2004-Chroniques déstructurées
Paupières 1 et 2
1-Paupières, tout n’est que paupières.
Des mots posés sur du vide, et de l’huile sur un essieu. et des trous pour mieux percer, et des langes pour mieux cerner.
pauper, pauvre en esprit, pauvre de mots , mais riches de rides dues aux maux.
tout n’est que mots, les rires que je pose là sur trois lettres, aha. et les sourires que je ne sais poser en plus de trois mots. alors et les pleurs ? jamais ils dissolvent, ils affadissent, désépaississant la miction faite de l’huile et de meurtrissures.
Meurtrissures, en être vous si surs ? de meurtres il n’y a que le corps et le mort de sur, et des fois rien ne vaut la mort sure par morsure. Les dents cariés, les dents acérées, les dents à briser sur la chair, ne rien faire à moitié. Peupler de l’art, des corps ivres de lard, peupler avec effet retard, par dérision, plus que par décision. Car rien n’est décisif, qu’il n’est quelque part incisif, incisif de quartier, en traversant la rue, et ceci afin que la mort tue. Renversé par un lourde Volvo souveraine. non non je confirme pas par cette féline qui porte le nom de souveraine, mais celle plus lourde et massive qui se fait discrète et écrasera plus fort et plus plat.
2-Paupières c’est aussi une fin de carrière, lorsque l’arène se referme en un presque cercle, le point d’expulsion. Le point de chute, point de chute, tout se laisse en cercle à reprendre sur un autre, pas en inclusion, pas en occlusion, mais sur décision, alors l’espace n’est que sortie, pas respir, l’espace c’est l’anti-mot, le néant du langage.
Paupières, car là oui, si on ferme les yeux, fermons les yeux, et oui, les mots s’espacent, mais s’étirent plus qu’ils disparaissent, s’étirer, élongation d’un espace, en collusion avec le temps. Respir.
Paupières, car si j’ai peur du silence, c’est aussi pour ça que j’écris, par peur de l’entre mot, qui n’est pas le mot. Le non langage en fait, car comment de l’espace vierge peut naitre un langage ? la langue ne peut y penetrer.
C’est le souffle qui y est avant les mots. Bien en avant. Ruah.
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Pen-cil en trainée
J’ai le décalage en retard
Encore une histoire trop tard
Y retrouver une goutte d’espoir
Je sais que c’est ton rêve d’un beau soir
De mai.
Bad dream for the reason why
Et les étincelles sur mes doigts
Qui rugissent presque d’effroi
As alike wind in the sky
Les trois colonnes en succès
Miracle de l’éternité en sachet
J’ai refermé les yeux une fois de trop
Le feu qui prend mes pupilles
Les flammes qui gagne ma pupille
Mon cœur est ma défaite
Là cette fois c’est le néant qui fait la fête
Se retrouver partagé
En mille feuilles par moitié
Seul en mirage comme un ange brûlé
J’essuie encore une larme sur mes doigts
Si tu veux savoir
J’avais si peur que mon sang reprend dans la glace
Si tu veux savoir
Ma nuit fut sauvage, et sans histoire
Juste mauvaise en désespoir
J’ai ressenti vive voix le feu en mépris
Et les flots qui rugissaient au bout du fil
Mille et moins encore de moi en émoi sur le palefroi
Ma chair compagne de ton cœur
Mon cœur en souffrance comme dahlia
Noir comme l’espoir cette nuit là
Mobilisant encore et encore
Les vagues courants de lumière
Posés au creux de mon cœur
J’ai provoqué la crue comme on lance la criée
Ondes enfin maîtrisées de mon amour pour te tranquilliser.
Pourquoi en fait moi sais je aimer ?
Des fois je ris d’en ressentir l’effroi.
Tout ce que je suis ne sert à rien
Comme le vent captif dans un mausolée
Comme le temps dans le sablier enfermé.
Tout ce que je fais c’est créer de la peine
Et là je ne peux qu’en pleurer.
