Des covers—à vomir

Des images sur la cover du magazine
Encore elle qui brille plus que le soleil
Marre de ne voir que ces cils
Et cette fausse Cécile

Qui casse le nombre de mes doigts
Quand les poings se referment
Qui brise le rythme de mes pas
Quand mes yeux se ferment
De peine

Alors qu’en ai je à faire et à foutre
De ses seins qui jaillissent
De ce decolleté qui s’efface
Plus envie de me branler
Sur ces images de pin-up
Je fais pine-off

J’ssaie de penser à ce bouquet de fleurs
Demain n’est pas encore là
Mais cette émission est déjà finie
Et tu seras bien seule

Con vain moi ? mais pas seul
Inconnu mais malheureux en sous sol
Pas envie de rire sous les cameras
De baiser sur les écrans
De sourire sans jamais avoir le droit de pleurer
De peur de me faire éjecter

La fierté d’être moi tout seul
Digne sans vous pauvres jeanne à foutre

Doigts

mes doigst mouillés
se sont posés
sur toi et en toi
ne bouge pas

mes doigts mouillés
se sont aimés
comme des caresses sur toi
en toi aussi je pleure
juste après

juste après
vivre mes doigts mouillés
lisser la courbe de tes seins
mes doigts mouillés
lisser la courbe de tes lèvres
entrouvertes tes dents les mordiller
ne pas savoir
ne pas vouloir

ce qu’est la vie
que je vis
que j’oublie

mes doigts mouillés
de ta sève
portés à mes lèvres
et m’abreuver
de tes sourires toi mon aimée
j’en ai rêvé
nous nous sommes là
nous on sourie
nous on oublie
toute la nuit
nous sommes la nuit
nous sommes la peur qui nous unit
nous le sommes le coeur qui nous ennuie

juste à fermer les yeux
mes doigts mouillés laisser parler
ton corps veut vivre
vivre
vivre
encore plus fort

Pant 2004

(hommage à Marylin d’indochine)

OBsCuR hantisme

le goût s’efface lentement maintenant que j’ai avalé l’ombre de mes péchés
lune tarde à m’employer l’autre reine de mes soirées
a les plus beau seins de la société
des tétons qui riment en plein avec sa beauté lune suave et si douce pointée
je ne suis plus que la plume dans ma main
celle qui caresse un brin de peau délicat
m’épater lorsque mes doigts loin d’être mouillés se sentent à peine mieux
odorants comme l’été, d’une senteur decolleté, pleine de lune et de danger
m’appater de tes sourires ainsi que des délicatesses de tes cris
ma patée se trouve dans ta bouche, et je m’accroche à tes lèvres
suçant ainsi le sel au gout de ciel qui peuple la fontaine
m’écarteler les poignets te voilà enfin prête à m’attacher
et montre moi tes cheveux dans le vent
comme une griffure tout au long des bras

au milieu de toutes ces traces il y a de la place pour un baiser
une morsure un délice des crocs
au milieu de ta chair se casse cette fracture
s’ecarte en creux cette douce chair moitée

j’apporterai aussi mes chaines
celles qui trainent comme mon coeur à tes pieds
quand tu oublies de les rouvrir et me laisse serré
tout contre toi de misère et d’envie

j’aime ces images laissées où tu me laisses crever
j’aime respirer cette ombre qui vient de toi
qui vient de toi encore une fois
il pleut dans les rues de ta chair
c’est quelques gouttes de sang qui perlent et adoucissent la traine
de ces blessures intimes et inutiles, celles que mes doigts longs de griffes sur toi
laissent comme un charme d’obscur hantisme

des milliers des rivières et des rivets sur le sol
où je te reste attaché
sur le sol à tes pieds
chacun sa chaine, ses liens
et lorsque je rêve, où est le soleil
c’est la douleur qui m’ensorcelle
car c’est de ton corps que je veux la lumière…

Pant 2004

Non désiré

Une vie, rien demandé, mais voilà l’enfant qui crie
Les années, les cris, l’alcool, les colères, les larmes
L’éveil des sens, l’éveil des pensées
Et encore la colère qui brise et les cris qui montent

Tant de fois je me suis soustrait à moi-même
Pour ne pas ajouter toute cette haine,
Cette violence dans mon sang
Qui aurait détruit aussi vite cet enfant

