En thème

J’aime les mots pour leurs audaces
les antennes intérieures
j’aime les mots pour leurs caresses
nos désirs antérieurs
à la cité of the lights
la nuit n’est plus intime
non le vent
s’est levé
pleure petite fille
c’est le temps du délire
pleure autant que tu le pressens
les murs s’insèrent autour des sentiments
et les fils de laine blanche ne sont en fait
que des câbles d’acier recouverts de neige
rien ne vaut les faux semblants

tu peux vivre dans la résolution
l’intime qui affleure
je garde un oeil sur toi
tu peux suivre ma ligne
infime vers les pleurs
on se gardera de tout ensemble

et ce que tu redoutes en fête
c’est les nuits et les peut-être
où tout s’emmêle en fantaisie
que la lune n’est plus la nuit

J’aime les mots pour leurs audaces
les antennes intérieures
j’aime les mots pour leurs caresses
nos désirs antérieurs
des câbles d’acier recouverts de neige
rien ne vaut les faux semblants

Pant 2006

La née cécité de nos larmes

Dans les pires moments
il n’y a que les larmes pour lâcher un peu de poids
alors elles paraissent
elles se doivent de couler
elles ne peuvent que tomber
nécessité
trop de larmes doit y retourner
au ciel pour se laver

Trop de larmes doivent ensuite retomber
en pluie fine sur nos têtes
mélangées pour calmer notre soif
pour adoucir notre fin

Dans l’empire maux mentent
il n’y a que des larmes pour lécher un peu ta peau
alors apparaissent
et ses doigts de coller
ils ne peuvent que se toucher
née cécité
trop d’alarmes doigt se retourner
ô ciel il s’est cassé

Trop de larmes doivent ensuite reculer
en pluie fine sur nos mains
mélangées pour calmer nos soifs
pour adoucir nos peines

Pant 2006

Alphabet

A parait
Bé fallait y penser
C’est si difficile
Dé buter comme butiner
‘o’Euf en vue sur la coque
F rayé aussi sur le sable tes lèvres
G d’autant d’elle envie
Hache si bien la viande de mes baisers
I nique la paume est parfois si moite
Git ensuite allongée sur la table
K peut etre presque unique
L est si belle dans sa tunique fendue
M tu le dis si souvent l’émotion c’est délivrance
N au parloir c’est deja presque trop de l’écouter
Eau en sourdine qui sourde à la mélodie en attente
P le rein se vide et nos pas sur le chemin
Cul vidé dévidé sur les automnes à refaire
Erre comme tu air comme tu es comme tu hêtre au bord de la fenêtre
Est ce que ces mots ont fuit tout sens ce soir
T at râme et vers le brâme dû
Eu bien eu car la gamme ne finit pas par ut
V l’aida bien sur comme la couleur qui parut
Hélà je cale à doubler l’apostrophe ‘Vé’
X bien haut toi la fautive ta peine de trop même votive
Ys grec ou presque mausolée à la bretonne
Z effrayé par l’effort

Alphabet dérisoire et fautif
acces de fragilité ou de facilité
on déforme et c’est soi qui prend la trame
grege oui je suis ce soie grege qui sur la pliure
devient si futile que les forts resistent
mais que l’alarme font enfin fuir au loin

Pant 2006

Ses yeux

Dans ces yeux
que je t’embrasse
comme je t’enlace
et les mots bleus jamais ne
s’effacent

et pour moi
sourire n’est une fois
non ce n’est pas me perdre sans toi
juste encore toi
mais les yeux bleus d’ardoise sur un toit
et des étoles de ce même vison que je lisse de mes doigts

Dansez yeux
que je t’embrasse
comme je temps lasse
et les maux bleus jamais noeuds
se lacent
et ses faces

et pour moi
mourir n’est pas une loi
non ce n’est que perdre le souffle encore une fois
juste une fois
alors je souris fort quand tu me parles de foi
agitant la laine beige comme on fait une croix

je sais que ton coeur est le mien
encore essieu ce bel axe pour vivre bien
agite aussi tous les remous du rêve j’aime quand tu me reviens

Dans ces yeux
que je t’embrasse
comme je t’enlace
et les mots bleus jamais ne
s’effacent

Dansez yeux
que je t’embrasse
comme je temps lasse
et les maux bleus jamais noeuds
se lacent
et ses faces

Pant 2005

Diptyques composés

Pourquoi trembles-tu mon coeur ?
C’est ta main qui l’effleure

Pourquoi alors ce pluriel ?
Par singularité ma fleur c’est d’abord ton ciel

Voilà alors pourquoi tes doigts sont bleus ?
Oui pour toi j’ai de la lune enfreint les jeux

Alors dis moi en quoi est tendre le bel effet de tes yeux ?
Mes pardons n’y laissent traîner que les enfants du feu

Pant 2005

Six mille

Quoi que je vois
est là devant
soi

Quoi que ce soit
reste là avant
soie

Beige
et finasse comme baigne
baise
efficace et doux comme un baiser

Soleils
ou étoiles
explosions si nombreuses
tes yeux
et mes membres
en feu

Dentelle
et ma nuit pour se réveiller
donc elle
et ma vie pour m’envoler
d’une ombre longue
partir participer partitionner
des morceaux de vie
des grains de riz
des gains de lumière

Et des vitesses à repasser
peut-être
si errait las ce levier
fidèle à la tornade
et mes rêves eux
aux platanes

S’emporter dans le vent
et finir ici et
mains tenants
nos coeurs
si vieux d’enfants

Si mille et mille vies
une seule rencontre avec toi
six mille et mille lits
et nos deux corps toujours collés

Pant 2005

Claque

Chaque regard
un mot
et tes yeux encore plus beaux
et mes soupirs par défaut
et par milliers
fermer ta bouche de mes lèvres
je sais
c’est trop idiot

Chaque regard
comme une claque au renard
rusé funeste dans le coin du vide
et ma vie qui se dérive ici
dans une vague éternité sans flux

Tu es d’ici comme je suis de là
et tes sourires
comme je me dois

De rêver
ne serait-ce qu’une seule fois
laisser passer la trêve
et finir la nuit sur la grève
ensemble

De dormir
l’une contre l’un
y a pas d’idées
c’est pas un mensonge
juste une rivière de dire
que parfois aussi savoir lire
fait aimer les mots
dans les calendes comme dans nos mains
des poupées sur nos doigts aux ongles rongés

J’ai jeté là toute ode au calendrier
Audace
your life
Tu es une femme qui se veut
ivre dans l’infini
celui de mon coeur qui fuit l’ennui
plus de sombre sang pour faire couler ma veine
non je n’y pense même plus
tu es ma sirène
tu es ma sereine
et moi l’idiot d’amour servi
et encore trop peu c’est dit

Time your love is gone my baby
and your lies
just hang out all your distress
and pain and suffer well no more stress

Pant 2005