2004-Abysses
La semelle des mes pauvres idées…
La semelle de mes pauvres idées s’efface sous la peine
Acérée maîtresse aux yeux si bleus et au port de reine
Là comme je marche l’espoir en vous s’espace
Et de mes lèvres s’échappe un doux cri comme un spasme
La route chante sous mes pas comme je me tais
Sur ce silence je reconstruis mes paumes usées
La tête qui cogne sur le sol long et gelé
Sur cette plaine je ne veux plus saigner
Le fleuve rouge sombre encore au-delà
S’ingère en lui-même et disparaît
Pas de restes pas d’ombres que des souffrances ignorées
Qui fait couler mon cœur en peu de maux ?
En un fado sensible et si beau
Lhasa de ta bouche éclate la chair et la peau
Pour laisser apparaître l’homme nouveau
Mouiller les yeux les lèvres et l’ombre de tes mots
Mon cœur n’a pas assez
De laine pour se réchauffer
Sécher la peine et l’étoffe sereine
Maintenant taché d’ocre et de pourpre chaud
Bien au revoir bien au repos bien en semaine
Les flots dans l’Espagne se promènent dans la cité
Citer mes mots en traîne cette douce félicitée
Qui fait couler mon cœur en peu de maux ?
En un fado sensible et si beau
Lhasa de ta bouche éclate la chair et la peau
Pour laisser apparaître l’homme nouveau
Mouiller les yeux les lèvres et l’ombre de tes mots
Comme un esclave je pleure sous l’horizon
Pour ma souffrance qui n’en finit pas
Par pure mélancolie je m’y repose, je m’y soumets
En quel honneur, en quel sourire, je me sens si sale
Si faible si pauvre isolé dans mes mains quelques mots à frapper
Sur un clavier sur une table
Sur mon visage que j’aperçois
Dans la glace le matin pale
Encore du sang qui coule, et du malheur en trop
Miroir brisé pour la rime sèche mon sang sirop
Si épais qu’il colle aux bords de ton décolleté
Bien au revoir bien au repos bien en semaine
Les flots dans l’Espagne se promènent dans la cité
Citer mes mots en traîne cette douce félicitée
Qui fait couler mon cœur en peu de maux ?
En un fado sensible et si beau
Lhasa de ta bouche éclate la chair et la peau
Pour laisser apparaître l’homme nouveau
Mouiller les yeux les lèvres et l’ombre de tes mots
De ces larmes si belles qu’elles ont la forme des lys
En nombre délices qui éclairent l’ombre à nouveau
[…]
Pant 2004-03-28
Gravité 2++
A chaque fois vomir un peu plus
Rejeter jusqu’au sombre gout du plaisir
Lire ceci me rendra enfin idiot
Plus le dégout de perdre un instant
Saccager encore ces pseudo crises
Ces détresses incantatoires et décues
Sacrilège hivers qui s’abaisse si bas
Lourds les mots les suites les odeurs de l’ivresse
Et le fumet de ta chair moite et musquée
Seule liqueur que ma langue ivre veut lêcher…
**
Briser là, cette vitre, découper au tesson
Les veines bleues pliées dans l’ombre
Regarder Couler la vie ignoble salissure
Pour du rouge couleur en faire peinture
Une proie pour l’ombre
Un désir d’un ciel noir immonde
Faire des flutes avec tes os
Une danse macabre ensuite
Se laisser porter
Funeste assemblée
Une suite endiablée
Sexe à demeure raidi à ta mesure
Franchissant athlete ce rubis con
S’enfonçant altier sans illusion
Dans la moiteur musquée
Aveuglé par des désirs et surtout pas par des sentiments
Qu’il à laissé dehors, là y a que sa queue qui trime
Ne reste qu’une certaine odeur de crime
Des muscles déchirés, des lambeaux de péchés…
**
Ivresse incantatoire
Par les mots illusoires
Se laisser porter sans jamais rire
Dans l’ivresse et vers le pire
Rien n’est sans raison
Sauf mon coeur et ses illusions
**
Con vain moi Loana ?