Et je sais que cette nuit encore je recommencerai…
Pant 2004-11-24
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Argance
Ignames en troupeau
Caresse ô marteau
L’ombre de mon cœur
Et son errance de flambeur
Chasse au fond des lois
L’amour comme une proie
Armé de baisers humides
Faire fi de ces tristes ides
Il y a ailleurs d’autres jours
Et de meilleures garanties
L’ombre y brille sans souci
Lumière interne aussi l’amour
Une seule rime
Pour guérir l’abyme
Fugace réalité coming
Let the love just arriving
Sourire qui guide en souvenance
Une altérité comme errance
Qui trouve le juste repos
Autour d’une âme déposée en dépôt
Pant 2004 11 20
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Mâchoire d’acier à Port-Vendres.
Les nénuphars éteignent le soleil en absence,
Lumière intestine, saudade et pastels
La chaleur est une caresse
Qui s’étale sur le rivage bleu des nuages
Alors ainsi comme un défi
J’avale le coeur en même saveur
Soulagement solide enfin
Mirage automne comme soudain
Mille heures qui se couchent sur mon destin.
Et ils prennent leurs fusils, s’enlisent dans la gomme incestueuse, ils prennent le maquis, comme ils baisent, en compressant le fût de leur calibre. Ils s’éloignent en maugréant, ils s’éloignent en pas de deux. Deux fois par deux, trois fois par trois, quatre sur huit, et deux fois moins cuites, l’hiver est une fin d’heure et l’ivresse qui passe par les mots s’ironise dans le mal être. La chaleur arme mirage, y puise l’écorce du fer dans le feu des danses exquises, la chaleur y presse le cœur de nos palmures suintantes, la chaleur y brise les palsambleu anciens, et les divers calembredaines, brûle en méfiance sauvage, en rive mourante, les carcasses posés là, écartelées par le sable, par le bruit infesté du temps maître de l’avant.
La fenêtre de lancement est bien pauvre, étroite, et balance en mausolée les ridelles de l’avancée correcte. La cible est un néon, fauve du néant, qui s’oublie dans le clair du diamant posé là entre tes seins. Libre coup bas sur la transparence lunaire de ta peau, et qui s’embrase dans le palimpseste igné de mon regard.
Transparence de l’eau, fontaine, fontaine, comme elle coule là où libre est le sel. Et les rimes sur les fumées de l’errance, les mots glacés/glaçons que l’on repose sur le cercueil/prison. Murailles clandestines et les lions sur la ville, arrêtés par les tanks, armés de feuilles bleues. Agitant les cœurs comme ferveur. Palestine/Ivoirine le cœur de l’enfant toujours y saigne en innocence condamné.
Tomber, tomber encore, recueillir l’ivresse comme la plume, et la regarder décoller sur les ailes des damnés. Et l’épée que je traîne, ivoire même que j’étrenne, des envies qui m’entraînent, sur un chemin de traîne, loin du rail qui freine les wagons de l’oubli.
J’ai des caresses en sursis, et leurs larmes souveraines en otage. Pour en finir comme pour une mauvaise image, je referai une lettre, qui s’ajoutera à la précédente, une lettre qui s’étage en démo. J’y posterais ensuite dans le ciel, une lettre de souvenirs, rien qui ne resterait à vivre, mais des silences, car eux s’envoleraient facilement.
Je dépose sur le sel, des mots de soutien, des larmes figés comme des caresses qui n’auraient jamais souffertes de la douceur tranquille de ta peau. J’y ai aimé ce sourire, qui jaillissait comme le feu sur le torrent, mais si proche que le ciel soit, rien ne me permettra jamais de couper mon âme en deux. J’aurai aimé être ce fleuve livresque qui baigne les ombres chairs, mais les odes, les lais, les chants, jamais, bien chantés par ma voix de gauche, seraient funestes pour d’autres raisons. Un fantôme alors, dressé sur le pont de la calabraise, barque où le mat, se matte pour me laisser naviguer. La toile lourde et courte fragilise.
