Norma

http://www.thelatemarilynmonroe.com/photographes/shaw.htm

Norma Jean et les lits en colonnes
Norma et le sang qui se glace
Au bord de la rivière
Sans retour

Norma Jean et sa Stude Baker
Collée sur le cuir
L’ombre de la soie
Gantée comme une Dame oiselle
Norma Jean délicate
Mourant isolée dans l’ombre d’un lit
Que les grands, ou un Grand a laissé grandir
Alors je ne sais
Pas plus Niagara
C’est la chute

Et mieux vaux encore sept ans de réflexions
Pour lever les limitations du langage
Il n’est pas de mots assez bons pour cueillir
Le bouquet de roses
Qu’elle a mérité
Il n’y a pas assez de sang dans nos veines
Pour nourrir les épines de sa vie et de ses passions.

Dont acte
de fin.

P.

Tango Six de lys. Noirs.

Comment rire de moi ?
Quand le vent s’est dressé, le fil en est tombé
Sur les étoiles milles rides
Comme on me mime un rendez-vous

Est-ce priver la tempête de vent
Qui me fera plus coucher
Dans l’œil ? Prendre mon repos
Comme un répit instantané
Comme un repas instant damné.

Est-ce priver le soleil de lune
Qui fera bruire un peu plus tes ailes
En faux cils ? Caresser le mystère
Unité salage d’un rivage insane

Comment me lis-tu moi qui ne veux que relier
Les âmes et les autres mêlées
Une bergère a son amitié,
Un pauvre mâle vibre sous le décolleté

C’est facile, inutile. Placer les mots, comme on respire, même en un rythme. Comment écrire « je suis un salaud » ? Y a t il une beauté à massacrer dans le sourire qui pointe sous sa robe amidonnée ? Un doux amour, qui reste à souhaiter, encore que vivre en rêve n’efface pas les larmes couchées sur le papier, et que reste-t-il de mots à respirer dans cet élan ? Aucune source, aucune rive, rien que des soupirs, rien que des désirs, au plus fou même quelques délires, mais en fin de soir, que reste-t-il pour me nuire, que reste-t-il dans l’obscur qui m’ennuie, qui s’engouffre dans le mitan de nos soucis ?
Les gestes ennemis, et les sourires conquis, quel souvenir de nuit, quelle veste endosser, je veux tranquille m’allonger, et laisser partir la nausée. Image du repos, sur un voile ta peau, une caresse, un propos, imagine un miracle, un naufrage en cadence, un rivage sans récifs. J’aimerais savoir, ce qu’il pourrait lui dire, même lui écrire, pour accrocher son cœur, et faire partir ses peurs, s’envoler ses frayeurs. J’aimerais creuser les livres de ma chair, pour y retrouver l’aube, et la chaleur de ses matins.
Encore une octave, monter la gamme, essuyer les notes, déverser le torrent dans ce milieu de lune, laisser souffler les plumes, et encore rincer nos bouches, bleuies par le temps, et la glace salée. As-tu déjà un nom toi qui te cache dans mes peines, te donner un prénom, un souvenir, une idée, tout cela me tente, mais laisser monter l’attente, laisser s’ouvrir le charme, une larme, un calice, un chemin à paver, une mine de fer, cime en ruine, étole importune. Tu peux m’isoler, ce sol est humide, une torche plantée, est ce que tu sais, pourquoi, pourquoi nos rêves et nos désirs, ne donnent jamais lieu, mais se cache au milieu, où se niche enfin, cette perle bleue que l’on nomme jouissance, est encore en jeu, est ce un essai, un pari qui se défait ?

