Je veux plus revoir Paris.

Les rivières naines et larges
Si altière comme une image
Pas roturière dans le désir
Elle se pose en courant d’air sur mon ire
Et laisser perler là le plaisir

Etait ce une île
Plutôt Cécile
Ne sens tu rien venir ?
Les mots souffrants d’une étincelle
Allez savoir
Brûler
Ne laisse aucun espoir
Le long du cou

Etait ce une île
Plutôt un sombre désir
Ne sens tu rien venir ?
De cette mer coule trop d’eau
En vagues mystères au long cours

Aujourd’hui je pars pour une nuit de saveur
O lune morose ferme donc les yeux
Il est des plaisirs qui te rendent rousse au milieu
Alors contre toute attente me noyer dans tes yeux verts

Il était vrai ce courant d’air
Laissé par la chute lente de ta robe de lin noir
Qui tombant sur le sol et le sable
Fait une tempête de poussière qui masque ton cœur

Coté misère là je te laisse
Sol sol o soledad
Laisse mon cœur en sérénade
Il est trop tard il est trop tôt
Mais je préfère encore ne plus jamais boire d’eau.
Et mourir couché sur ce sable
Que ton corps à taché de la sueur de tes saveurs…

Pant 2004-09-16

Accident

Hasard est un accident
Un hommage au même moment
Une cadence pour une danse sur un instant
Nommage d’une rivière où il n’y a pas d’argent

Lampe éclatante et le monde noir et blanc
Morne cité où commence le rite turban
Ton corps nu teinté des marécages et de l’odeur de l’enfant

La montagne magique messe basse aux lenteurs imaginaires
Parle plus fort que la tempête et que le vorace shai hulud le ver
Mon cœur disparaît dans les rives de ce songe
D’un coté l’enfer à vivre et de l’autre le coté qui la vie ronge.

Pant 2004 09 11

Voyage

J’ai les mains sur le clavier
Et les touches se mettent à danser
Devant mes yeux tout se met à voler
Et les notes sur le papier
comme des souhaits, des envies de décoller

J’ai les mains sur le clavier
Et je cherche encore où se cache les mots
Rien ne tombe sur cet écran
De ce que je frappe à l’instant

Qui donc se permet d’écrire à ma place
Désolant là mes mots pour les rendre idiots
Qui donc est là devant cet écran
Qui habite ce corps enfin

Si je le croyais pas en moi
C’est de rire que je ponctuerai ces vers
Mais même de cela mon clavier ne veut pas disposer

J’ai envie de rire pour une fois
De saisir là les ires de ces baisers
De caresser sans tendresse ta peau tachée
D’encre isolée par l’acidité de mes pensées

J’ai besoin de partir en voyage
De laisser les rêves à un autre
De m’envoler sur ses ailes
De décoder jusqu’à ses lèvres

Un long périple au pays du Tango
J’y retrouverai mes roses
Et les couleurs riches du sang

Pant 2004

ACCENTURE

Quelle excuse apportes tu là sur tes doigts
Légère mixture dans laquelle je sens le froid
Quelle nature s’incorpore dans l’aube de tes seins
Miniature du silence et d’une jouissance pour demain

Quelle voilure masque ton cœur si haut
Si ce n’est la ceinture naturelle de l’idiot
Quelle excuse apportes tu, lasse comme ça
Aventure d’un ciel voilé de nuages de taffetas

Un regard clair maquillé par tes yeux bleus
Teinté de fauve par l’éclat que réverbère les cieux
Un soupir lascif qui naît d’une nuit de pose
Et qui finira peut être par une matinée hors dose.

Pant 2004-07-27

Ombeline

Tu écris sur les ombres
Et il t’en reste à peine sur les doigts
Alors imagine les couleurs des fleurs sombres
Si tu n’aimais plus les lois.

Tu dessines sur les pierres
Et il t’en reste à peine sur Toi
Alors je dessine moi sur de la terre
Imagine que c’est ma première fois

Ombeline idée noire du Soi
Que va tu laisser de moi ?
Des ivresses matinées de silences
Des mots chers que l’on dote de souffrances ?

Alors de ta peau la douceur
Mon plaisir fait naitre une peur
Celle du manque comme absence
Et de l’abandon comme délivrance.