Un voile de requins qui repousserait
Vers les horizons lointains
Une toile de sequins robe à composer
Libérer ta peau de la chaleur de la laine
Poser l’urne et les cendres sur le sol
Souffler une fois ouverte sur le doux mélange
Et s’embraser comme si le temps reculait
Redevenir ce feu qui prenait nos chairs
Pour ne laisser là que nos tourments
Lais libérés de ces instants
Comme s’il n’existait plus de l’amour
Que des songes rapiécés
Une voile de sequins et mon cœur pour la fixer
Sur ta peau adoucie de mes cendres
Et par l’esprit qu’il me reste
Te mener jusqu’à Port-Vendres.
Lame lame et le feu
Qui de la forge éteint l’acier
Quid de la force qu’étreint mon cœur
Sur la lame,
Suit la larme
Suis-je en alarme
A chaque doigt que je dépose
Sur le coin de la table
Comme un domino
Tu poses un baiser
Sur le coin opposé de mon cœur
Inutile couleur, inoculée douleur
Chair qui rugit comme au délire
Lame lame et nous deux
Qui entame comme le vent dans nos sangs
Les pirates de l’oubli pourriront comme l’orage dans le temps
Larme larme et tout deux
Paresseux dans la nuit
Chaque regard comme hurlé
Se dépose sur la grille portée au feu
Fer rouge qui colore mon sang
Une autre ride sur ma chair
Pour y masquer ce qui me traîne en avant
Avant
Libérer les chaînes
Comme le souvenir de Madeleine
La toute première fois
Comme ruiné sur cette étoile
Station debout
Porte huit et tourne à droite
Couloir où reposer
Sur le sol, tout au long
Comme un câble. Enroulé.
Fœtus éclectique. Retomber.
Désirable mystère. Replier.
Sur cette fleur en songe les lunes qui briment en infortune, mes rires déjà brouillés, mes soupirs emmêlés. Une odeur psycho-active presque une douleur associative, un calme délice qui se déplace vers l’infini. Sur cette fleur mensonge, le parfum s’est dédoublé, les rêves, ceux qui brisent le temps quand on est seul sur le seuil, à l’ombre des deuils en barre, les rêves ont ce soir le goût de folie, et je tremble, chair en soucis songeant sans doute à se désincarcérer de mon cœur, de mon âme, de mon esprit sans doute, non pas sans doute, loin de tout, loin de là, loin d’aimer, loin du temple mais proche du mausolée. Désolé.
C’est ici la mâchoire que je tiens serrée, et qui m’empêche de tomber, et m’empêche de hurler, m’empêche de parler. Et retiens d’un charme, les larmes. Encore que, encore que, elles ne coulent pas sur mes joues, non, elles ne coulent pas. Elles ruissellent sur le papier, sur chaque lettre, chaque mot, qu’elles déforment, qu’elles décharnent, qu’elles brûlent, et que pourtant que j’essaie de retenir, mais, mais… je ne peux pas, je n’y arrive pas, c’est captif mon cœur, c’est prisonnier du moment que tombent les mots en falaise. En malaise. En fadaises. Et l’on me reprochera je le sais d’y mettre trop de feu, que la charge émotionnelle est intense. Je sais, je sais, mais qu’y puis-je, je me suis laissé capturer. Pas vraiment volontaire, non, pas vraiment désireux. Pas vraiment.
J’étale là mes soucis
Que faire que faire pour toi la vie n’est pas
L’ennuie mais la nuit qui s’enfuit
Tristesse maladresse
Pas de tendresse
La folie veut guérir mes plaies
Dominicales ombilicales stomacales et tant pis
Quid de l’acide plein la peau
Va brûler tous les maux
Et dissoudre tous mes os
Palmipèdes assoiffés
Rêves octuples cassés symboles enlisés
Crimes autres sphères méritées
Vaisselle porcelaine creusée sur le ciel de nos lits
Et puis en finir par se gaver
Novocaïne comme granulés
Voire même comme sucreries intestines
Derniers mots ?
Qui de nous sourit ? Qui de nous s’enfuit ?
