Unital 3 – Primitif

Sur le sol image
Belle soie sauvage
Comme une enfant sage
Rideau de laine orage
Non plutôt un baiser sans rage

Une enfance
Sans la délivrance
Ultime comme une errance
Dans ce beau pays de France

Il s’est promené
Même juste malmené
Si ses rides l’ont abîmé
Rien n’a pu le briser

Parfois seule femme
Parfaite en bouchère
Creusant sa chair de sa lame
Alternant le feu la nuit la lumière

C’est quand il est tombé sur le bord de la route
Qu’il a vu s’approcher la déroute
Et lors il s’est dit jamais ! Coûte que coûte

Plutôt perdre son cœur
Que vivre dans la peur
Plutôt jeter les baisers au loin
Dans l’espoir qu’il y ait une fin
Heureuse quelque part pour quelqu’un
Plutôt se jeter là comme si c’était d’un train

Unital 3

P. 2005-01-21

Ps :

Jamais se perdre
Dans les détours et les injustices
Jamais revenir sur le vice

Comme une étoile
Un soleil
Un printemps d’avril
Une lumière qui approche encore
Je revois ton sourire toujours

Comme un ciel
Un rivage
Un soleil couchant
C’est sur tes lèvres que je prends ce refrain

Une cadence qui me brûle
Et réchauffe encore
Comme une étoile
Comme une étoile dans la nuit
Une lumière qui resplendit
Et l’ombre qui s’enfuit
Jusqu’à la fin du rêve

Je sais je sais que tu ris encore
Et que le silence s’en est ému
Que je te respire encore
Rose bleu du Nil

Une nuit de tes sourires
Que s’envolent encore une fois mes soupirs.

Unital 4-Décisif

Personne ne m’a ressemblé si mort
Ni même rassemblé plus fort
Pour m’aimer à m’étrangler au bord

Comme cœur qui rive le sang en matador
J’espère de ce livre une extinction
Décisive
En fête nous rassembler autour d’un océan
Au fait nous préparer, vivre un temps à la longueur du ruban

Ce n’est pas terriblement sympathique
Mais revivre une autre fois dans une fleur
Vaudrait mieux que terminer comme ça pathétique
Je sais, je sais, c’est un peu TOC comme douleur

Le mépris, le rejet, la misère
L’enfer
Même pas, las me voilà loin des rives
De l’unité que la matinée m’avait promise

Je me suis surpris à trop penser
Des idées noires pour pas changer
Mais pauvre cloche à quoi te sert d’écrire
Te décrire ?
Rien ne sert à rien, et Killroy was here

Et laisse moi rêver au placard capitonné pour ne plus rire
Et laisse moi penser que finir ma vie au mitard ça serait pas pire.

P. 2005-01-20

Unital 5-IF

Si je marche sur un monde fermé
Masqué d’une paire de lunettes rondes
Mal refermées
C’est pour lisière sur la fenêtre de mon cœur
Rêver seul et en finir vite

Si je me frappe le front sur la muraille
C’est pour que l’envie s’en aille
Que le sang qui coulera alors que mon corps défaille
Puisse enfin refermer définitivement la faille.

Triste ? Mausolée
M’en fous tu m’as jamais connu
Tu m’as collé sur des murs nus
A coté ou sur d’autres photos isolées

Confondant mon cœur en un autre
Que je n’ai jamais possédé
Mélangeant ta haine avec ma peine
Pour en faire un refus tranchant

Ici je suis pour en finir vite
Tes mots me désaltèrent
Comme la ciguë délicate
Tu aurais pu trouver mieux
Toi qui disais m’aimer avant

Moi je préfère le mur
Contre ma figure
D’autant plus que je sens ton regard
Se déporter façon reporter
Mélancolie de colères
Que le vent peint en mots
Moi qui n’ai eu qu’une seule faiblesse
C’est de perdre le sens une fois
Et de me mettre hors raison fort en colère
Déraison, certes mais des raisons

Enfin
Pour recouvrir ce chemin usé par les ans
Aurai je assez de sang ou de chair ?
Que je frappe encore ce front sale
Sur la muraille
J’ai des yeux troubles à dessiller …

P. 2005-01-20

Unital 5

Ps :
Certaines personnes savent où haler
Pour le soleil retrouver
Hors love il n’y a pas d’amour
Mais d’injustes détours
Certaines personnes savent où parler
Pour une certaine sagesse voir couler
Mais hors love il n’y a pas d’amour
Mais de fabuleux champs de labour.
Moi sais je pourquoi je continue
Poser les mots ne sert que l’inconnue
C’est ce que la vie poste souvent au coin de ma rue
Quand je vois autre que l’Ibis rouge, cette de mes mots qui prend, la grue.

Unital 6

Ne sens tu rien venir.

Calendrier Verlaine coté janvier
Jaune de presse et de matière
On se ressemble cavalier bleu sur le papier
Et comme richesse la longueur néfaste d’un cimeterre

Plume céleste comme mise en orbite
Eclair de stress posé sur le lac océan de ma peau
Laisser croire que le sang rose pale dans ma bite
D’amarrage n’est que dureté avant lever de rideau

Sur le champ courbe marchand de migraine
Tu déposes
Une mise comme au cardan chargé de nos peines
Pour une dose.
Et ça surexpose.

Unital 6

P. 2005-01-15

Unital 7

Nous, les épuisés du désir
Portés par les larmes du dernier empire
Celui qui mène à nous même et au pire
Nous sommes des lames abîmées par nos délires

Et les cimetières sont pleins de nos cœurs
De nos rivières trop lâches, de nos douleurs
Que reste-t-il à clamer sinon nos peurs,
Nos envies de rire ou de mourir sans chaleur ?

Unital 7

P. 2005 01 14

Unital 8

Des deux rides sur le décor
Tu profites jusqu’à l’or
Des horizons matadors
Comme couverts de ruisseaux morts
Tu profites matamore.

En désir en sursis
Comme ici
A minuit

Des deux rides sur ton corps
Ton cœur rayonne encore
Caresse ton âme Laure
Comme envers moi tu restes dans l’accord

En délire en ennuie
Souffrir du vide de la nuit
De l’hiver jusqu’ici.

Unital 8

Pant 2005-01-07

Unital 9

Le vent et la sève
Qui coulent du bord
Et du fond des lèvres
Océan qui hurle trop fort

Peau caresse et souvenir ennui
D’une tristesse calendaire soucis
Larme austère gendarme bleu nuit
Fumeterre calame pipe de pierre fruit

A quoi tout cela sert
Pisser au pied du réverbère
Même dans ce rêve Herbert
Ton cœur ne fait qu’errer solitaire

Un peu plié coté crane
Un peu docile coté alarme
Un peu de fièvre pour bruler la peau d’Anne
Des sentiments qui collent le feu à son charme

Somme piece of mind
Somme rivère olympe
Camisole en substance
Reviens
Perdu de soul au bord d’Inde
Nue sur le lin au creux de lump
Aliénant le cuir au fond de l’ambulance.
Reviens.

Unital 9

Pant 2005 01 04