2003-Les Fautives
Fantôme
Quand je serai un fantôme
Tu mourras de trop me voir crever
Et tes yeux ne pourront plus pleurer
Saccager toutes tes alarmes
Saboter jusqu’à ton visage
Maquiller de sommeil tes lèvres trop sages
Quand je serai un fantôme
Tu mourras de trop me voir crever
Et tes seins tomberont dans la plaine
Pas la peine de les racheter
Tu mourras de trop me voir sourire
Tes amitiés pourriront à moitié dans le sel acide
Et même s’il t’arrive encore de rire
Tu ne sauras jamais pourquoi
Quand je serai un fantôme
Tu mourras de ne plus jamais rêver
Quand je serai un fantôme
Tu crèveras et tu me rejoindras
Pant 2003.
Des croches
planter des fleurs
des boutons de roses
oublier de changer l’eau
qu’elle se trouble, qu’elles se froissent
la fille qui frappe dans ma tete
ces mots qui hantent mes reves
je supporte plus
meurtriere oublieuse de mes nuits
t’imaginer dans le soleil
tu tombais nue dans l’ocean
nue si belle à en toucher
des nuages dans le vent
qui sagaces fondent dans l’horizon
la mort n’est pas la solution
elle est la fin de toutes les questions
toujours jeune amie
planter des roses dans ton lit
les épines qu’elles te soient maudites
des gouttes de ton sang
pleureront dans ma bouche
live, 22 mots a la seconde, panne de coeur
Regarde nous
c’est l’augure d’une infecte chance
reve d’ambulance en goguette
Western en chaussettes
les yeux dans le vague
les mains dans les poches
jean sale, poches déchirées
Longue is the road
regler quelques comptes à l’ancienne
sur une riders cup
un mescalero sans esquisito
Lune de fiel
sur femme au regard de miel
Pas de chance
juste un petit regard de toi
sur moi
Et ça fait ça
L’hallali
old bloody time
les larmes defaillent
plein dans ta biere
les mots qui se cachaient
parlent aujourd’hui de sel
les mots qui pleurent ce soir
ont dans leur ame un soupir
a shoulder and pain for you
and the beat is broken
plein de souvenirs dans ces yeux
les veilles d’un soir qui passe
les jours qui “s’entre-lassent”
ferment toutes les histoires
et laissent parler nos adieux
like their drums un coeur qui s’abat
sur les lunes de fiel de mon espoir
les larmes bleus qui perlent de tes yeux
me soutiendront toujours jusqu’au soir
mais ces soupirs n’en resteront pas
every day
a ticket to my pocket don’t you know ?
i ‘m naked and alone just on your eyes
there are a people in the room
and it claims i’m a poor lonesome poet
pouquoi encore trembler
pourquoi les mots cacher
high brother dear
pant.2003.on live, ecrit en 240 battements de coeur.
Don’t fall on me
Faut que ça aille
Faut que ça aille
Une envie dans la vie
Mais encore une autre nuit
Mais pas à la même école
Rêver d’une autre suite
Une historicité, une hystérique osée
Décalage comme lune dans les nuages
It’s not me, it’s not you
Mes images n’ont plus que des failles, des ailes, des adresses
Des sauvages avides et néant
Des attrapes comme suie dans l’eau
Des soudards qui courent dans ma boue
Je voudrais tant savoir
Les armoires sont en bleu
Comme les reflets de tes yeux
Mais ces comminatoires échappatoires ne font que ruiner mes envies
Ton corps s’efface en mon cœur
Ne reste que silhouette qui disparaît, qui s’enfuit
Comme une ombre que la pleine lumière de la vie efface
Faut que ça aille
Faut que ça aille
Prendre des instantanés de cette nuit
Revoir dans les yeux de ma mémoire
Les doux horizons de ta peau
Et tes moustaches de lait
Quand tu as bu le café o leche
Décalage comme une dans l’age
It’s not me, it’s not you
Mes « animages » ne font plus que des failles
Girl like you, living for today
I prefer the rain who fall in the village
But your eyes so grey
Become the moons of my hearts
And in the lay pale shelter in the night
My horizon ugly lines
Cause my faction underline
And the animalistic sovereign
Is allright the sun on your lips
Pant 2003-10-26
Rebelle
je sors de l’eau
comme une fleur
mon coeur est now interior
mais cet étoile qui pleure ton corps
c’est mon coeur qui s’éloigne
le monde est bleu de feu ce soir
les rues sont suaves, les rues sont vides
à vif les ondes de paix qui sillonnent le sable rugueux
à peine cet enfant qui pleure, à peine
à peine cet femme qui saigne, de peine
je sors de l’eau c’est d’aujourd’hui
mon regard est neuf et rien à revendre
les innocents sont déja morts
les bourreaux ont encore mal au coeur
mais qu’est ce donc comme coeur ?