Les parenthèses les sans soucis
Les meilleures ennemies
Les éternelles amies
J’espère je pleure je crie
Enfin parfois la nuit
Et ensuite frapper les tempes
Coups de poings
Arracher couper déchirer
Cette chair
Qui m’a blessé
Et trop marqué
Alors marquer de lignes rouges
Entrelacs de mon amour
Et revenir si peu blessé que je soupire
Seulement vraiment et tendrement
Qu’un dernier souffle imprime son cri dans cette litanie
Et j’aime l’idée de la fosse, de la fange, l’idée que le temps me mélange, que je finirai sûrement dans les eaux du Gange, en querelle. Des cendres sur le ciel, monter sur le sol, me laisser errer en terroir.
Caresser aussi les fleurs de plastiques, et tous les thèmes du mausolée du silence.
Inutile, comme le souffle, la caresse, les audaces, souvenir qui revient.
Soudainement mes pas, qui retracent, comme un autre chemin, en cadence, mille errances.
Et les lunes, revenir.
J’y retrouverai, mes larmes coulées, et les sourires là hauts collés.
Et je marche. Sous les soleils qui repeignent les images sur les murs, en ocre et même en or.
Et mes pas, y revenir, comme on hante un souvenir,
Et là où je me désespère, comme on dit.
C’est que le midi ne sait plus provenir que de l’oubli, une sentence, indolence.
Incohérence du destin,
Insolence
Qui me traîne, plus de pas
Qui me draine, entraîné sur les draps
Blancs de perle, sacré de vent mauve
Et l’oubli
Incidence comme un mépris, une cause indéfinie.
Et la fin
Comme faim
Enfin, de suite, fêlure de plastique, acidose en overdose, et mélange de fin de règne.
Pant 2004-11-10
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Heurt Gris Vert
Les nénuphars éteignent le soleil en absence,
Lumière intestine, saudade et pastels
La chaleur est une caresse
Qui s’étale sur le rivage bleu des nuages
Alors ainsi comme un défi
J’avale le coeur en même saveur
Soulagement solide enfin
Mirage automne comme soudain
Mille heures qui se couchent sur mon destin.
Et ils prennent leurs fusils, s’enlisent dans la gomme incestueuse, ils prennent le maquis, comme ils baisent en compressant le fut de leur calibre. Ils s’éloignent en maugréant, ils s’éloignent en pas de deux. Deux fois par deux, trois fois par trois, quatre sur huit, et deux fois moins cuite, l’hiver est une fin d’heure et l’ivresse qui passe par les mots s’ironise dans le mal être. La chaleur arme mirage, qui puise l’écorce du fer dans le feu des danses exquises, la chaleur qui presse le cœur de nos palmures suintantes, la chaleur qui brise les palsambleu anciens, et les divers calembredaines, elle brûle en sauvage, en rive mourante, les carcasses posés là, écartelés par le sable, par le bruit infesté du temps maître de l’avant.
La fenêtre de lancement est bien pauvre, elle est étroite, et balance en mausolée les ridelles de l’avancée correcte. La cible est un néon fauve du néant, qui s’oublie dans le clair du diamant posé entre tes seins. Libre coup bas sur la transparence lunaire de ta peau, et qui s’embrase dans le palimpseste igné de mon regard. Transparence de l’eau, fontaine, fontaine, comme elle coule là où libre est le sel.
J’ai posté dans le ciel, une lettre de souvenirs, rien qui ne reste à vivre, mais des silences, car eux s’envolent facilement, j’ai déposé sur le sel, des mots de soutien, des larmes figés comme des caresses qui n’auraient jamais souffertes de la douceur tranquille de ta peau. J’ai aimé ce sourire, qui jaillissait comme le feu sur le torrent, mais si proche que le ciel soit, rien ne me permettra jamais de couper mon âme en deux. J’aurai aimé être ce fleuve livresque qui baigne les ombres de ta chair, mais les odes, les lais, les chants, jamais bien chantés par ma voix de gauche, seraient funeste pour d’autres raisons. Un fantôme alors, dressé sur le pont de la calabraise, barque fugace où le mat, se matte pour me laisser naviguer. La toile lourde et courte fragilise.