Un film, tout neuf en plastique, un courant vieux tout sauf éclectique, je voudrais voir tu sais pour que toi…
Mille doigts, et la moitié posés, les autres découpés, la table est mise à coté, et le vent couche les peupliers, c’est une sauvage entrevue, c’est un désastre imprévu, comme une histoire de la rue, comme une ruche déchue, comme un souvenir inconnu, une ville qui se brise en deux, un enfer avec les yeux, une ivresse qui meule en surface, je sais rien n’est pas plus pareil, je cache le soleil aussi, mes larmes sont de la vie, qui se dévoilent en surface, et se masquent dans le platre, je sais, je sais, encore quelques mots, encore, encore mille mots, encore des peines à coucher, encore des larmes à moucher, encore des soirées factices, des vils sans orifices, et des tuyaux en décadence, en déca-danse.
C’est comme un projecteur, un électro-choc, comme on me mine en rendez vous, je veux plus revoir ces souvenirs. Effacer tout dans l’astreinte les souliers vaisselle cassée, comme lave, étoile est en succion, l’hiver veille la moisson, et où se passe donc la fin, cette finale en fusion ?
Fais-moi l’original, mais comment vais le refaire ensuite ? je veux que tu me relises, comme pour une nouvelle surprise, une triste découverte ou une belle entreprise. Envie qu’on se relie, comme un désespoir en cascade, union des séparables, mystères indécouvrables. J’écris pour mieux mourir, laisser le vent me détruire.
« My baby suit institute », je file à l’école du blues, je suis en retard, et comme c’est moi qui fais le cours, je t’attends pour les pleurs, les autres y sont déjà pour les cœurs. Laisse moi temps porter, vieux contrôle, Charlie undie.
Et comme je signe, j’efface aussi la ligne.

Tango Six de lys. Noirs.

Pant 2004-10-25

Chanson contre la pluie

C’est une chanson contre la pluie
celle que les nuages apportent avec toi
quoique dans tes bras
tout cela fait tres lourd

c’est une chanson contre la pluie
qui arrose la plage de San Jose
celle à l’abri de nos amitiés
là où tes bras autour de moi
se sont croisés

j’y découvre nombre
des souvenirs qu’il me reste de toi
ces souvenirs qui se teintent de soie

c’est une chanson contre la pluie
Esther c’était sur la plage de San jose
les cocktails y avaient goût de paille
ne restaient d’agréable que l’ombre de tes bras

Pant 2004-09-07

Boréale

Une aurore boréale
Sur ton cœur comme un automne
Au couchant

Et les ombres
Qui passent
Sur ces sourcils épais
Boréale

Tu pointes tes doigts
La lune vers toi
Luna désespère cette fois
Une trahison
Comme une icône
Loin de tes pas
Boréale

S’il suffit de respirer
Boréale
Ta peau comme un linceul
Et tes doigts
Comme des crayons
Sur ma chair
Marquent les rives
Boréale

Mea culpa
Je le sais
C’est trop beau
Ces ombres tout là haut
Qui s’étagent
Tes cheveux noirs
Si soyeux
Je te veux
Langoureux
Je serai pour demain

Boréale
Boréale
Forme d’idéal ?

Pant 2004-07-09

Une chanson triste

Une chanson triste
Comme les histoires que l’on se raconte
Une chanson triste
Comme les histoires que tu me murmures à l’oreille

Quand s’entrouvre la porte du salon
Que tes pas mouillés sur le sol s’approchent
Et que de tes doigts humides tu touches ma bouche

Comment pourrai je savoir que c’est de tes larmes toute cette eau
Comment pourrai je dire toutes les larmes qui coulent chez moi
Que le ciel est si gris que ces ombres l’ont chassé

Tu m’accompagnais souvent là bas pourtant
Et tu savais qu’il y avait d’autres gens que j’aimais
Que c’était en permanence cha-cha
Que l’ombre était solitaire et noire
Comme les touches de ce piano

Une chanson triste
Comme les étoiles qui tombent dans tes yeux
Une chanson triste
Comme cette étrange amitié qui s’écroule là

Je le savais bien depuis longtemps
Les aromes de tes sourires ont maintenant le poids du désespoir
Je te ne te vois presque plus
Comment pourrai je mieux t’aimer
Que te donner ces ailes que j’ai portées

Une chanson triste
Comme les images que tu me laisses
Une chanson triste
Comme la fraîcheur de tes baisers.

Pant 2004-07-06

Tango Griss ++

donner du vin pour le boire
donner du temps pour l’espoir
donner de l’amour sans déboires

___

dans ton sang deja niche le soleil
et pur comme diamant ton sourire
naive image
it’s only you

dans tes cheveux des parfums de fleurs
et dans ton coeur comme l’eau
naive image
it’s only you

sur ta peau velours peche miel
douceur
et dans ta chair émotion tendresse
naive image
it’s only you

j’aime ton rire
perle du matin
j’aime tes sourires
topaze pour mes nuits
naive image
it’s only you