une fleur du mal qui fait saigner ton coeur de mère
o femme de Mal antigua ou de Panama
à peine cet enfant qui pleure, à peine
à peine cet femme qui saigne, de peine
c’est facile d’etre rebelle de mon lit a Paris
aisé de prendre la pose, de forcer sur ma gueule
mais pas de flics sauvages pour défoncer ma porte
pas de chiens courants pour déchirer mon âme
c’est facile de combattre pour les éloignés les lointains
aisé de prendre la pose, d’écrire quelques tracts bien acides
mais pas de prison pour nos corps qui s’engraissent
pas de mur les yeux bandés le matin, le petit matin blanc de peur
mais malgré tout la haine qui nous gagne
nos coeurs qui s’angoissent aux sons anciens du ‘plus jamais’
des ‘hasta siempre’ des ‘viva la revolution’ mais c’est presque un doux rêve
pourtant le combat est aussi dans notre sang et on fait ce qu’on peut
et quand c’est de pleurer pour les morts les souffrants
nos larmes ne seront jamais de trop sur cette terre
où les imbéciles statiques préferent encore regarder le ciel du bout de la
lorgnette
en questionnant méchamment :’dis cette étoile est pas tout à fait jaune,
cette galaxie est surement sans vie non ?’
pant.2001.
No touch
Je ne sais ce qu’aimer peut vouloir dire
Quand un de nos sens nous manque
Après l’aveugle bien succinctement brossé
Enlevons donc le toucher
Et voyons ce que peut être l’amour
Toujours le même ? oui, toujours, mais différent
Comme les gouttes d’eau d’une nuée.
Sans toucher
Tu est une image de souffre pour mes yeux
Un corps que je ne peux que voir
Humer aussi, les multiples fragrances ‘’délivores’’
Qui s’envolent délicates des monts de ta peau
Mais dans mes doigts que de la peine rien
Dans ces ongles qui peuvent te faire mal sans que je le devine
J’ai mal
Que de la peine dans mes doutes, mes souhaits
Un corps le mien que je ne connais qu’à demi
Un corps le tien que je ne parcours qu’à peine,
Ne rien voir est dur mais le toucher est si vif, si sensuel
L’essence du délire sensuel c’est nos doigts, nos peaux qui se rêvent
Qui se frôlent
Qui se déchirent dans un presque oui
Il ne reste que l’écoute
Que l’écoute de ces moments sur ta peau
La cadence que mes doigts prolongent, le rythme mélodique
De ces pas de deux que pouce et index font en lune majeur
La musique de ta chair est ma soif, ma caresse au cœur du temps
La musique est le temple à construire au delà du toucher, au delà du mensonges des ombres naissantes, et avilissantes.
Ensuite…
Pant
maquillage
allongé
j’ai maquillé le sable à ton image
tracé tes yeux par contour sans les déranger
découper tes lèvres dans un contour sans rien oublier
j’ai maquillé le sable car tu n’es plus là
alors que
alors que
mais hélas le vent que voici
emporte tes lèvres au paradis
que me restera-t-il pour me faire des baisers ?
un amoureux seul
ne peut qu’aimer par esprit
mais le gout de tes lèvres
je ne le veux en souvenir
il est plus fort qu’un reve
et efface toutes les réalités
et me force à les subir
pour toi…
Pant.2003
Exil
Exil
Ligne de trace
Fugace
De ma liberté
Exil
Les mots s’effacent
De glace
Sur ma peau tricolore
pant.2003
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