2000 et avant -A d'autres Espoirs
ELSA - CHANSON DES SACRIFIES
pleurez nos ames à demi consumées
nos attaches encores se sont trop habituées
et à nos coeurs restent liées
pleurez nos coeurs de trop de larmes débordés
c’est de dommages que ces griffes du temps m’ont fait saigner
et malgré tout sauvage à l’amour attaché
c’est des fleurs rouges que je fais pousser sur cette terre gachée
où ces corps sont tombés
et mes roses de sang resplendissantes
transforment le cauchemar en un souvenir déchirant
mais pas de confusion dans vos coeurs
ces roses c’est de mon coeur qu’elles tirent leur substance
et c’est mes larmes ainsi que celles de tous les justes et franc-amoureux de la vie
qui feront de ce jardin un cauchemar pour les démons qui prennent toute vie.
Et c’est donc par un chant de souvenirs , que je finirais cette oeuvre. Il faut savoir terminer les choses, et la Mémoire est le meilleur moyen de continuer , et de chanter la VIE.
Vous avez aimé, partagez ce texte !
SOLEIL.
J’ai un soleil qui fugace
S’est enfui vers l’infini
Ne me laissant pas de traces
Sauf des empreintes de nuit
A l’Automne c’est bien dommage
Mes Roses se sont éteintes d’ennui
A l’encontre de mes Hommages
Distingués de tant d’Envie
Alors j’ai repris en otage
Mon pinceau teinté de bruit
De ces ombres je deviens le Mage
Qui allumera ces lieux de Vie…
C’est un couloir habillé de nuages
Qui s’étend loin dans la Nuit
J’y porte un parapluie nommé Ouvrage
Et j’y ballade mes cercles de pluie.
Vous avez aimé, partagez ce texte !
ECLAIRAGE DE NUIT
Y a un soleil dans ma nuit
Qui éclaire mon infini
Un excès d’inconscience
Dans ces couloirs pleins de bruit
J’aimerais combler la distance
Qui me sépare de mes amis
Et ce malgré les circonstances
Qui m’ont égaré dans l’ennui
C’est dans ces voitures sauvages
Qui franchissent tant de Nuit
Que j’ai trouvé ton image
Qui peuplera mon Ciel de Lit
Alors j’ai attaché dans ces couloirs des nuages
Peints même pas en gris
Et j’ai planté dans mon cœur sage
Une esquisse de celle qui Vit.
Vous avez aimé, partagez ce texte !
JULIETTE
Hivers qui tremble au coeur du printemps
Odieux mensonge du vent qui part devant
C’est un non-songe ces moeurs d’auparavant
C’est un clair signe du ciel d’autant
Ivresse maccabre du vieux paysan
Qui traine son âme depuis vingt ans
Tendresse insigne de ce triste Jean
Qui peine au ciel si noir souvent
Alors c’est vrai c’est un mensonge, tout ces mots qu’on aligne, pourtant je sais qu’il y a dedans des sourires tendres, je sais que ces mensonges sont des presques songes, des petites âmes qui vont au devant. La maîtrise du langage passe par la maîtrise du temps, le rythme y est natif, la mélodie y est sous jacente. La ligne d’origine c’est le peut être, la séparation c’est lautre versant de la montagne, d’un coté le vent qui arase le doux granit, de l’autre le soleil qui baigne la souriante verdure de la foret. J’écris pour que le vent soit mon compagnon, et que le soleil soit un autre de mes parents. Pour que tous ensemble dans mon âme réunis, nous composions cette manne divine qui soulagera nos coeurs du mensonge de nos corps lourds. Que l’ivresse de l’instant habile à définir le moment agrandisse et fasse croître cet univers en expansion.
Juliette est seule devant son miroir
Habillée de soie rouge et de lin blanc
Son sourire est ivre de ce miel tout blanc
Qui sourd en hâte de son coeur d’autant
Juliette est double dans son corps ardent
Elle brille des cent mille feux des armes d’argent
Ses cheveux sont longs et libres et courrent au long
Vers ses chevilles, tiges très fines
Ciselures intimes d’un beau bracelet damasquiné.
