A mi mots

Ce que tu m’apportes
le vent lui l’emporte
alors pourquoi encore
se regarder comme ça
amis mots

ce que tu apportes
le temps lui s’emporte
alors on sait encore
se quitter c’est trop peu comme ça
à mi mots

je sais que tu pleures
les fleurs
c’est plus vieux à l’intérieur
y a pas que l’enfer qui mouille
y aussi le vent qui nous fout la trouille

je sais que tu es forte
assez pour bien fermer ta porte
que t’as pas peur du sang quand il coule
même si le mien fait des vagues de la houle

ce que tu m’apportes
le vent lui l’emporte
alors pourquoi
se regarder seulement
à mi mots
amis mots

Pant2005

Vomir

Vomir comme honnir
vomir
et blemir
enfance dis tu
enfance
et certains usent de la chance
chance dis tu
certains usent trop de transes
ainsi bloqués enfermés
au fond du trou prisonniers
ils étouffent respirant trop de boues
trop debouts
enfance enfance
comme j’aimerai enfin dormir
reposer
me reposer
te reposer
enfance
sur mes étagères
qui sont plutôt mes étrangères
même si jolies
même si jolies
avec elles et moi et toi errent
nos enfances
innocence dis tu
innocence

folie que tout ça
folie

Pant2005

Lacérer

remonter le minuteur
calmer le silence
remonter jusquà plus d’heure
calmer le silence
froisser tous les blancs
les jeter aux coeurs aux feux
les jeter aux feux tels des fleurs
mortes
fanées
abimées
les regarder bruler en souriant
chaleur des flammes sur nos corps
chaleur de l’âme qui s’échauffe
froisser
déchirer
lacerer les mots qui ne viennent pas
je ne sais pas
le faire je ne sais pas
lacerer les maux les peaux les coeurs les peurs les honneurs les erreurs les rancoeurs
ah les rancoeurs au premier du rang coeur
lacerer
ah les peaux au dernier rang des peurs
caresser
laisser monter la confiance
et regarder les mots tomber
en pluie
fine
drue
ou en tempête
ou en fête
lacerer ou fêter
on n’a jamais le choix
aucun droit
lacerer comme gagner
par défaut
par défaut

Pant2005

Sur

Flaque gercée ruine la lande jeu comme une croûte de soleil rouge noire ignée large humeur mon empreinte figée sur le sol de mes songes hors l’audace. Je brume aux rivières gommant la sentence la pestilence aux étames aux entames trouver la si brève frénésie. Jeu de brume jeune brume. calcine elle calme elle effleure jardin lune tige écarlate subvient devient revient lente encore lourde légère. Jeu. Fleur. Fleur comme peur comas pleure sourire larmes aux lanternes des orifices.

Flaque lande au jeu gercée gomme écarlate une route soleil rougie. Rougir. Maussade haut message. Standard gomme au silence gomme aux tempes goémon étron. Dans les danses aux indolences aux mystères ne plus voir le blanc se laisser happer saper laper comme un déjeuner. Comme un dé jeune roulant comme foret rampant insidieux dans la torpeur crânienne. Dé jaune.

Flaque la lande aux pneus percés Rome disparate une soute au soleil rougie. Alanguir comme alanguir comme distancer car dit stance dit parler disparate gomme gomme sur m’effaçant. Sur lanterne pour remplir l’ancre remplir d’encre surfaçassent limitent limites Lilith aux lèvres gercées ruine sur lande rouge noire moteur sans surprise reprises multiples. Empreinte empreinte figée peu de brume peu de lune peu de mots peu de lune peut de brume peut de lard pour de la graisse remplir emplir. Ce que tu vois autour ce que tu sembles regarder comme choses comme étalage comment je comment je pourrais saurais aimerais le/te regarder en/de face en deux faces Janus le tempo du texte du tien du tien comme du mien le miroir se cache reflet le miroir comme cache.

Pant2005