___

je ne sais souvent qu’une chose
c’est que souffrir est mon lot depuis mon enfance
et que seul je serai toujours dans ces moments là
l’amour ? je ne sais, parfois jamais ou souvent parfois
un masque de fer oui peut etre
lourd et saillant de mille pointes
« mais je ne peux plus pleurer je n’ai plus de larmes
je ne peux plus crier je n’ai plus de cris « (hommage a Oxmo)
je ne sais si je suis un sage, un homme, un soldat, un ange, un démon
je ne sais si je fais souffrir, si je fais rire, si parfois mes mots portent
autre chose que ces histoires qui s’emportent et insupportent aussi
j’aime pas faire mal mais je le fais, je me le fais souvent
enfant je crois ne j’avais l’avoir été
du grandir trop vite
trop de cris trop de douleurs de souffrance de maladies aussi
du grandir trop vite
ai je été un enfant ?
je lisais a 4 ans, plongeant derechef dans les mysteres de l’imaginaire
de l’autre qui ecrit
de l’autre qui me montre
alors des séries noires a 5 ans ça calme, ou ça attise le désir et le besoin d’amour
je ne sais ce que je suis
un pauvre un sage ou un pleureur
un homme qui partage surtout ses pleurs
mais ils sont secs comme des pics acérés

alors que suis je ?
oublié
je m’oublie, je martele les mots sur du papier
j’endosse des roles
des mauvais roles
mais je ne sais lequel est vraiment le mien
savourer le role du chef
il me va mal et je n’aspire qu’a la paix
ma livre de chair je la partagerai avec une ame
la mienne si j’en avais une
voilà
je me laisse aller c’est pas mon style
dans ce post qui n’est pas le mien
c’est pas mon style
mais là je suis hs, off, j’en peux plus
craquer ne sert a rien
alors je ne craque pas
je croque, je croc
et que le ce grand cric repasse pas par là
j’ai perdu tous les miens
alors reconstruire
oui
je le fais
mais en souffrance dans le doute dans l’insouscience ou dans l’inconscience
comme le soldat qui va au feu sans penser qu’au dela de lui c’est les flammes et une guerre qui n’est pas pour lui
alors mourir oui pour des idées
mais je prefererai encore mourir pour les miennes
si j’en avais
voilà
trop de mots qui veulent rien dire
qui passeront encore au travers
de toute façon on me lit sans me comprendre
et je l’ai voulu aussi ainsi
on ouvre jamais la porte de la chambre des tortures
quand on a de la pudeur, enfin ce qui y ressemble
seuls ceux qui sauront percer par leur courage leur grandeur leur volonté (choisissez et cochez) seuls donc ceux là passeront le mur
et sera t il mieux pour eux ou pour moi ?

là est la seule question
est que je m’en sortirai de cette vie ?

___

un arrière gout de nulle part
avec vue sur le vide
rien d’autre qui m’interesse
où va t on quand on rêve qu’à moitié
où va t on quand nos rêves sont en papier

peut etre que le silence est la plus belle des encres
et pour la deuxieme feuille ecrire en la pliant
des mots pour la cacher, des maux pour l’abimer
où va t on quand nos rêves sont en papier…

qu’est ce que vous croyez ?

___

une rose à plier
contre
une rose à couper
pour
une chose agrippée
contre
un mur tombé
pour
une cause à pleurer

___

un Tango en coupe pour la soif
ou une coupe en Tango pour la suite
encore une drole d’idée pour une idée moins drole
paumé l’instant, encore perdu.

___

un Tango en plume pour la soif
une ruine en sol pour la rime
une histoire d’amour pour la crime
un passo doble pour rêve d’histoire
un baiser brulant pour partir en fumée
pret pour le voyage

Pant 2004

Peut être pas…

peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…
mais des pas de tes rêves vers mon coeur
est ce un espoir ou un souhait ?
un rivage à peine aperçu au fond d’une nuit peu claire

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour

peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
mais des silences qui prennent leurs heures
toujours je m’éclaire de la fraicheur de tes lèvres
en doux souvenir comme il se doit
pas d’autres traces dans mes horizons sur mes routes
délavées par les larmes elles sont maintenant pleines d’arbres
leurs feuilles cachent la couleur parfaite de leurs fleurs
leurs parfums éclatent comme des vents dans l’air céleste
mais où se trouve ton coeur ? encore si fort dans ce parfum de fleur

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour

une drogue un silence un espoir une rive vers demain
un calme soupir comme l’extase quand tu prends ma main
seul dans la rue je me prends a trembler quand j’y repense
et mes pas s’accellerent, je cours, je vole loin de l’indifference

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour