Le désert d’Alex

Tu sais, je ne me sens affecté, infecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler l’ombre comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir voler dans l’onde comme désert. Et je regarde pousser les ailes, noires, si noires. Quel sera donc cet oiseau ? Une bulle de noirceur qui traînera ses guêtres au sol ?

Et une bulle sait elle voler, ou seulement se laisser emporter, ou encore seulement tomber ? Les étoiles n’ont pas besoin de faire d’ukase dans ces cas là. Les lois du social n’enduisent que le vent.

Et les conséquences alors ? Alex, tu ne me laisses guère le choix. Les conséquences, comme des séquences, des sécantes, des paliers sur un hallier de mensonges. J’ai trop pleuré sur ton corps, même si je savais quelque fois le porter au rouge comme l’acier que l’on bat, je n’ai jamais voulu que faire naître des roses là où le sang a perlé.

Les conséquences ? Je crois que depuis lors c’est moi in facto qui porte les chaînes. Pourtant, pourtant. C’est toi qui a les seins percés, c’est toi qui aimes porter ces bijoux, et les agrémenter d’une chaînette, mais c’est mon cœur qui brille d’acier et aussi brûle de froid.

Une expression comme larme
L’ultime caresse blanche
Comme sur un sexy beluga
Une impression comme l’arme
Ultima vaticana légende

Et les rides de sel sur la table lignes souriantes, harmonie, qu’un ange noir a laissé couler sur le sable. Une espérance de pornographie, pour nous graphie, écriture sur le corps d’une souffrance d’amour, d’un besoin de charme. « Pornocratie », car il y a ici un maître et sa princesse, un corps de lutte comme un corps de garde, un espoir de charme comme un désir de larme. Se retourner pour mieux changer, et sur le sexe comme un chantier, comme un mystère, olisbos du néant qui s’enfonce au long tourment, au loin tournant.

Tu sais, je ne me sens affecté, infecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler l’ombre comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir voler dans l’onde comme désert. Et je regarde pousser les ailes, quelques plumes grises naissent sur le col, et ton souffle chaud les fait tressauter, les fait trembloter.

C’est lune rousse ici ce soir, et les parfums qui en découlent. Le musc et l’ivresse qui sale mon cœur pour sécher les pans recouverts d’amertume. Les dégager d’un ciel tournant, les éloigner du fer pour un instant.

Tu sais, je ne me sens désaffecté, désinfecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler la lumière comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir s’envoler dans l’ombre et belle nuit du désert.

D’ailleurs je veux continuer d’y errer dans ce désert car il y a l’humidité des termes. Il y a la clarté de l’élément, et ainsi faute comme une sécheresse qui s’ennuie, et qu’il me reste au choix de recouvrir d’une caresse ou d’un frelon. Mon désert est un corps sec, où se cache l’ombre. Et son nom est Alex.

Grégoire

by Pant 2004-10-10

Un peu de toi qui flotte dans l’air

Pant :

Je marche et le sol s’approche de mes doigts
Je tombe et le vent se moque de moi
Je tombe et le silence se fait tout autour

Une lumière au fond de tes yeux qui s’anime
Un soleil au coin de ma chambre pour une étincelle
Comme un peu de toi qui flotte dans l’air

Mausolée factice et délivrance
Fermer enfin le cercueil laisser libre l’air

Atome errant comme brisé au-dedans
L’amour est un joyeux tourment
Mon sang bout je me baigne dedans
Rêve qui empire, songe de vampire
Bataille funeste Iéna ou Ulm ou encore à faire
Triste affaire cigarettes
Contrebande pilotes naufragés
Enfants laissés tombés du ciel
Chutant en pluie délicate
Les têtes comme soumises
Et les sourires éclatants
« On arrive, on arrive, laissez le matelas derrière tous les ennuis,
Fermez les jalousies » disent-ils

Un soleil au coin de ma chambre pour une étincelle
Comme un peu de toi qui flotte dans l’air
Les cicatrices sur cette terre de nuit
Calendrier céleste aux belles endormies
Kawabata ivresse thé brésil odeur sensuelle
Rides au coin des yeux quand tu as le malheur de les fermer
Bleus ou verts noisette subtiles aux coins de gris
Jaloux de trop de choses pour ne pas revenir
Pas envie de partir
Parfum de toi, tes odeurs après soirée, tes ivresses renversées
Du calice de la beauté, situé aux horizons de la nuit
Comme un peu de toi qui flotte dans l’air.

