Lames de sang

Les matinées fossiles et les lames coulaient de mon sang
Sabres, couteaux, aciers rigides à ne pas plier
A la folie je peine le jour sans une reine à suivre

J’ai pleuré sous le sable et dans mon vieil igloo
Comme un arbre posé sur la table d’un océan de larmes
Comme un arbre déposé sur le sable dans ce rêve indécent

Tu pleures tu rêves sans trêves sans images à monter
Pauvre animateur blasé tout ça s’efface
Car les images sont rares
Comme un aimant dans le sang, un rêve même pas un sentiment
Comme ce vieux fakir pleurant pour un empire
Il rêvait de chasser toutes les larmes
Mais comme un imbécile il aimait trop la vie
Celle qui se fait dans la paume de ses mains à trop les serrer

Comme l’image triste de ce vieux routier couché sur le bord de la route
Son camion sans pneu démonté sous un pont
Triste et couché
Les fleurs se sont vengées de trop de sève versée
De trop de sang posé les pétales de roses se sont agacés
J’avais la rage pour le monde, j’avais le sang trop chaud et ça me ronge
Le mal qui se force un passage la chair qui se désosse
Et le temps qui s’offre
Loin des rives des sourires à faire, des amitiés poursuivantes

Cette ode est un mensonge
Même pas pour cet ennemi qui me sauve
Il est vrai amie
Je pédale sans soucis
Et mes cycles infernaux me rendent tous idiots
Même si c’est de l’or mes veines sont pleines de boues
Et je suis si las, se posant sur mes lèvres
Tes baisers sont trop froids
Je ne supporte plus, trop de feu dans tes yeux
Mon corps se désagrége dans cet enfer de braise
Ah que ces mots me plaisent
Et cet enfin ce rêve d’une amie qui me baise…

Prendre un taxi et revenir en cette image ignoble
Cet horizon qui couve les oripeaux de mon ghetto…

Comme ce vieux fakir pleurant pour un empire
Il rêvait de chasser toutes les larmes
Mais comme un imbécile il aimait trop la vie
Celle qui se fait dans la paume de ses mains à trop les serrer

Les matinées fossiles et les lames coulaient de mon sang
Sabres, couteaux, aciers rigides à ne pas plier
A la folie je peine le jour sans une reine à suivre

Tu pleures tu rêves sans trêves sans images à monter
Pauvre animateur blasé tout ça s’efface
Car les images sont rares
Comme un aimant dans le sang, un rêve même pas un sentiment

J’avais la rage pour le monde, j’avais le sang trop chaud et ça me ronge
Le mal qui se force un passage la chair qui se désosse
Et le temps qui s’offre
Loin des rives des sourires à faire, des amitiés poursuivantes

Cette ode est un mensonge
Même pas pour cet ennemi qui me sauve
Il est vrai amie
Je pédale sans soucis
Et mes cycles infernaux me rendent tous idiots
Même si c’est de l’or mes veines sont pleines de boues
Et je suis si las, se posant sur mes lèvres
Tes baisers sont trop froids
Je ne supporte plus, trop de feu dans tes yeux
Mon corps se désagrége dans cet enfer de braise
Ah que ces mots me plaisent
Et cet enfin ce rêve d’une amie qui me baise…

Prendre un taxi et revenir en cette image ignoble
Cet horizon qui couve les oripeaux de mon ghetto…

C’est mes larmes que tu vois couler dans ma bière
Dans cette lente monotonie du soir
C’est la litanie des suicides qui passe commande
La boisson du jour est creusée dans ce bol d’amertume
Et même si c’est l’heure de ma mort
J’ai trop bu et le sang ne part plus de ma bouche mordue
De mes lèvres décharnées ne montent que des pleurs
Et un toast à la sauvage : pleurez de sang mes larmes car ma faucheuse est en chemin

Ce soir dans ses bras froids mon cœur creusera ses ornières
J’ai retenu ainsi toutes les promesses
Et les indélicatesses ont faits de moi cet enfant fumée
Trop de vapeur sous ma peau dans les champs donneurs
Trop de souvenirs noirs et rouges trop de ce feu qui bouge

J’ai senti l’acide et la faim qui creuse mon pas
Et les mots qui vident mes plats
Je suis fini j’ai trop pleuré à m’humecter la bouche
Que les araignées sont venues y faire leurs nids
Et y pondrent leurs œufs
Leur majesté me touche et fait venir les mouches
C’est la mort et l’enfer qui gagne

Pant 2003.