Juliette est l’ombre qui colle au coeur de mes espoirs
Sympathisante de mes passions , de mes devoirs
Elle est toujours reine du même instant
Celui qui règne dans mon coeur bordé de noir.
Alors je le dis haut si haut dans le vent du soir
Je t’aime à m’arracher mes vers si chers d’espoir.
A toi la seule…
Vous avez aimé, partagez ce texte !
TROP
Sous ma peau des perles d’eau
Des éclairs, des groupes de mots
Trop de Toi
Dans mon cœur des étoiles
Des masques, du feu, des voiles
Trop de Peur
Parfums de Scandales
C’est l’envers qui nous désole
C’est “l’Apers” qui fait de nous des fantômes
Alizés élisez mes mains
Pour qu’enfin il y ait un Destin
Trop peu de Foi
Trop peu de Toi
C’est l’hiver qui nous nuit
Et nous enterre à la Vie
Vous avez aimé, partagez ce texte !
DES-ERRANCES.
j’ai laissé là sous ma peau
quelques épines acérées
qui valent bien l’amertume cruelle
de tes mots j’ai laissé sur le tas mes aventures, mes désirs
quelques idées que j’avais de trop
pour partir loin où le vent nous rend tous idiots j’ai marché au devant de mes histoires
afin qu’ici bas ma vie ne soit
qu’un geste transitoire
pour les gens et leur quant à soi j’ai laché ma vie et de toute part
j’ai laissé le vent faire sa part
et effacer mes griffes de ce papier couché
qui symbolise mes états d’âmes atrophiés
Vous avez aimé, partagez ce texte !
Poète
” Un prêtre du songe qui rêve dans un entre songe
Un silence entier qui tremble dans ses mains nouées
Comme nos illusions sont belles
Un prince vêtu de soie grège
Qui court enflammé sous la lune
Et dès que le soleil paraît
Soie n’est plus que linceul sombre d’éternité
Ainsi vont nos mains
Ainsi se passent les mondes
Tu es riche le matin
Les silences sont pleins de ta musique
Nos roses resplendissent
Pleines de sang vermeil et de vie éternelle
Tu es pauvre enfin
Quand la blancheur est ton ennemi
Et que trop de lumière te fait trembler “
La poésie est un vaste monde et se crée dans les multiples des multiples
Cent et mille c’est vaste pour nos pauvres cœurs
Mais au regard de l’infini que représente-t-elle ?
Cherchons ensemble la parole perdue
Cette part seule de divinité qui s’enraye
Dans nos raisons qui s’ennuient.
Et moi je pars alors en Queste de Monde
En recherche en moi-même
En fuite en delà
Voulant voir jusqu’à l’en deçà
Prendre la plume quand tu pleures
Afin que tes larmes ne soient pas inutiles
Prendre l’espoir en grippe
Quand je te vois en ” des-errances ”
Tout ça c’est vain si je laissais seulement ces mots là
Il faut entendre au-delà
Le son des maux dits mots
Malenconfort est le maître mot
Ici mon rasoir d’Occam
Mon épée de Dramocles
Au regard des âmes qui s’en décomposent
Au retour du monde en delà
Seules les épines de ma vie ont de la valeur
Seuls les interminables tarissements du réel me parlent
En quelques vains mots ces ” écrits-vains ” ne feront régner au large
Que paresse désèchée
L’intarissable saucissonnage du réel me conduit parfois dans des audaces rêvées
Les roses de mes jardins ne sont que de pâles reflets de mes souffrances-errances
Et ces épines ne font pas que me déchirer les chairs
L’esprit aussi est en jeu
Le perdre est l’inconséquence, le garder est l’autre versant d’un même masque
Nos devenirs peuvent se trahir et chacun ne rêvera alors plus qu’à de pauvres non-songes
Nos roses peuvent se flétrir et nos cœurs ne plus rien ressentir
C’est un risque mais le chevalier qui sommeille dans nos mots et qui parfois en émerge
Est un homme solide
Et il peut supporter beaucoup, s’il reste convaincu que le combat reste à nous
Et que la Parole enfin un jour sera retrouvée
Et que les mots seront alors enfin la création ultime, le Verbe, le souffle, et que ces mots feront s’envoler dans le néant les maux, et qu’enfin régnera lumière, enfance, et douceur, et que nature ne soit plus alors que roses rouges du désir unique de vie.