Une voile de requins qui repoussent
Vers les horizons lointains
Une toile de sequins robe à composer
Libérer ta peau de la chaleur de la laine
Poser l’urne et les cendres sur le sol
Souffler une fois ouverte sur le doux mélange
Et s’embraser comme si le temps reculait
Redevenir ce feu qui prenait nos chairs
Pour ne laisser là que nos tourments
Lais libérés de ces instants
Comme s’il n’existait plus de l’amour
Que des songes rapiécés
Une voile de sequins et mon cœur pour la fixer
Sur ta peau adoucie de mes cendres
Et par l’esprit qu’il me reste
Te mener jusqu’à Port-Vendres.
Sur la lame,
Suit la larme
Suis-je en alarme
A chaque doigt que je dépose
Sur le coin de la table
Comme un domino
Tu poses un baiser
Sur le coin opposé de mon cœur
Inutile couleur, inoculée douleur
Chair qui rugit comme au délire
Chaque regard comme hurlé
Se dépose sur la grille portée au feu
Fer rouge qui colore mon sang
Une autre ride sur ma chair
Pour y masquer ce qui me traîne en avant
Avant
Libérer les chaînes
Comme le souvenir de Madeleine
La toute première fois
Comme ruiné sur cette étoile
Station debout
Porte huit et tourne à droite
Couloir où reposer
Sur le sol, tout au long
Comme un câble. Enroulé.
Fœtus éclectique. Retomber.
Désirable mystère. Replier.
Pant 2004-10-31
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Dissociation ++ version déf

J’aimerai pouvoir manger cette armure, acier pur sucre lent mâtiné d’or noir; j’aimerai pouvoir parler sans lutte pour échanger mes lacunes contre celles des apôtres de la Une. J’aimerai sécher les lunes de Valréas, éreinter ses tornades, et briser ses rancunes, mais, mais…
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Résolution. 2 Raison ?
Puttez ces maux que je ne saurais faire rimer,
Poussez les vers le déversoir,
Le mauvais coté du réservoir.
Puttez ces mots,
Coté club,
Coté fumoir,
Coté cigarillos.
Etonnez moi en sourire,
Saisissez moi en principes,
J’ai bien peur de ne plus rien vouloir,
J’ai bien peur de ne plus avoir peur,
Juste las,
Juste las d’être,
Las d’être là.
Longue mise en scène pour une scène prise en trop gros plan, je ne veux plus revoir le mépris, le travelling, le channeling. No soucies. Laissez couler le bateau, calfater de goudron et de merde, de souvenirs, de pus, et de laines dures. Voilà Bardot, esclave du possible, même pas de savoir mourir, où se cache dans nos cœurs la belle Marilyn, celle là est une femme, et on en fait plus. Le pole de la souffrance qui dans un lieu orienté asile du mystère laisse haler coté cœur les ridelles d’un soupir incertain.
J’ai passé la main, pas pris de ticket, passager clandestin, vie volé de l’assassin. Voile doté du poseur de mots. En cadence, plus d’espoir que l’on me laisse faire, ça commence à jaser, à causer dans les cœurs, et les violences intestines se mettent à sentir une odeur de moule et de purée saumâtre.
Alex, tu le sais, ces images ne sont que fortuites. Le stress et ma condition littéraire fait que ma folie, mes raisons n’en sont plus. Alors les pensées fugaces par instant, quand le trop plein ne laisse comme envie que de trouver le bouton stop.
Le silence, le repos, la quiétude, alors oui peut être le néant, peut être.
Prendre le dernier train, le laisser approcher, toutes lumières allumés, et sauter…
En fait rester pour quoi ? L’amour ? Oui c’est une bonne raison, c’est magnifique l’amour, c’est grand, mais c’est compliqué, c’est intense et souvent caché, c’est surprenant mais souvent dur à vivre à l’air libre. Et air libre ? Regardons de plus près cette qualité d’air, pollution, résidus voraces qui ne font que nous dévorer un peu plus.
Rester pour les amis ? Oui ils sont là, ils sont bons. Mais la qualité des relations suffit elle à faire autre chose que créer des liens ? Le lien est il suffisant même s’il est clairement nécessaire ? Alors nos relations ne sont elles autres choses que des mains tendues, des gestes fait les mains ouvertes, doigts offerts ?