Mais enfant qu’est ce ? Ainsi des colères subies
Ainsi des vapeurs de haines entourés
Je suis tombé dans le roman noir a cinq ans
Tombé en chance dans l’imaginaire
Dans l’horreur écrite où se cache parfois des héros
Dans l’horreur écrite tout cesse quand on ferme les yeux
Quand on ferme le livre
Alors je suis resté dans les livres jusqu’au bout
Planqué derrière mes barricades
Toujours plus hautes, toujours plus hautes
Pourtant une fois, deux fois, mille fois
Encore vaincu je me retrouve au milieu des combats
Même pas un enjeu, plutôt la raison quelque part
La raison de la haine déclarée
Même si on aime son fils c’est peut être parce qu’on doit l’aimer
Froidement même si les soins sont de qualités
Infirmière plus que mère
Père agressé de jour en jour, se cache dans l’ivresse, tout au fond
Et voilà le décor planté, et voilà tous les maux qui se sont plantés dans mon cœur
L’enjeu, le prétexte, la raison de la guerre
Et voilà les rives de l’enfer
Quelques accalmies quelques trêves
Mais elles ne furent que brèves
Et l’éternelle lutte du pot de terre contre le pot de fer
Mais moi ce pot de terre je l’ai recuit aux feux de mes désirs
De mes colères, de mes désirs, de mes passions.
Terre est devenue pierre, pierre est devenu roc
Et là douze ans période néfaste me voilà mal
Cadenassé dans mon cœur, dans mon corps, dans ma tête
Tout était prêt d’éclater tout allait casser
Les rêves éveillés où je disparaissais rétréci en une unique boule moléculaire
Les battements de cœur qui s’affolaient qui faisaient trembler toute structure
Alors comme une boutade offerte par un camarade, comme une plaisanterie
Les mots viennent en renfort, et je commence à composer des bluettes, des pastiches
Des farces qui petit à petit deviennent force et obscurité
Qui commencent à purger mon âme et mon sang
Je commence à aimer le noir
Noir mon ami qui réchauffe mon cœur et étouffe la douleur
Cette soupape enfin crée je me permets de revivre un peu
Le trop plein peut s’évacuer et je peux rester humain
Enfin si je l’ai jamais été
Mais enfant ça non je ne connais pas, que dans mon regard sur les autres
Que dans mon regard sur mon fils
Voilà je vais arrêter là cette fois
C’est déjà assez perso, assez clair, assez lourd
Et si cela sort c’est qu’aujourd’hui c’est le dégoût qui m’anime
Le dégoût des gens, la perte de confiance, le retour en arrière sur cette enfance
Où je ne pouvais pas faire confiance, ou je ne pouvais pas aimer
Car les gens se haïssent, se testent, se détestent
Et moi j’ai mal, j’ai mal au cœur, j’ai mal en cette âme
Que j’ai eu du mal à construire
Et mon travail sur le net est une part de cette âme
Que l’on s’acharne à salir, à détruire.
Alors prenez plutôt un sabre, un couteau, une hache
Et que ça soit définitif ça fera moins mal…

Je suis né ?

Je suis né d’un espoir qui n’est jamais paru
Même pas désiré mais me voilà enfin
Aimer ma destinée aimer mes mains
Aimer mon cœur qui se reprend
Jamais trouvé ma place toujours étranger
Car étrange je mets les mots au service de mes maux
Mais pas question que je ne trouve pas question que je sache enfin à quoi je sers.
Seul sur cette terre mes pas me portent dans des lieux où je me désespère en tout.
Les gens que je croise ne sont que des gens, des étrangers à eux même, étaient ils désirés ?
Et au final ça change quoi ?
J’ai faim, je rêve, j’ai peur, mais sais je aimer ?
J’aime les concepts car peut être que je ne les comprends pas,
on aime toujours un peu plus ce qu’on ne comprend pas.
J’aime les gens, j’aime les femmes, j’aime la force, j’aime le courage que je n’ai pas, que je ne vois nulle part dans les gens que je croise.
Que du dépit, que du répit, que des épreuves de fuites, dès que le problème apparaît ils ferment les yeux. Tu sais, je le sais, nous le savons, mais souffrir n’est pas utile mais on le fait, mourir n’est pas utile mais il le faut, car tout finit dans l’ombre de mon cerveau, inutile toutes les calendes, toutes les histoires que l’on se porte.
Et au final pour quoi tout ça ? Des églises comme des havres de paix, des lieux de partages, des chambres isolées. Je ne vois que gens qui enfin, ainsi, ne prennent plaisir qu’à souiller, qu’à salir les espoirs maigres de ceux qui vivent. Des femmes ? Des hommes ? Des revenants ? Des revenus ?
Je suis né d’un espoir qui n’est jamais apparu
Je me suis fait seul, déterminé par moi-même, inoculé comme un virus à la vie, comme un microbe qui surgit. Je ne suis peut être pas d’entre vous, je suis venu peut être que pour une entrevue.
Mais tout dans cette vie me déçoit, les yeux bleus, les yeux noirs, les sourires qui n’en sont pas, qui ne sont que grimaces, qui ne sont que figurations désertiques d’un masque. J’ai faim mais rien ne me rassasie, j’ai peur mais de quoi ?
je suis né d’un espoir qui n’est jamais paru.
D’un père et d’une mère sûrement mais à quoi me suis préparé ?
les errances, les amitiés, les silences, tout n’est que pâle face à la solitude, l’éternelle solitude. Pas question, pas de questions, pas de sauvage en moi, rien qu’un page qui se retourne, qui se détourne, et qui veut s’en aller, et qui pourtant à les pieds gelés, et qui ne veut vous quitter, même si au fond il le sait bien, rien ne finira bien, avec des esprits si involontaires, si marqués par leurs propres ombres qu’ils ne connaissent que les pauvres lueurs d’un rêve de violence. La confiance ne sera pas plus à leurs cotés qu’aux miens, et je vais laisser là tomber mes mots, j’ai plus rien a dire, la saveur est trop acide ça me brûle trop la bouche, les vapeurs me font tousser, me font cracher, même vomir, et les larmes, les larmes ? je n’ai plus rien que des tremblements jusqu’aux os, ça me rappelle que je ne suis qu’un squelette, un étranger.
Je suis né d’un espoir qui n’est jamais apparu.
Je disparaîtrai purement ainsi d’un désespoir qui lui viendra me chercher. Ça finira mieux que ça a commencé alors, enfin je ne sais pas, je ne sais plus.

