Murmures

Des murmures dans le vent de la nuit qui sourd

Amour des cendres qui volent dans la brise du soir
Amour de cette pierre qui tremble au sommet de ton coeur
Il nous reste des heures à passer
Dis quel est le secret de ton âme ? ?
Amour , enfant de mon sang
Car adore la passion et le sel de la terre
Vois aussi qu’ici bat le coeur d’une mère
L’éternité qui salit et vomit nos maux rebâchés
Par nos peurs
Amour tu es le sommeil de nos envies
Tu fais être nos désirs d’être bon
Dans le regard de l’autre.

[c’est donc ainsi que finira cette ombre à demi écrite
mais jamais récité, elle est vécue plutôt mille fois !
les larmes sont vraies aussi, même si elles brillent trop pour faire vrai
combien de peine c’est trop ? ?
mais c’est dans le silence que je demeurerai ensuite
je recherche les mots qui font être
et demain ma queste me mènera ailleurs sans doute
jamais ne finit cette route
mais j’avais envie de vous faire une âme à mon sens
une âme qui chante ses peurs et ses peines
une âme qui trouve dans les grains de nuit ses désirs de plaire
une âme qui sait que la lumière se cache, enfin cette lumière qui allume nos cœurs, la vraie ! !
alors peut être que j’ai enfin fait quelque chose de bien
peut être que j’ai fait tomber quelques murs
mais on ne chante plus guère les peines dans l’espoir de trouver la lumière de nos jours, hélas.
Alors tant pis ! ]

Mes mots sont des songes presque heureux

Ils semblent être mieux que nos vieux
Rires étranges et éteints
Ils tremblent d’être encore déteints

Mais ou vont les restes d’ombres
Qui nous collent au coeur
Ils s’effacent derrière nos vies sombres
Semblant atteints d’une juste peur
Pourtant que deviennent nos rires ?
Ils sont le pale reflet
De la musique intérieure, c’est à dire
Qu’ils ne font guère d’effet

Je n’aime guère ce que je deviens parfois.

Je rêve d’être un prince échevelé, enrichi de larmes tièdes et à demi éreintées. Je rêve d’être seul avec toi ma sœur, tous les deux assis sous un pommier royal. Cet arbre est un prince écartelé, il tremble de se faire trop de rire, il pleure de se dire trop à l’aise.
Mes espoirs sont en toi, ils cultivent cette terre native, pour en faire un oasis émerveillé.
Les rivières sans fond n’y seront pas orphelines, les biches infantes n’y seront pas désolées.
En cette Terre Franche brûle ma chair si brute à décoffrer.
Cette chair si chère à transformer, je veux en faire des pavés de nacre recouverts, ils seront les fondations du Temple du retour, les fondements de ce même havre du souvenir natif.

Je suis le chant du lendemain

Le sourire juste du souvenir
Le chemin sur que tu empreintes
Le visage affolé que tu supplies
Le cheval vif que tu poursuis
Le dimanche nu que tu subis
Le silence brûlant que tu réclames
Le rendez-vous des insoumis
Le peut être des désolés
L’âtre sauvé du mauvais sort
Je ne suis pas le mauvais dévisagé
Le Roi noir seul sous le chêne sec
Le chevalier au bras nu de glace

Le saule empreint de majesté désolée

**

Que me reste-t-il de vivant dans cette âme qui est mienne ?

Un zeste de vent qui pénètre des rivages déserts et si froids

Et un coeur qui frissonne quand vous pleurez devant moi
Que me reste-t-il de chaud dans ce coeur qui parfois n’est plus a moi ?
Un sentiment de détresse quand je vois que vous vous battez pour rien
Et mon sang qui frémit quand je sens que la vie s’éloigne de nous
J’ai vécu de nombreuses vies, des amères, des tristes, des sanguines
Et des rêveuses aussi, mais jamais je n’ai rêvé de vivre sans fin
Ma vie me suffit et je vois qu’elle sera amère encore
Car nous nous livrons à de nombreuses batailles
Des justes, des suicidaires, et des inutiles aussi

