TEMPS TON COEUR

Temps ta main est mon coeur en dedans
Temps ton sang est un monde incertain
Temps ton sourire est un havre à dessein
Temps ton rire est un coup dans mes reins
Temps ta tendresse est le feu de mon sang

C’est le soleil qui rime au fond de moi
Et qui regarde le matin devant toi
Pour que ce temps ne soit plus que le mien
Pour que caresse perle d’eau au matin

Temps ta main est mon coeur en dedans
Temps ton sang est un monde incertain
Temps ton sourire est un havre à dessein
Temps ton rire est un coup dans mes reins
Temps ta tendresse est le feu de mon sang

Mais devoir dire amour tout le temps
C’est un devoir pire que le vent
Au revoir les ivresses et les faux semblants
Que la tristesse ne soit plus mon enfant

Temps ta main est mon coeur en dedans
Temps ton sang est un monde incertain
Temps ton sourire est un havre à dessein
Temps ton rire est un coup dans mes reins
Temps ta tendresse est le feu de mon sang

A fin que l’amour vienne au reveur
J’ai fait le souhait que l’image soit une fleur
A fin que le vent vienne sur ta peau caresser
J’ai fait le voeu que je reste un idiot

Temps ta main est mon coeur en dedans
Temps ton sang est un monde incertain
Temps ton sourire est un havre à dessein
Temps ton rire est un coup dans mes reins
Temps ta tendresse est le feu de mon sang

Ta main reste une caresse à ma main
Ta peau soie est un havre à dessein
Fontaine est une tombe en latin
Mais rêve est une onde au matin

Temps ta main est mon coeur en dedans
Temps ton sang est un monde incertain
Temps ton sourire est un havre à dessein
Temps ton rire est un coup dans mes reins
Temps ta tendresse est le feu de mon sang

BRUMES

Ombres qui peignent l’espoir sur un vaste espace
Pour que le vent rien n’efface
Brumes à rêver le temps d’un grand espoir
Brumes qui déteignent le vent dans ces grandes « dé-passions »

Filaments de « sous-rires » en vrac
Peut être que c’est rien d’autre qu’un soir d’hiver
Une brume qui colle à tes lèvres
Ce froid qui glace toutes mes caresses d’un doigt défait
Tous les espoirs d’un futur loin de cette impatience

Fatale pour ce ruban de soif qui colle à ma peau
Fatale pour ce tissu qui reste à teindre de tant de mots à refaire

On en oublie d’être ce premier secours qui brûle les soupirs
Coulé ce coeur dans un océan né de brumes effilées par le vent d’est

Belle Dame Rose d’esprit, soit cette colle à mes songes réunis
Je vais peut être t’attrister mais je veux rester ton appétit de vie
Être à nouveau ce maître qui règne en vif dans les « dés-astres » des ombres

Ces ombres, ces brumes, ces entrefilets de nos passions
Ces rêves, ces sourires, ces délices qui placent nos maux sur les cases d’un
grand échiquier
Ces rires, ces baisers, ces moissons funestes qui clouent toute émotion

Et laisse tant de motions à refaire, de mots qui restent à redire
Je veux pas tout dire de mes rêves , ils sont à venir
Et je perds donc toute raison dans ces brumes froides et indigestes
Ces brumes qui sont la fraîcheur d’un intempérant de la nuit
Un questeur de ce drame
Qui lie bien plus que des âmes

Amour tu amor
Amour toi la mort ?

RIEN N’EXISTE

Rien n’existe que le silence
Rien ne parle en ce matin là
Donc loin de tout nous errons sans but

Rien n’existe même pas l’amour
Rien ne chante pas de passion

Plus de cordes à nos instruments plus de vent
Plus de souffle en nos gorges plus de vie
Plus de mains habiles plus de gestes délicats et surs

Rien n’existe même pas l’amour
Rien ne chante pas de passion

Plus de maître plus de tristesse
Plus d’orchestre plus de solitude
Plus de conquête plus d’amoureuse
Plus de poête plus de charme

Fi de tout nous danserons sans musique
Et nos silences parleront sans aucune de nos voix à jamais perdu

C’est sans avenir que nous guérirons notre passé
C’est sans maîtrise que le vent entrera par la fenêtre de nos mots

Vieillir sans trêve et que soleil et que lune, que lumière rien ne soit
Marcher sans rêve et que matin et que soir, que rien n’advienne

JALOUSIE

d’un coeur lourd
j’irai voir le temps d’une dance
au fond du miroir
derriere les vents contreplaqués de la jalousie

elle donne sur le jardin des ivresses
elle donne son temps sur l’océan des caresses
sur quelques cailloux, voire des gravillons
elles fleurissent ces trop belles fleurs
ces oeillets qui sont à nous poêtes
et qu’on nomme du nom de jalousie

de ces fleurs nait un bouquet parfait
de ces pétales rouges sang de juillet
agencés en minces tiges receuillies
c’est de peine si je les vois ces anges
qui décorent le plafond de la chambre

car au devant plus de jalousie
plus de fleurs
plus de peurs

car devant mon corps siège la beauté, la grace
car devant mon âme réside l’amour du genre humain
et plus particulièrement un genre qui orne de tendresse tout mes mots

d’ELLe on ne connait que quelques mots
d’ELLe on sait juste qu’elle fait taire les idiots

et de plus idiot d’amour que moi il n’est plus
et de plus fou de rien il n’est plus

et de ce rien je ne guérirai sans aucun doute jamais
et mieux vaut un tendre tourment en ce monde dément
qu’un rêve qui réside en tout mensonge néant.

NONAMOUR

l’amour n’existe pas
il faut redecouper
les ames ici bas
pour mieux s’y habituer

nos coeurs sont en retard
ils parlent de choses bizarres
de reves , de vieux hasards
qui nous ont attachés.

l’amour n’existe pas
mieux vaut redessiner
nos coeurs à moitié
et retourner se cacher.

parmi les fleurs rouges
du sang de nos passions
parmi les etoiles bleus
du charme des horizons

MES MAINS SUR ELLE

du sable sur les doigts
qui font tourner ma tête à moi
du sable en fin de droit
et enfin mes mains sur ELLe

de l’eau sur ma peau
qui perle en gouttes d’ô
et aussi mes mains sur ELLe

et puis dans tout ça
une caresse en oeil droit
un sourire qui fait froid
et demain je le sais mes mains sur ELLe

L’UNE ET L’AUTRE

Comment aimer Lune et l’Autre ?
Lune ma joie de plaire
l’Autre Soleil à déteindre en gros grains

Comment choisir le plaisir de l’Autre ?
Quand cela veut dire se priver de joie ?
Les artifices du mensonge,
Les raideurs du non partage,
Les rivières de non sens,
Les particules d’inéxistence ?
Rien ne peut que nous séparer
Tout est à faire, tout est à refaire

Et ce bras replié sur ma tête, fait de l’ombre à mon coeur
Ce bras que je prends comme un masque à mes passions
C’est de ne jamais se découvrir qu’il faut se battre pour être
Tu es l’Origine du manège de mes sentiments
l’Eternel Axe de ma région Centre
« ElLe » est vive cette image
Comme un rire
Comme un soupir
Et les anges, les démons, les marquis du sang, les artistes du vent
Les rivages du sale temps… Rien ni Rien ne sera plus la même émotion
Rien ni Rien ne pourra vaincre ces détresses illusoires

C’est dépareillé que mon corps vous parlera, vous reconstituera
C’est appareillé que nos âmes partiront pour le loin temps