Ta colère n’a pas le gout du subtil mépris
Bien timide cette diatribe
Je te vomis
Mérite que mon pieu dans ce rubis con
Jamais de sentiments pour une image unique et délavée
Qui n’est rêelle au fond que sur un écran ou du papier
Gravité
Toujours renaître plus beau
De peur de pas retrouver les mots
Ceux qui nous rendent nouveaux
Claquer ses mains dans la misère
Et laisser filer la merde qui coule de tes paupières
Lécher le sel ivre et le miel ainsi iodé de l’ombre de tes sourcils
Des perles des maux des tristesses des tresses des rêves comme on porte ses cheveux
You are a natural disaster
Frapper les touches l’une après l’autre et jamais se satisfaire des masques de la tendresse criminelle et insatisfaite
Les ombres ont gentillesses largesses et odeurs émérites calcinées de lin bleu
Et amères et âpres enfin de tout feux
Comme une seule inspiration futile comme un seul au monde immonde transfert
Convainc moi Loana tes larmes vont me faire crever de rire c’est pire
Réalité ou odoralité, ou odeurs alités, ou saveurs inexistantes car inexcitantes
Fil de fer souffert larmes amères enfer lumière brûler fermer les yeux plus de paupières
Convainc moi Loana tes larmes n’ont aucune saveur aucun espoir de résilience même nauséabonde
Convainc moi Loana c’est pas tes seins qui vont parler à ta place
Ton cul qui va prier ton audace,
Ta vie qui va creuser les rides dans la glace
Aucune raison qu’une femme se penche à ce balcon de mes idées
Aucune raison qu’elle sèche mes yeux et aimes le goût de mes larmes
Aucune bonne raison autre que celles que je pose sur l’ombre
Innocentées à Londres elles pleurent aussi sur moi parfois
Alors que suffit le ciel à la moindre gamine qui rêve de l’homme sans savoir
Le goût du désespoir, du moindre coût des regards du moindre poids des âmes
Alors à quoi rime les mots du poète une fois de plus une fois de plus
Trois fois trop rien il n’a aucun droit aucune cité aucune reconnaissance
Rien que l’inconscience des rêves et des mots la suffisance savoir aussi poser les mots qui tremblent dans le vent dans le ciel et retombent sans patience sur le sable mouillé de vos désirs nocturnes…
Y a pas d’échange pas d’utilisation pas de remise à nouveau
Pas d’histoire qui commence y a que de la souffrance
Une lumière qui baisse qui baisse les yeux
Et ferme les volets les yeux bleus langoureux
Plus rêver juste courir s’enfuir c’est pire
Crever les ballons les masques les furoncles les illusions
Gagner l’immonde le monde qui ronge le regard bleu des enfants
Pas regretter, pas regretter
Les bombes qui soufflent le feu dans ma gorge
Je fume je m’éclate je pète je rage
Pas un rêve une course une saga une pyramide mausolée idiote
Allez j’arrête là, plus la force de classer les armes, de les huiler
J’ai tout remonté, plus de tendresses à déposer, lubrifiant humide de rosée
Plus utile, hors service, or sévices… compris ?
Pant 2004-03-25
Tunique
mâcher les mots
et les ombres pleurer
tendre la corde
et me regarder tomber
le sol vient à mes pieds
unique habileté
écraser les corps sous la souffrance
et attendre les yeux levés vers le ciel
l’éternité en délivrance
rasoirs et lames en haine
lancer les larmes pour tout faire rouiller
les murs enfin s’écraser
les femmes regarder danser
la musique pour certains interdite
minables humains
voilez vous la face
cachez vous la peine
ignorance est votre vertu
celle du macareux couvert de glèbe
si geler le ciel cause la mort du peroquet
les larmes aussi
tout reste ok
les os pour le roquet
brume en carosse
pompe le coeur de la violence
évacuer là le sang qui coule
tarir là la rivière qui mène à Aqaba
ne pas en salir les ruines fameuses
et repenser aux couleurs roses des sables
Pant.2004.3.4
Haut de coeur
serait ce mon coeur qui cogne sans raison dans les murs de la haine
que je construis à l’abri des passions
je revendrai toutes mes larmes si elles sont chaudes que tu brules jusqu’à la nuit
je causerai toutes mes fièvres pour que dans ce rêve je brise toutes mes oppressions
mes cris sont les sourires blêmes d’un magazine recouvert de lumière nuit
est ce que mes lèvres doivent se fermer jusqu’à la fin de l’émission
même si j’ai la pourriture dans la bouche qui grandit jusqu’à la louche
ravale toute ta haine tes humeurs et tes fausses missions
j’ai recouvert les murs de sienne de mes crachats et des flots de ma déraison
serait ce mon coeur toutes les lunes que je déchire à foison
les matins tièdes que l’on casse de nos poings fermés
j’ai trop de haine à regretter je vends tout je le donne même si j’ai raison
à quand la fin de cette journée cette rengaine
est ce que la fièvre qui se traine sur mes lèvres est un mirage ou un cauchemard
les mots ont gout de haine, de sel et de sang, est ce que le vent suffira pour dire tout ça
la glace qui court mes veines dans l’ombre du maquignon de mes valeurs
lasse là l’orage et déclare à tout va, que rien ne va, que rien ne va
ravale donc ta rengaine de l’amour ou de la haine restera le dernier soir
que la chaleur de nos os qui se dégage de ce tas de fumier qui baigne
la terre de nos sanglots rien qui regrette tous les matins sont bêtes.