Pourtant ne plus jamais se battre, ne plus jamais lutter…

Ah ! ! des fois la Mort tu souris comme une amie

J’ai entendu une femme qui criait à l’aide un soir

Enfin c’est comme ça que je l’ai vu
Car la poésie c’est un cristal empathique
Et le mien sert aussi parfois de miroir déformant
Je regarde le monde s’essouffler derrière ma vitre arrière
Et je vois ces coeurs qui s’oublient
Et j’entends des pleurs dans la vie
Et moi aussi mes larmes tombent dans ce comble négatif
Elle portait sur sa chair la belle Amie
Un pêché de peur, de peur, et de peur regarnie
C’est difficile de résister quand le monde est si vaste
Et que ton coeur est trop étroit pour absorber les désirs des hommes
Ton pauvre petit coeur était battu avant le combat
Pas de désir de s’en sortir
Pas d’envie de résonner et d’amplifier
Pas d’envie de vivre avec et bien
Non, non, hélas et je pleure
Tu es morte de t’être trop languie
Tu es morte de sourire dans un monde si noir
Que ton âme s’est retournée vers le monde désert du vent sourd
Rien ne sort jamais de rien
Et ton âme s’était bouleversée et n’en voulait plus de la vie
Hélas
Pourtant la vie est une rose qui jamais ne s’éclos
Mais dont le parfum est si entêtant
Et dont les épines sont couvertes par la douce brise
Tous nos désirs de soif c’est dans la belle rivière que nous la voyons
Et notre père Ours, guette et soupire de joie en nous voyant résister si bien ? la force de la beauté
Il faut craindre les témoins de son âme
Ils sont parfois les artisans du mensonge
Ce vent délicat qui nous fait voir le soir de la Maya
En nous nous trouverons le force de faire éclore notre Rose
Et nos soifs et nos passions feront de mille feux
S’amplifier le parfum
Dans cent et mille ombres
Dans mille et vingt mondes
Ton Etre sera
Ton Etre s’avivera.

Et ainsi sera ce qui doit et ainsi montagne tu redeviendras un ange de beauté.

Dis-moi seul homme assis là qu’est le temps pour nous

Et pourquoi je reste là alors que le temps est mort pour moi
Tous les hommes qui sont déjà partis loin dans l’au delà

Que sont-ils encore que reste-t-il de leur corps encore
L’amour reste assis là chargé dans nos ventres comme le sel à faire la vie
L’amour est le secret de nos corps que rien ne condamne
Encore raison est-elle notre soeur encore cette âme qui se repose dans un
coeur de rose
Encore cette âme qui se nomme amour et baigne notre terre
O flamme comment me reste-t-il un peu de feu dans mon âme
O flamme que de mon sang naisse une femme
Qui baignera de ses larmes les souvenirs dans ma mort
Il est des jours à faire et des hommes à refaire
O milieu de nos terres avides dans ces zigzags de misère au milieu de ces terres qui règnent dans le temps des guignols de nos coeurs
Plus loin qui y a-t-il qui reste
Le sel dans nos enfers
Tel le feu qui revient comme un backfire dans nos armures
Et ils rêvent nos princes
De rasoirs jetables, de cartons de vins jaunes
Des bulles de soin pour les lèvres abîmées
Et encore…
J’éteindrai ici mon illustration
Car elle est nuage mauve qui vire à la nuit
Ou est la lumière dans mon océan privé de capitaine
Enfin un jour mes cavales m’évaderont de ces murs de Soif inextinguible
Et elles m’emmèneront dans un monde où changer nos coeurs et réchauffer
mes douleurs.

Je voudrais faire de mes larmes…

Des perles bleues, de cristal
Et que cesse ce délire lacrymal
EFFET : que seul sur Terre
Je reprenne enfin l’air
Et toi ma douce illuminée
Je m’agenouille à tes pieds
Mais mon coeur est déjà loin
Esprit de l’amour inutile
Enfin celui que je trouve docile
Un véritable Amour-Fille
Écoute c’est le monde à ta porte
Mon âme s’enroule et t’emporte
C’est le sable au bout des ongles
Pourtant tu restes ma Blonde
Cette image inopportune
De l’ombre bleue de la Lune
Enfin c’est le rire qui nous navre
Et je pleure et ça c’est grave

VIOLAINE

Un jeune père vivant sans sa pareille

Avait en sa main douce menotte
Tendre était sa fille sa belle enfant
Il racontait sur cette route
Tant d’histoires sans aucun doute
Des contes si jeunes pour ses beaux yeux
Qu’elle n’avait beau regard qu’à l’écouter :

 » IMAGINONS.
Que le soleil
Est une ombre désenfantée
Par ses pareilles…  »

Quand soudain sur cette route

Devient étrange le temps et l’atmosphère

 » Dis-moi Violaine ma fille
Qui sont ces gens
Au regard dur
Obstinément ?
Que nous veulent-ils, du Mal
Ou de l’argent ?
Peut être les deux en fait
Je connais ces gens
Ils ont le regard Bête
Des Intolérants
Ils veulent la haine
Nous tuer
C’est mal vraiment
Qu’avons nous fait pour de l’argent ?
Sinon donner de l’Amour au plus méritant.  »
Et cette famille, c’est étonnant a le pouvoir

De rendre c’est inquiétant, ces gens ivres de haine
Et puis de sang. Comment ça va finir je vous le donne en mille ?
Mais c’est pas mon métier de faire couler le sang
Autrement que pour nourrir mes roses
Moi je préfère les sentiments c’est déchirant.