Voilà comment je vois ma mission. Mais quelle prétention au fond !
Mes mots ne servent qu’à faire rêver les cœurs, et à faire pâlir les larmes et les méchants
Et c’est déjà beaucoup.
Vous avez aimé, partagez ce texte !
LIBELLULE
Une forêt de possibles naissent aux deux manoirs
Où il était une fois le silence en horizon
Une amie qui pleure dans un autre monde
Assise au coeur des songes, son absence
Est l’ivresse du soleil au coeur de mes ans
Je l’ai aimée ma mie mon étrangère
Je l’ai gardée au sein du monde entier
Et pourtant dans quelle étrangeté elle erre
Je ne connais pas son sourire, son éclat sur ses lèvres
Mais je serais toujours dans un recoin de ses rêves
Je ne connais pas son sang qui bat au fond d’elle
Mais je serais toujours dans un moment de sa peau
Je ne sais pas ce qu’elle aime au fond
Mais je connais l’aspect du soleil dans ses yeux
Je ne sais pas pourquoi le silence lui est nécessaire
Mais je connais l’ivresse du tiers de ses mensonges
Je ne peux plus la reconnaître les ans lui ont donné comme un manteau
Mais je vois encore comme des étoiles au coin de son chemin
Je ne peux plus reconnaître ses longs si longs cheveux
Mais je vois aussi ses mèches blondes qui coulent au creux de mes mains
Alors pourquoi le temps de reconnaître ses errances ?
Alors pourquoi ensemble être admis au quart du monde ?
Symbole ma rose qui pleure aussi
Caractère unique de tes pétales rouges à la passion magnifique
Symbole ma fleur qui s’orne de tant de soucis
Caractère runique du maintien des limites
Obscure absence
Etanche ma peur
Au coeur de ma soeur
S’ouvre enfin le silence
Je ne sais pas pourquoi ses lèvres sont bleues
Mais j’aime les regarder trembler
Je ne sais pas pourquoi son image est floue
Mais c’est une flamme à mes pensées
Au fond j’aime et je ne sais pas pourquoi
Mais je sais que c’est aussi beau comme ça.
[R
Vous avez aimé, partagez ce texte !
MIROIR
c’est le vent qui décide et qui s’engouffre
au coeur des océans de platine
au temple d’argent caché derrière ce verre déteint
je le cherche mon amour pour toi
dis moi miroir qui brise les âmes
que tu es le sauveur de ma flamme
dans cette étincelle qui règne dans tes yeux
c’est le souffle du monde pour moi
dans cette souffrance et ces verres brisés
c’est ma souffrance qui cherche ta délivrance
dis moi miroir qui brise les âmes
que tu es le sauveur de ma flamme
mais aussi les mots qui cachent tes larmes d’argent
infiltrées dans ce miroir éteint
c’est vrai que cette éternité de larmes
te fait pleurer ces larges idées sans remède
dis moi miroir qui brise les âmes
que tu es le sauveur de ma flamme
j’ai toujours après tout couvert tes peines
de ma tendresse et de ma flamme
j’ai toujours avant tout recouvert tes lèvres
de mes sourires et de mon charme
dis moi miroir qui brise les âmes
que tu es le sauveur de ma flamme
au retour du monde ce matin
dès que de la barque céleste
tu as débarquée ton sourire
m’a marqué de trop de fièvre
dis moi miroir qui brise les âmes
que tu es le sauveur de ma flamme
dis moi miroir cassé par trop de peur en toi
que mon image est au coeur du temps en toi
dis moi miroir de tant de femmes tu t’es emparé
alors s’il te plait fait moi plaisir et demande leur pour moi un océan de baisers
avec ceci ces mots, tendre maux, que sont moyens de montrer
mon âme, que sont revenus mes “antiennes” idées, que le
monde est un fauve à part toi, que ce miroir est un enfant qui
gronde, que je t’aime avant tout, et que je t’attendrais à jamais
à l’ombre du soleil déteint au coeur de cette belle psyché.
Vous avez aimé, partagez ce texte !
_MenuImage/images/rss.gif)