Voilà
les coups de gueule les enemis rêver de coups sans trop damner
les mots qui s’en soucient ceux qui crient dans les vents de nos furies
sans trop parler sans trop clamer l’identité de nos envies
alors siffler cet air soumis pas question jamais chanter toujours crier
les clans les peuples les privilèges plus rien d’un rêve
plus de chantiers pour un pays plus de sourires
plus rien que nuits qui se laisse tomber voire même chuter
un délit d’expression plutot un cri d’homme qui fuit sa raison
plutot une trêve à toute fin sans impression que tout cela s’achève
les libertés les mausolées, tous nos musées, les beaux labos pour nos idées
tout se referme tout se colmate tout se calfate et tout disparait
a step at my side
marre de parler ça fait trop crier, pas envie de cirer les murs de mes pensées
tout se salit tout se raidit surtout mes poings peut plus taper ces mots sensés
encore que non plus de raison plus d’oraisons bien que funebres soient ces instants
pour mon pays pour ma nation moi qui la voie encore si belle en rêve
pauvre roi Louis qui l’a forgé, pauvre Napoléon qui l’a sauvé
pauvre Gambetta qui l’a aimé, pauvre de Gaulle qui l’a réveillé
voilà donc déjà cette triste fin qui se profile plus de jardins
à cultiver pauvre Voltaire dans le ruisseau tout le monde est tombé
ou ça va plus tarder vais m’arreter peut que pleurer même plus des larmes
mais des mortiers pour refonder toutes mes idées et surtout briser et détruire
les mauvaises pensées qui rentrent de toute part dans mon pauvre coeur…
Pant 2004
La peur eiffel 3
mettre à l’index les courageux et mes nigauds
amis du peuple au soleil
va rien rester de libertés
tout se cloture tout se ferme tout se reglemente
adieu les mots libres les licences poetiques
prendre les armes laissez les crayons
reprendre pas a pas dans la rue nos mausolées
sortir les meubles vides de nos cerveaux
et laisser fermés nos poings prets à frapper
les politiques reguliers se moquent de la richesse de la nation
ils ne pensent qu’à fermer leurs poches et laisser crever tous les poetes
surtout ceux qui lassés de les voir sourire jouent les prophètes
votez contre ceux là qui ne jouissent plus que de nous voir moins libre
votez contre les taxeurs de tout cotés
qui se sucrent en nous salant nos âmes
et mettent nos corps en saumure
salauds infames regarderons nous cela sans rien dire une fois de plus
délocalisé nos outils de protection, nos outils de décisions
c’est la chute de la maison france
celle qui avait reconquis de haute lutte sa liberté contre le nazisme
se retrouve soumise à la vindicte d’un econazisme pseudo liberal
car s’il faut etre liberal pour aimer tuer la liberté ils le sont
alors je pleure et mes larmes en acier iront frapper les coeurs
et briser leurs humeurs…
La peur eiffel 2
le reel sort tes lèvres du reel en quelque sorte
il ressort de ce contresort comme une sorte de contresens
une perte de sens vers un non sens
fendre l’air comme un météore plus rien sentir
se diriger vers le grand froid celui qui gele
qui ensorcele ou encorcele dans un corset corsage relaps
comme un météore
les reels qui se chevauchent dis tu n’ont qu’une envie
c’est de prendre corps comme dernière échéance
les reels comme tu dis ne sont jamais plus des reves
mais il en ressort comme une émotion délétère
un regard de carbone qui illumine les nerfs
une subtile caresse para-lymphatique
qui lasse de tout repos laisse filer les sourires
dans tous les coins de nos salles carrées
se faisant accourir tous les chiens de Tindalos
au regard ne pas finir hagard
te revoir et ne pas perdre espoir
dans les os, ne rien laisser
toute la substantifique moelle est bonne pour les suceuses expertes
le sang qui reconnecte tous ces tissus gangrènés
donne le gout maussade et saumatre aux altières héritières de nos [sources amères
alors en fait
je le sais maintenant
ce n’est pas trop tard
les matinées subites sous le sceau de la prophétie du mauvais regard
laisse enfin apparaitre à vos pales yeux sales
les griffes acérées de l’enemi de toute vie en nous
alors pourquoi me dites vous ce délire ne s’efface t il pas dans vingts secondes comme les autres ?