Plus un souffle, où sont les étoiles ?

je me souviens de la douceur de ses lèvres
quand je pleure j’ai encore le gout dans les larmes
l’eternité comme unique punition pour mes sens
j’ai refermé les yeux pour retrouver le gout de ses baisers
si demain j’ai encore des lèvres je les poserai sur la glace
afin de marquer là le feu de ce ferme et intense destin
que l’idée surgisse comme unique festin
mais le ciel est encore loin
j’ai retrouvé la faille dans mon chagrin
où est l’essence du temps et de Laura Gorne ?
quand je me passionais pour ses saveurs inédites

je me souviens encore de ses sourires
de ses baisers si longs dites
que l’unique rose image de cette soirée
est encore rouge et manque de souffle
car j’ai les lèvres encore refermées et serrées
comme mes bras enroulés tout autour
de toi l’aigle et le mince et froid autour

au milieu de l’orage il y l’espace pour mes baisers
j’avançais encore dans le vent bleu du matin
toi et moi seuls à moitié
tristes et nus les pavés se sont enflammés
et rechauffent les fruits de nos silences
fines et brunes incandescences
les voyages en dromadaire à l’omble
et pres des flammes
oh montre moi ta lune et mes caresses
sur les déliés de tes doigts somme fugace…

j’ai souvenir de mes rivières et de ses mains mêlées
au milieu des entraves il y aussi les pieds
du poete qui sourit et pleure parfois
mais les mots d’amour tous en beauté
libres délices se sont ce soir bien amadoués
et me voici presque gai enjoué et doué
une foi n’est pas coutume
et me voilà du poete j’ai endossé le costume

Pant 2004

Hors du sage 2

je refais ce texte sur la sagesse
car le premier personne l’a compris
je ne visais que cette pute de sagesse
qui glace les veines et ecarte sous les convenances
toute intrusion des forces de la passion simple
alors tant pis, c’est dommage, y a en qui sont parties
et qui ont pas compris
mais bon je n’ai pas d’excuse a faire
je n’en ferai plus
quand ceux qui comprendront comprendront enfin
que je ne suis pas un sage et que je dis aussi n’importe quoi
sans pensée derriere, et surtout que quand je veux  »la peau de quelqu’un »
c’est fait en direct live, en face a face et pas dans des nuances inutiles et
artistiques.

j’espere qu’aucune ambiguité ne subsistera sur ce texte.
ou c’est à desespérer…

macher les ombres et recracher
les sucs les chairs les remacher
je vomis sur toi tendresse
je crache sur toi sagesse

regarder immobile et tolerant ces deux là se battre
je vomis sur toi tendresse
je crache sur toi sagesse
maintenant je peux courir les séparer
et aussi frapper le plus méchant ou les deux

vouloir ne plus seulement aimer de loin
mais toucher ces seins et mordre ces lèvres si lourdes ourlées
je vomis sur toi tendresse
je crache sur toi sagesse
baiser pour baiser enfin
jouir pour soi enfin et rejoindre là ces frissons

ne plus user de ces mots d’usage
car ici c’est enfin hors du sage
je vomis sur toi tendresse
je crache sur toi sagesse
cracher, pisser enfin oser le faire et le dire
au devant de vos yeux d’enfants immobiles