Le grain d’une peau, une caresse, un soupçon de pêche, une tempête sculpturale qui laisse le pas à un cyclone scriptural, pour ça je pourrai continuer de vivre. Ivre effectif à toute autre réalité. Alors le réconfort est il juste un affleurement des sens, une exacerbation ?
“Millet ne pouvait le savoir-la science de son temps l’ignorait encore mais ce geste des Glaneuses est à l’oeuvre dès l’origine du temps, lorsque, après le big-bang, des particules aussi dénuées de valeur en leur isolement que les épis éparpillés sur la plaine se lièrent au gré des vents cosmiques pour former les premiers grains de matière, promesse de toute vie. A l’oeuvre aussi, le geste des Glaneuses au cours de l’évolution, quand les gènes par accident se croisent et que de leur alliance naît une force neuve qui défie les forces de la mort. A l’oeuvre encore, le geste des Glaneuses, à l’aube de chaque intelligence, quand les neurones, poussant en toutes directions leurs ramures, nouent au hasard leurs premières synapses, espoirs de fulgurance a venir. A l’oeuvre, le geste des Glaneuses, à chaque pas de notre quête quotidienne de connaissance, quand l’occurrence fortuite d’un fait en explique soudain une multitude d’autres, épars, jusqu’a cet instant, dans les confins isolés de notre conscience. A l’oeuvre toujours, le geste des Glaneuses, quand des inconnus d’aventure se rencontrent et que de leur improbable association résulte une entreprise plus vaste que la somme de leurs solitudes. A l’oeuvre enfin, le geste des Glaneuses, dans nos mythes les plus sacrés, où un mot suffit à conférer sens à l’insensé tourbillon des phénomènes qui terrorisent le croyant, Dieu au scandale de la vie, résurrection à l’horreur du néant. [...] vivre c’est lier [...]” Jean-Pierre Truong, dans le concile de pierre.
Centurion carcasse inutile, paumé dans une époque fébrile, qui n’a plus de repères, qui n’a plus d’opinion sur le temps, ni d’options pour dedans. Refermer la porte, alors qu’en fête elle est toujours ouverte, chaos énigmatique d’une solution acide.
Prendre le dernier train, ou ne pas laisser passer le premier, lutte fiévreuse de possibilités qui dansent dans ma cervelle. Des si, des non, des chaleurs, des glaces parfum figue. Famélique cet aspect de l’homme, je perds vraiment ma densité, ma consistance. Et surtout mon envie de poursuivre.
Cyclone, vainqueur des lenteurs inaltérables, cyclope serpent de métal qui fonce et me précipiterait dans un monde de silence et de repos. Hum, encore que c’est juste une conne d’idée, comment sait on ce qui se passe après ? C’est peut être bien pire, et comme je le sens, le silence et le repos n’existent pas.
Alors fureur, laisse toi aller, les actions ne valent rien, les regards se posent sur le néant, mais les soupirs ne viennent pas de l’innocent, non, le coupable est celui qui les mots manipulent. Et peut être que finalement entre les mots et l’amour je retrouverai la raison…
Pant 2004-09-12
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4-Réalité.Oralité.Royalité
Réalité. Lorsqu’on avance sur une avenue, lentement, laissant la musique pénétrer doucement le corps, laissant les os résonner aux rythmes languissants des tressautements de la chair. Quelle est donc l’apparence de l’être, est il plus vrai quand il brille dans la lumière, ou est il encore quelque chose quand il est perdu dans l’ombre de la nuit obscure. En fait on retombe sur la question classique : « un bruit dans la forêt, s’il n’y a personne pour l’entendre, est ce encore un bruit ? » l’être par là même dans la pénombre est il encore quand rien ne l’éclaire, quand personne n’est là pour le ressentir ? En l’état Descartes dirait oui, car un être se pense et par là même se crée et est. La création se redéfinit à chaque instant et se perpétue elle-même dans cette action. Est-ce que cela veut dire qu’elle se suffit à elle-même ? Qu’elle récuse l’existence d’un esprit créateur ?