Azur de feu

être de chair
dentelle sur la peau
en coeur de Jade
Pierre sultane

Du bout du pied larmes carressées
alanguies par mon souffle,
déshabillée par mes doigts pleins d’eau
c’est comme marbre velours sur peau

comme des tendresses à naitre sur laine
des horizons nus à peindre sans lune
des horizons nuits à peindre sur lame
un ciel et toi une étoile
la mer et le ciel sous tes formes
volupté amie du celeste
peine désireuse et si tendue

et des cheveux qui suifs comme la nuit
épousent les motifs d’un ciel déposé sous ton corps

tes courbes sont elles solubles dans mon sang ?
que divin le feu fasse paraitre bleu
l’encre invisible de tes yeux…

UNE DERNIERE DOUCHE

Je sens la buée autour de moi
Mon corps s’éponge et mes rêves se creusent
Mousse au cœur de la peau
Plis et replis accaparés

Chaque goutte chaque mot
Que j’entends tomber sur moi
Font, confondent mes horizons perdus

Ce que je veux parfois comprendre
C’est quand mon cœur saigne tant
Pourquoi l’eau ne lave pas tout
Ce que j’aimerais savoir
C’est quand tes mots me surpassent
Que font les vagues de cet océan

Briser le rideau de gouttelettes
En horizon surpris
En horizon meurtri

Chaque goutte chaque mot
Que j’entends tomber sur moi
Font, confondent mes horizons perdus

Que mes yeux s’ouvrent enfin
Que mes larmes coulent demain
J’ai dans cette douche
Comme un mauvais goût dans la bouche

Tu veux que je choisisse
Nos cœurs ne veulent pourtant pas trop casser
Et les risques sont grands
J’ai déjà trop d’eau dans la gorge
Et voilà que je me noie
C’est peut être finalement mieux ainsi
Laisser la tête relevée
Et prendre en moi toute cette eau
Et à toujours s’effacer

Chaque goutte chaque mot
Que j’entendais tomber sur moi
Confondaient mes horizons à jamais perdus

Pant 2003-11-18

This is the time

soif
soif
partir loin
au regard de mes besoins
s’enfuir demain

pleurer le sable
l’ivresse notable
mon corps instable
mon coeur inhabitable

au revoir charmant sourire
les lendemains arrivent
les soupirs essaient de me faire hurler
mais
j’ai enfin le coeur qui bat
les mains qui sonnent contre mes tempes
il etait
il etait temps

fleur bancale tige trop large
crois tu que mes pas courrent aussi loin ?
crois tu que les autres comprennent mes désirs ?
no one knows your eyes

qui connait ce qu’il y a au fond de tes yeux ?
un doux souvenir une triste mine ?
una caressa di amor ?

et encore rester solitaire
alors que libre et solidaire
les enfants courrent au levant
les jardins du soir sont encore ouverts
rien ne brille tout est trop sourd…

Pant 2004.2.25.23.03

Si

si j’etais un alcool fort
je n’en serai pas moins mort
mais les eclats de ma vie
bruleraient ta gorge
rechaufferaient ton centre

si j’etais un objet
je serai un trésor que l’on cache
mais qu’on ne peut oublier
un de ces objets qui vous obsede
mais que l’on ne voit jamais

si j’etais sur tes lèvres
je les assecherai
si j’etais sur ton coeur
je le calmerai

Mais je ne suis rien
que quelques mots posés
assemblés là sur un bout de papier
voire même sur un écran
je n’ai plus de saveur
je ne sors pas de sa bouche
mais du bout de ses doigts
mais il me touche
alors que toi
il ne le peut pas
c’est donc ma chance
et c’est aussi pour ça
que je me permets de te dire ceci

Pant.2003

Club

mes richesses
tendresse
et renouveau
tristesse dehors il fait beau
froid comme lune

elle sourit
soupire
s’oublie
dans le désir
j’ai soif
de ton coeur
à l’envie
pour que rime ma vie
pour que le temps s’oublie dans nos nuits

voir que l’ombre
qui se bat dans nos coeurs
n’est qu’ombre et que pleurs
funeste à l’ennuie
perle rare et soucis
mes rythmes
mes ryhtmes clament la pluie
des souvenirs
des soupirs
des sourires
comme des vagues sur mes doigts
des sens qui s’enfflent
par désir langoureux

j’ai trop de faim
pour te dire tout est vain

Pant 2004

L’une en second l’autre en tierce

L’une est perle
L’or est second
Les lunes en Sixtine
Tes lèvres en premier

Walking in the street the night
Never
Can you love me?

Dix en larmes
Peur en tierce
Secret en décimes
Tes baisers les derniers

Walking in the street the night
Never
Can you love me?

So you can have me
Tout au premier dans tes bras
Maintenir nos cœurs entre quatre murmures

L’une espère
Laure la seconde
Ces lunes en piscines
Des rêves au grenier là haut

Walking in the street the night
Never
Can you love me?

Pant 2003-11-18