2000 et avant-Recel de Visages
Il est des choses étranges en le monde
Elles brillent de mystérieux feux Ces puissances sont belles
Elles sont majestueuses
Dans mes rêves elles ont noms ; mystères et révérence
Les mystères sont les nuages dessinés dans le ciel
Ils ressemblent aux images du monde
Par contre sans saveur aucune.
Ils contiennent pourtant l’âme des choses de ce monde
Ces mystères sont la lumière du ciel
Celle qui brille au regard des dieux
Elle tombe sur nous humains pour nous faire renaître
Et cela mille fois dans une vie
Cette lumière viendra sur nous Recréant le monde sacré
Nous protégeant du réel trop lourd pour nos âmes
Tout ce qui est en haut
Est comme ce qui est en bas
Les dieux en haut
Les hommes en bas
Les hommes en haut
Le mystère de l’homme en bas, son intérieur caché
La révérence est l’ombre
L’ombre naissante enfant de la lumière
Enfant de telle sorte quelle naît à peine
Enfant de sorte qu’elle brille presque un peu
Et nous …
Et nous qui sommes le milieu
Le milieu de la terre
Le milieu des ombres naissantes
Et pourtant ces fils de la lumière
Où est donc dans ces mystères la femme
Celle qui de ses voluptés fait vibrer
En nous la lumière
Celle qui de son mystère
Fait naître en nous une puissante force
Celle qui de ses ombres à nous offertes
Fait naître la vie par nous entremise
Le monde incréé est ce mystère
Le maçon ouvrier de l’ombre
Bâtit des murs solides
Faits de soleil délicat
Mais aussi
D’ombre presque de bois
Je sais mes frères je suis flou
Presque fou
Mes rêves ne sont rien
Mais moi aussi
Je brille peu
Mes rêves ont la force, la puissance du feu
Je ne suis que le gnome
Enfant du feu mais mauvais ouvrier
Mais je suis là pour vous ce soir
Avec mes défauts cachés dans mon coeur de lumière
Qui brille fort pour vous
Même si je ne sais le montrer
Voici donc un pâle reflet d’un travail
Un travail même pas digne d’un apprenti
Pourtant je suis un marquis qui se mélange dans un âtre désert.
Je pose sur mon visage cette belle âme parfois, et les écarts de mon “associété” se découvrent en retour.
Mais les visages sont rares dans les mondes du dehors, que devenir sinon soi même ?
Mais en fait que détruire sinon son propre visage, comment démonter les arbres de l’inconnaissance et regretter ensuite amèrement
les ombres en délices sauvages.
Avec de tels éclairs je me sauve moi-même Je me transforme en volonté et en destinée consacrée.
Que suis- je en train d’être ? Je ne le sais, plus ou moins homme, ça c’est sur. Mais serais-je un jour cet homme capable de vivre seul
et maître de sa vie dans cette société
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Allons donc…
C’est ainsi que cela doit commencer. Je crierais éternellement les mêmes maux. Je me cherche, je ne veux plus être seul dans ce monde. Alors mon regard se tourne, se retourne, se détourne, pour en revenir sur lui-même, toujours en quête de son intérieur.
Alors pour me dire, je vais parler de moi. Pas à la troisième personne, non. Je suis seul dans ma tête, et aussi seul dans mon âme. Bien sûr mon coeur est occupé par les êtres qui me font être par leur amour. Mais, mais…
Il faut habiller les maux
Il faut savoir trouver le tissu
Convenable, le tailler, le soupeser
Ensuite l’empeser et l’assembler.
Et il faut :
Savoir se poser des questions
Pourquoi la poésie ?
Pour ne pas rester seul
Ma femme, mon fils
Ces êtres là et d’autres encore
Tous frères d’une même fraternité
Unis par la même chaîne.
Ces êtres là doublent et triplent d’Amour
Le tissu de mon existence.
Alors que vouloir ?
Cela je peux l’écrire,
Je peux le crier même
Mais pas trop fort
Toucher mon coeur mais sans un geste
Voir mon âme sans même un regard
Goûter mes larmes sans avoir de goût
Brûler mon sang même sous le soleil du St Laurent.
Voici quatre éléments de vie
Quatre voyages à refaire
Partageons donc ces moments
Aux amères agapes de la nuit
Je saurai me faire une famille
Je saurai me trouver des frères
Pour laisser tomber les murs
Mais c’est ainsi,
Laissons aller le premier acte
Laissons tomber le premier voile…
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PRE-face…
Souvent il m’arrive de penser à ce que j’écris. C’est à dire que parfois je tente de voir ce que mes mots peuvent provoquer chez mes lecteurs. Alors je me dis que je vais tracer là quelques avertissements. Style : ” vous qui entrez dans ces mots, votre chemin sera difficile, alors laissez au-dehors la désespérance, elle est déjà ensommeillée dans mes textes, mais attention, d’autres figurent aussi : beauté, joie bien cachée derrière des montagnes de peines, sagesse parfois nichée dans les méandres d’un cri d’amour. En fait je vous le dit cela sera difficile, mais gratifiant. Car derrière la montagne j’ai mis de la lumière et un doux feu pour attendrir vos coeurs. Alors sachez trouver votre chemin dans cette jungle intense de sentiments et de passions furieuses car noires de sang attristé. “
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