test-amant

Je regarde le soleil chauffer ma plume
Me noyant ainsi dans la douce chaleur
Du printemps
Mais j’écris noir
Le feu me brûle les os
A l’aube de ma vie il ne me reste plus rien
L’amour du père je ne l’ai jamais vraiment rencontré
Que dans les livres
D’ailleurs ces pères là me brûlent l’âme à rebours
Un jour ce que je croyais avoir enfin trouvé
Dans cet homme tranquille mais faible
Je le vois disparaître dans la raideur corpusculaire
De la mort
Chagrin, larmes. Non. ça ne se passe pas ainsi
Car mon élément à moi c’est le feu
L’incendie perpétuel allumé comme un rien
Par ma conscience pyromane
Pourtant il ne faut pas croire que je ne pleure jamais
C’est trop injuste
Je suis l’éternel réceptacle de ces larmes
Que je me verse
Horloge démente dont le balancier se constitue
De sentiments amers et déchirants
Plongé ainsi dans cette atmosphère de ma fin
J’en viens à considérer doucement la mort
Car comme tout un chacun
Je la choie, la conserve amoureusement aux tréfonds de mon âme
Donc haïssant ce que je me représente
Je ne pouvais plus croire en l’amour avec un grand A
Je n’y croyais pas. Maintenant non plus d’ailleurs

Mais j’aurais tant aimé pouvoir TEST-AMANTER.
 » Ci-gît me déclarant à haute et amère voix
Saint de corps et d’esprit
Et agissant hors de toutes contraintes
D’ordre matérielles, immatérielles et diverses
Je lègue à celle que j’aurais pu vraiment
Et très facilement aimer jusqu’à n’en plus jamais souffrir,
Mon assortiment complet de masques de circonstances,
Gaieté froide, pardon inconditionnel,
Tristesse infinie, mort à demie, rieur à tout jamais,
Mort de rire, et autres délires désespérés.
J’espère que tu sauras trouver le vrai
Celui que je n’ai pas eu le temps de te montrer,
Je lègue à celle qui ne s’est jamais laissé aimer
Tous les dons qui me restent,
Et qui étaient déjà pour elle de toute façon,
Tous les mystères d’amour que j’aurais pu crier,
Et tout mes souvenirs enivrants de ton visage
Souriant à mes blagues amoureuses
Je lègue à celle … qui sera toujours la même
Bercée dans son éternelle solitude par les mêmes rêves déments que moi
Toute ma collection de mots d’esprit,
Toute mon œuvre sur les mots d’amour
Inédits car refusés,
Et toutes mes larmes dessinées, qui concernent à elles seules
Les doux moments qui m’ont tant fait mal.  »

Évolution

Il est définitivement étrange cet air qui reprend mon coeur
Il naît d’un songe bien moqueur
Une crise de l’inconscience, une fête de l’existence
Je me promène subitement au milieu de tant d’images
Peut être sont elles les majestueuses pensées d’une autre époque
Mon coeur semble si loin parfois
Qu’il aurait bien pu s’égarer dans les méandres du temps passé
Comment expliquer autrement cette foret de pins si grands
Où les ombres dansent dans une musique qui vient des astres
Lorsque je lève la tête c’est pour rencontrer le regard
D’un prince des Géants qui flotte sur le ciel
Où sont passés ces princes qui faisaient de nous des étrangers ?
Qui nous faisaient paraître bien petits nous les hommes ?
Ils nous étaient des maîtres à rêver
Ils nous hissaient loin de la fange, ils nous sortaient du réel
Quelques années passées avec eux nous faisaient grandir, nous rendaient maître de notre destinée

[flash éteint]
je pense soudain que je suis presque seul sur cette étrange galère
les pins, les ombres, le prince et moi
où est donc la femme, la reine de toutes les pensées,
celle qui règne sur nos corps, et aussi sur nos âmes
adieu donc ce monde où je ne veux pas grandir pour rester seul
adieu donc ce monde où les princes peuvent bien nous élever l’âme
mais cette âme je ne la veux certes pas seulement pour moi
je veux être grand pour pouvoir voir dans le soleil du matin un frère
je veux être une belle âme pour vivre en société
Pour changer en or ce que je touche ***************pour être un autre moi.

vent de printemps

que cette discussion soit un vent de printemps
frais et neuf,
revivifiant
apportant les fleurs dans nos cœurs
et un vent assez fort pour arracher les épines de ces roses rouges du sang
de nos passions
et que ce forum fasse briller nos esprits
pour qu’enfin la pierre soit bue
que le vitriol fasse de nos mystères
un nouvel enfant qui se réveille
que le sang neuf jailli de la rose
croisse de façon que le vent
ne soit plus qu’un songe fort
je broierai ainsi les épines de ce temps de malenconfort
je briserai aussi les armes de ceux qui nous veulent morts
j’embrasserai peut être leurs opinions
qui veulent nous faire maîtres des ombres et de la mort
la mort nous la croisons chaque jour à l’aube du monde
la vie nous la faisons parfois renaître
quand nous regardons le soleil
la sagesse de vivre mieux je ne la connais pas
mais c’est ainsi
je suis un petit, un elfe du souvenir
mais à coeur bas
verbe haut
le désespoir n’est jamais que de l’eau
il passe et nous lave de nos salissures
il ne souille que celui qui ne sait pas regarder
les autres retrouveront leur jeunesse
et c’est peut être le meilleur moyen
de fêter la vie, l’amour, les roses
que de crier ainsi
à la face du monde interne(t)
qu’il en est aussi un autre plus profond
qui ouvre ses portes chaque jour au fond de mon coeur