2000-Couleurs
DEGOUT
Quand le dégout nous prend
Quand le monde est un cloaque écoeurant
Que reste t il à faire ?
Quand les tyrans sont saufs
Quand les bourreaux se gaussent
Que reste t il à faire ?
Quand les victimes ne peuvent que pleurer
Quand les familles ne peuvent que crier
Que reste t il à faire ?
Il est alors un soupçon de haine pour le refus d’humanité qui naît en moi
J’ai soif
J’ai trop soif
De justice pour les humbles
De joie pour les simples
De dignité pour l’homme
J’ai trop soif
Et je mourrais sûrement assoifé
Pourtant mon coeur à envie de croire
Pourtant mon âme ne veut que croire
Hélàs
Je hais ce ministre anglais
Hélàs
Je hais ce monstrueux pinochet
Hélàs
Haïr ne sert a rien
Mais
Que reste t il à faire
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QUAND
Quand dans les montagnes sauvages de l’ange atomisé
Au cœur du monde comme un été à Tanger
Je retrouve l’atome unique de mon avenir lessivé
Quand le silence fragmente le vent en millions d’heures vénéneuses
Et que le temps nous épargne son inconscience audacieuse
J’épargne les maux pour rêver mon apocalypse métallique
et je prends la nuit comme un chien mord sa trique
Quand le traumatisme éteint de mes peurs intestines
s’oublie
Au milieu de ma galaxie funeste et mélangé à mes peurs clandestines
Je ris
Quand dans le matin blême de ma sauvage île nacré
Les pommes prennent la couleur de l’aube qui tournoie
Mêmes mes poignées de mains rouillent dans cette maudite rosée
Et les métaux intimes de mon cœur se teignent au bois veineux de ma croix
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GRIPPE OU REVE FANTASQUE
D’un songe d’un mensonge c’est un rêve entrevu
C’est trop simple ce monde qui me violente
Les arbres ont le regard d’un triste hasard
Les roses ont perdu comme leur âme de tant de regard
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Les ombres sont belles au dedans, et les princes des futaies
Ont trouvé leur paix dans le sable
Tant de mensonge et leurs pieds sur la table
Tant de chansons, de lais, d’odes lancées au diable du vent
Qui souffle dans les déserts de l’ennui
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Les elfes sont tombés sur moi caché dans un grand arbre creux
Mes jambes à demi emmêlées deux chaussons rouges dépassaient
Autour d’un feu ils m’ont invités à dîner d’un ragoût, de pain bis
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Si c’était la nuit des ombres ont fleuris ,
Si c’était des ombres que ma nuit à mûri
Si c’était la suite de ma fièvre et d’envie
Si c’était ainsi que je me vois dans la peur de la nuit
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Primitive c’est ma peur qui court dans mes veines
Primitive c’est l’équation de mon sang qui m’achève
Primitive au dedans de ma chair qui m’enchaîne
Primitive est l’action au dedans de mes fièvres
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Grippe dans le vent qui me traîne
Grippe dans le temps, dans mon sang, dans ma chair en sursis
Grippe dans mes espoirs définitifs et affleurés par les larmes
Grippe dans mes mots qui me viennent sans suite sans esprit
Sans hargne mais aussi sans estime
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
Fièvre des motions de l’esprit
Fièvre de cet avenir qui s’enfuie
Fièvre de ce feu dans ma peau qui brûle mes maux mes délires
Fièvre qui brûle mes larmes les aspire
Fièvre qui saoule ma chair et exprime les onces d’or pur
Ces méchancetés de mes charmes
C’est pas un rêve c’est un système où les mots me cachent
C’est pas un songe ni un mensonge c’est un moyeu de la nuit où je cours
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BROSSE A DENT.
Un manche qui en finit bien
C’est éternel comme une fleur
Un plastique bleu fluo c’est bath
In the room c’est l’étoile la star
Un manche bleu fluo au bout des doigts
Mes mains qui tremblent le soir au coucher
Une perle goût cerise délicatement dosée
Et mes mains qui continuent d’en trembler
Un making of vue de l’avenir sur une dent qui me reste pour toi
Un délicatessen en prose pour une autre image de mon désespoir
Quelques souvenirs, un aller retour en bouche
Quelques vapeurs qui s’envolent de cette eau qui goutte
Quelques sourires, un retour sur cette dent carnassière
Et des vilains maux qui s’enfuient au devant en dedans
C’est évident pour une brosse à dent
C’est trop marrant d’en faire ma porte parole
C’est évident je m’en ferais bien une dent
De cette brosse à dent
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