Pant 2004-09-07

Nala :

Une odeur, une pensée, j’entre en notre sphère
Suffisant pour m’évader, apaiser mes colères
Mais pas assez pour me combler, me satisfaire
Comme un peu de toi qui flotte dans l’air

je t’aime d’imaginaire …

La bulle éclate, retour à la réalité amère
Cruel manque, besoin de m’envoyer en l’air
Me reste une vague impression d’éphémère
Comme un peu de toi qui flotte dans l’air

mon amour extraordinaire

L.D. 2004

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Pant :

Les chants, la pluie, les ondes, eaux fluviales
Douceurs, odeurs, sentences finalistes derrière la fin de tout

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Les orifices extrêmes dilatés par tes mains sans cesse
Brûleront de mille feux je n’en suis que le voisin

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Chaque pas que tu fais vers moi est une tâche sur le sol
Et ces gifles des éclairs sur ma peau à cause de toi

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Les chaînes et la Discipline loin de tout étouffer en nous
Eveillent des bruits somptueux que les larmes subliment

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Halée de cuir et de peau mat sur noir de suie
J’ai le feu dans le sang cause du grain de cette peau

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Acérées ces dents que tu pointes dans ma direction
Je préfère sans doute ces seins en pointes sur ma chair

Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Pant 2004 07 29

——–****——–

Nala :

Parce que tu ne me l’as jamais dit en face
Parce que tu préférais médire loin de mon oeil
Parce que tu crois que les mots ça se remplace
Chacune de tes lettres est une tache d’encre à mon recueil

Parce que tu ne m’as jamais aimée comme l’un des tiens
Parce que tu m’as condamnée dans ta tribu à être seule
Parce que tu crois que les chiens valent plus que les humains
Chacun de tes mots doux est une larme qui tache mon linceul

Parce que tu te retournes car tu sens que la fin approche
Parce que, dans ton délire, tu t’es leurrée que je le veuille
Parce que tu as toujours confondu remords et reproches
Chacun de tes baisers est un clou de plus sur mon cercueil

Mais aujourd’hui c’est toi qu’on enterre
Adieu grand-mère …

Nala 2004

cimetière

« les torrents de flammes dans son sang assoiffé »

Elle voulait liberté
Elle volait légèreté
Des aventures et des ailes
Lui ne voulait qu’elle

Elle ne voulait pas qu’être sa femme
Pour lui, potence, au poteau s’est vu coiffé
Et pour brûler c’est lui qu’elle condamne
Les torrents de flammes dans son sang assoiffé

Lui ne voulait être que son âme
Une paix en duo pour cesser de gueuler
Il n’avait pour éteindre et déclarer une flamme
Que les torrents de larmes de son coeur esseulé

Elle voulait liberté
Elle volait légèreté
Des aventures et des ailes
Lui ne voulait qu’elle

L.D. 2004


dessin extrait du site inception-magazine.com

Elles les ont aimés
Elles les ont allumés
Les torrents de flammes

Elles les ont chassés
Elles les ont brisés
Les torrents de l’âme

Pourquoi l’amour pour Elles
Reste un grand secret
« Les torrents de flammes dans son sang assoiffé » disent-Elles
quand mes mots finiront de pleurer

Un long chant de silence pour l’éternelle beauté
Des rives de plages pour ces longues nuits d’été
Un chant simple pour dire que j’ai aimé
Les torrents de flammes dans son sang assoiffé

Elles les ont aimés
Elles les ont allumés
Les torrents de flammes

Elles les ont chassés
Elles les ont brisés
Les torrents de l’âme

Pant 2004

Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…

C’est le premier alors expliquons. une phrase, deux poètes, deux poèmes intégrant la dite phrase. Image dénichée par Nala.

donc

« peut etre pas de mes rêves dans ton coeur… »

Pant:

peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…
mais des pas de tes rêves vers mon coeur
est ce un espoir ou un souhait ?
un rivage à peine aperçu au fond d’une nuit peu claire

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour

peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
mais des silences qui prennent leurs heures
toujours je m’éclaire de la fraicheur de tes lèvres
en doux souvenir comme il se doit
pas d’autres traces dans mes horizons sur mes routes
délavées par les larmes elles sont maintenant pleines d’arbres
leurs feuilles cachent la couleur parfaite de leurs fleurs
leurs parfums éclatent comme des vents dans l’air céleste
mais où se trouve ton coeur ? encore si fort dans ce parfum de fleur

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour

une drogue un silence un espoir une rive vers demain
un calme soupir comme l’extase quand tu prends ma main
seul dans la rue je me prends a trembler quand j’y repense
et mes pas s’accellerent, je cours, je vole loin de l’indifference

infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour.

Pant.2004

Nala:

Un jour, je lui demandais s’il partageait ma foi
Si le bruit des douleurs des gens qu’on bat
Le faisait vomir comme moi, il me répondit : ma foi,
Je ne saurai être de tous tes combats …

Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur

Un jour, je lui demandais s’il partageait ma loi
Si amitié rimait faux avec trahison et injustice
Il me répondit que chez les gens de bon aloi
On ne se permet pas de remplacer la police …

Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur

Un jour je lui demandais s’il partageait la croix
Qui chaque jour écrase mon corps
Il me répondit que pour qu’on la croie,
Le femme devrait cesser de pleurer sur son sort

Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur

Un jour je lui demanderai s’il m’a vraiment aimée

L.D. 2004