend sous le dais
l'hiver aussi à des souvenirs bien imparfaits
les océans aux pluies d'amour
les horizons de nos velours
je voulais
des aveux aussi au lieu d''un soupir si langoureux
je meurs de te séduire
mon sang séchant sur le sable car il ne tient plus au papier
il s'enterre
au sol lit terre
au carré d'air
si le corps me ment

Nothing but
jeu de rimes contre je de rides nos silences sous
ou sur encore plus sourds que saouls
tes promesses mes caresses
pas beaucoup de chauffage dans la nuit
tu souris et mes mots en surplis
rien ne te surprend
que mes rires d'avant longtemps

Et nos larmes aux feux
quand elles prennent leur jeudi
deux couleurs
rouge bleu ouvert
on se laisse placer

Elle ne sait plus lire que mes maux
c'est encore une île qui se dit suivie
moi je dis suicide suicide

Que c'est lent mon coeur
quand c'est en moi qu'il bat
dans nos « extasies ».

Pant 2006


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Monsieur Madame

Monsieur le président
mes rages ont plus que des recours
ils tombent vers ce ciel doué d'orage
que dire encore

Ma dame Nation est bien étrange
erre donc si le temps t'es précieux et
d'où viens ce rêve qui nous dérange

Monsieur en désirant je perds mes vers
et pas les siens si bien on le considère
j'en reprends encore pour dix ans
mal en pis je n'en suis pas sorti trop long temps

Madame j'ai le peuple qui me démange
sans chemise je me sens bu et pas à boire
non je n'ai plus rien dans mes vers
je suis un bien mauvais poète dans ces mots qui coincent secs
je manque de souffle
et tout me brûle au coeur humide
il est violent le paradoxe de l'asthme
qui se cherche au loin des terres un isthme
oeuvre bien commune un -isme
qu'ils en sont tous tombés

Madame Nation j'en reprend encore
c'est que je vous aime autant que je vous thème

portrait d'une femme aux misères aussi grandes que les joies
qui laisse ses rides en terroirs
et ses larmes couler en longs fleuves
moi mes regards vont vers ses plages toujours
et je n'oublie pas ses monts.

Pant 2006


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Étoiles

Étoiles
et toile
et toi toi sur horizon toilé
ou moi ego ego sous rire décapité

Étoiles
et ruades sur toile
et toi mon coeur toi mon devenir horizontalement carrelé
sous rire toilé
ou moi soupirant la plume à la main ego devant les ego des capes
et à la fin
ite

missa est ou les couvertures d'un acte manqué.

Pant

 


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Plume

Plume verte sur l'eau :
-non je n'ai pas de défaut, je vole, enfin je volais

Plume sale sur papier :

-sale ?
-disons un peu noircie !
- oui mais tu as dis sale !
-je l'ai pas dis, je l'ai juste écrit !
-écrire ce n'est pas dire ?

 

 

Trop dur de les écouter quand tu as envie de silence, je les ai mises dans un tiroir.

 

à la manière de Tardieu


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Encre Or

Déjà un décor
une brume qui t'encolle en vers et encre
des désirs qui s'affrontent par dessus les iambes
dès questionnement de nos efforts

Ensuite une pluie d'or
une nuit qui t'étincelle en vie et sucre
des humeurs liquides sourdrent d'entre nos jambes
dès finalement dû à notre mort
mais petite

Il y a des rumeurs sur ton corps
trop de nuits à faire naître d'ivoire et d'ocre
des caresses et des lunes bien nues et ingambes
dès l'assourdissement de notre jouissif transport

Il y a des humeurs sur nos corps
puisque demain ne sait de quoi sera fait notre réconfort
je laisse tomber la plume
pour te donner ma lume-
hier.

Pant 2006


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Coupe

J’ai coupé des morceaux de minuit
recoupant les moitiés
ne laissant rien isolé

Découpé du petit jour à l’amer
coupant reinsérant lune et larmes par milliers des colliers
ou des tapis filés jusqu’à une aube nuée
à la fin de vous silence
à la fin de loup sapience

Et encore des huit des oeuvres
des lèvres ou des baisers

Ou aussi vertiges oui Vertig
comme s’imagine à l’infini nos chutes vers deux reins

Découpés autour de la chair
ne plus ivres vives deux car esses

Déser-ticulation.

Pant 2006

et à la suite la belle inspiration au coeur et à l’âpre chair de Lutin

Ses doigts comme des racines
ont pénétré les plaies pour en ôter le mal
la paume de la main croyait cautériser les chairs

Elle a soulevé l’écorce
une sève purulente se nourrissant de son propre mal
bouillonnait comme lave en fusion
elle l’ a aspirée pour un élan plus grand

Ses doigts comme des aiguilles
ont pénétré la chair pour en fermer la plaie
une bouche au pouvoir miraculeux
croyait réaliser le corps lisse du ressuscité

Elle a la nausée
la chair infectée s’est rebellée
laissant un goût amer
par quartiers elle a épluché le fruit
jusqu’à la contamination

Elle a découpé ses lambeaux de minuit
dissociant le vrai du faux
impartiale au petit matin
une chair hachée menue sanguinolente
lui dit il est temps de sauver ta peau

lutin – 30-04-2006


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