peut etre que les fumeuses secousses destructrices ne sont pas encore passées, un problème de réglage sans doute.
sans aucun doute même
les moutons de solitude
ne sont que des paysans rebelles aux yeux du salvateur bourreau.
La peur eiffel
L’escalier dans sa démarche vagabonde me promène dans cette nuit insane
Les mots sont si lents dans ma tête que le temps pète
Alors je regarde si fort vers l’infini que j’aperçois la nuit, ma nuit
Traverser les ombres molles et boire jusqu’à plus soif les fruits du désir
Perdre le fil du hasard et remonter la dignité vers le soir
Comme coucher la lune en soie dans ma main
L’œil dans le vague tout divague
Le charme infini d’une Romy ou d’une perverse Marilyn
Ce n’est que moi qui surgis dans le terrain vague de mes soucis
Persiste insigne les yeux levés vers Estelle
Ensemble on est comme qui dirait presque fous
Et les cauchemars dorés à l’or fin on avance au plus loin
Pour arriver jusqu’au bout de nos fantasmes
Les petites filles pas de chances les lumières sont éteintes
Et l’heure de rêver se manifeste par la révolution qui passe au maquis
Compagnons les murs de la résistance infime à vos désirs
Les murailles saumâtres de la lune infestée de nos souhaits
Et les visqueuses comparaisons iniques de ces intelligences malversées
Tout se traine à vos pieds au pas cadencé au pas de sourire au pas de raison.
J’attends le crash, le mausolée ouvert, le musée des ardeurs foraines
Des muqueuses parfumées de ces dames regarder couler les fontaines
J’ai bien appris ma leçon je deviens un vieux con pervers et odieux
Alors belle dame vous ne souriez plus je vous vois frémir
Pas de froid je le sais entre nous mais de ce feu obscur vous ne voulez
M’enfoncer dans la nuit à défaut de votre puit je m’en contenterai
Sans avoir regarder j’ai vu le dégoût sur votre bouche
Sans avoir fini je me soigne à tout rire
Offrant sans vergogne mes sourires aux passants
Je voudrai pas mourir sans salir tout mes péchés
Les brunir de toute cette merde qui couvre le monde
Et fait se gausser ces anges aux ailes noires de crasse immonde
Et moi alors ?
Je vois le sang qui coule de vos lèvres
Bâtir la rose de chair de votre souffle encore
Toujours gonfler jusqu’à la lie la matière si orgastique
Ne jamais rien laisser ternir l’arrivée de la jouissance
Et après tu me parles de confiance et de ces couleurs mauves ou roses
Corsage ivoire couleur d’espoir
Il est trop tard les masques et les fards
Vous porter jusqu’à ma bouche c’est louche
Rester seul plonger en apnée dans les hivers vifs si vifs
Que le goût se glace dans notre éternité solitaire
Comme toi j’ai droit de survivre à cet empire
Et m’étendre sur le grill comme ça
Me perdre les yeux dans le clair matin
Gâché par les ivresses en bas latin
Tu n’auras qu’un avant goût du pire de mes sourires
Des mots qui veulent rien dire
Poser là sur le glas de mes désirs laissés seuls pour les voir mourir mourir
Comme ça par regret par sadisme odieux tu n’auras qu’un avant goût
Prospère idée du matin grave et regarde tourner toute cette rythmique qui naît soudain
De mes refrains comme un nouveau goût de larmes acidulées et recouverts de toute la haine du ciel …
Pant 5-3-2004
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