Oralité. Comme un cauchemar séduisant qui accorde sa primeur efficace à l’apparition de cette dangereuse lunaison. Et ce tango qui s’efface, qui nous délaisse, mais jamais complètement, non, il n’abandonne pas, il délaisse, et revient, pénétrant séducteur, accaparant l’être, ne laissant que le paraître sans intérêt. Oralité qui se perpétue dans le cri, tel celui de Munch, cri qui exorcise justement cette causalité d’être.
« Royalité ». Justement, cette musique, légendant les rivières sur mes os, marquant sa cadence sur les rives de ma chair, cette musique, abrite dans ma « royalité » une autre atmosphère. Sur cette avenue là, je cabriole, je roule, je saute en rythme, je suis une roue mystique, qui chante, qui se laisse jouir de l’instant. Et ce qualificatif normatif et néologisme de « royalité » d’où germe-t-il ? Dans l’espace de l’En Sof, il est une ombre royale. Dans cette ombre où la lumière danse depuis les origines, dans cette ombre, la musique y fait corps, et j’en suis sûrement un des instruments de jouissance. Dans cette ombre se cache peut être l’essence d’une autre réalité, une réalisation plus proche de l’être, plus proche du sens premier, une ombre où la lumière se cache en mon linceul, et danse sur ma tombe opaline. Une ombre où mes os sont sucre et miel, et où l’acacia m’est connu, et présenté, à une fête, et où l’acacia y est une dame fabuleuse qui porte en germe le parfum enivrant des plaisirs de l’être réalisé, « royalisé ».
Pant 2004
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3-Fragilité. Elle approche. Pierre.
Fragilité. Et les ongles qui cassent alors ? même s’ils ne sont pas griffes, ils désespèrent ma peau, et font couler mes larmes. trop de soucis et mes yeux pour parler, alors qu’en fait ils ne savent pas regarder.
Elle approche. Ses mains se tendent. Luz, elle est si belle qu’ici, c’est les étoiles qui tombent, et nos jambes qui tremblent. Mais quand elle veut prendre ma main, j’ai encore les yeux fermés, et je refuse.
Pourquoi? mes yeux ont envie de noir, pas envie de voir, et Luz tu m’es plus qu’un espoir, tu brilles trop. je ne veux pas sêcher mes larmes, juste les regarder couler. La fontaine est à l’intérieur, c’est pour ça mes yeux sont fermés.
Alors ma Luz, je ne veux pas de ta main qui brule, mon destin est sans fin, et mes chagrins sans colères. Retourner toujours le coté chaud, ne garder là que le froid, le coté noir, là où il n’y a pas d’espoir, car sinon ça veut dire qu’il faut être heureux.
Je garderai donc les yeux fermés, je ne veux pas te voir, je ne veux que vivre dans le noir. Les habitudes ne peuvent que me salir, ne peuvent que me souiller, alors je reste figé en attente d’une attitude à trouver, les mots pour tout changer. Mais c’est quoi les mots qui changent ? Luz ? toiler ta lumière et en tisser un suaire, un linceul de soleil pour ma tombe opaline, tu le veux ?
Je ne sais quoi trop rêver,
trop d’espace
je garde les yeux fermés
je ne sais
que dire ici que j’aimerai aimer
je ne sais pas
encore ouvrir mes mots
juste les fenêtres parfois
et laisser les volets tirés
je ne veux pas que Luz
toi ici, tu ouvres en grand
je ne sais ce que je veux cacher
mais mon coeur s’est voilé
je le veux caché pour prier
je ne sais comment démontrer
que la nuit est mon ange gardien
qu’elle cache mes limbes
dans les nuages de ses tenêbres
je ne sais comment expliquer
que je ne veux que trouver ce feu
qui consume toutes mes pensées
prière de ne plus exister
et toi Luz te voilà à mes cotés
alors que l’été tire à sa fin
que l’hiver me montre son chemin
Luz j’ai trop chaud dans tes bras
et je ne peux même pas te regarder…
Pierre. Il est au monde au moins lui, ce monde de pierre, que je ne sais même pas tailler, comme un sourire que faudrait faire émerger, alors que je ne sais que faire émarger des notes de sévices. A toi, Luz, et toi Luz , étoile Luz, princesse du berger, clair pas un coeur à moitié, mais une âme à dévorer avec la mienne.
Pant 2004.
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