N’oublie pas.

  tu me suces, tu me croques, n'oublie pas je ne suis pas un bonbon tu me mords, tu me saignes, n'oublie pas ma chair est sans pareille tu m'assommes, tu me tues, n'oublie pas je ne suis pas ton gibier tu me souris, tu me pleures, n'oublie pas ce n'est surtout pas de l'amour tu me traines, tu m'étrennes, n'oublie pas ça fait parfois mal tu me fleur, tu m'effleures, n'oublie pas…

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À ir…

Un jour trahir. Un jour mourir. À ...ir, à ...ir. Et si j'ai les lèvres en couteaux, je ne tremblerai plus. Et si j'ai mes larmes en faisceaux, j'espère que le froid leur fera découper quelques chairs. Un jour trahir. Un jour s'enfuir. Un jour mourir. S'il n'en reste que trois. S'il n'y en a plus que deux. Raccourcir. Et un seul ? Finir.

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Un gout amer…

Rien ne sert de courir il faut juste se retourner, fermer les poings, hausser le ton. Premier poing, tout au fond de la main, cette gamelle que tu tends, est-elle pour moi le chien ? remplie d'eau croupie, envahie de ce qui me tuera. Ou est ce toi la victime derrière les barreaux, quettant d'aventure une obole à ta misère ? Ou encore, reine du couteau, salope de guerre, tu excites la pitié…

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1182

Si j'avais inventé la lune soleil tu te marierais et mes paupières définitives fermées se couleraient de suint Si j'avais parlé l'aube Aurore tu m'aurais pardonné mes tristesses comme mes faiblesses coulées dans d'étroits défilés Mais je ne suis que fumée et toi de ta lame délicate tu écartes tu m'écartes tu me sépares sans fin sans frein Et pourtant je ne trouve même pas mes larmes Et pourtant moi je ne voulais…

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Au quart de l’aube qui vient 1.2

Il n'a pas de mots il n'a que des reflets dans l'ombre des soliloques solides loques qui abritaient un coeur Tranche acérée un cœur arraché un cœur qui sèche en dehors un cœur qui momie s'enfuie sans un cri ôtant la bandelette dans sa course haute des reins Il n'a pas d'autres ni places ni audaces ni espoirs solidaires en tout à ses doigts qui le broient qui l'éteignent sans douceur et au…

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Dans les mi-nuits de l’école des fous

Deux ans pour le finir, mais le voilà, à l'aube et au soir il a la teinte de mon coeur.
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Orage automatique, une salle fugace, plus près du terminal là où on s'enferme, une vie, un lieu qui sans porte s'emporte dans deux coeurs ou deux mémoires ou deux os soudés entre eux, puis faire les proches du condamné, la même pièce, avec un goût amer, une immense baignoire, un tub, antique ou ancien, qui fier au milieu de la pièce chasse le lit contre le mur humide où sont tant collées les larmes sur les capitons que leurs dessins destinent plus que l'aube qui elle n''arrive pas là... Lit, lis, lit, qui ne fait que tourner ne sert pas non ne serre pas lie pas lié, et dormir si ce n'est pas mieux non ce n'est guère si ce n'est guerre non ce n'est pas lié à cette lie... Et j'espère en corps qu'il est des lieux comme Fort Sommeil, même si métal y couve le sang de ma douleur...

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Niche au coeur

Tout ce que je regarde à un drôle de gout like a miracle tudieu voilà le bleu le bleu ici dans tes yeux tout ce que je remarque c’est l’attache qui rompt qui fout le camp et mes images fuient toutes au fond de mon drôle de coeur fin de rêve pour un drôle de crime   niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche au coeur niche…

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Comme si j’étais la rive

On ne meurt presque plus on s’amuse de mes refrains de mes grelots qui frôlent le pastel l’écru le carmin par les bleus tout de la chair en faire au tour le tour au bord de l’autre je ne me trouve pas je ne me trouble pas Je creuse l’espoir par espoir mais si j’m’y perd j’m’assomme bien trop en loin dis moi ce que tu prouves avec le gout amer de mes…

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Que dans tes yeux

j’ai regardé et j’ai encore serré les poings quand tu es partie devant moi alors je me suis retourné et comme j’avançais sans me poser le ciel m’apprivoisait tu savais que le vent lui me poussait j’ai quelques rêves insatisfaits qui ne peuvent pas te toucher pas plus que ma main qui par là se tend voire même par loin s’étend j’ai regardé loin en fermant les yeux et plus jamais toucher du…

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Tu les ombres

Tu les ombres tes dentelles tu les montres toutes les heures au silence les éternelles les fumées qui tombent des seins avides les longueurs les jambes les os qui font saillies qui ressortent en mille esprits de fractures tout ce qui se casse n'est pas d'or tout ce qui se brise n'est pas semé par le vent ça manque de folie en fait on thème on sème on pèse l'ivraie comme le bon…

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