Au

On a plongé vers le lit

de la liberté

sur l’ile sauvage nos cheveux emmêlés

pour te revoir encore une fois j’irai mourir

devant l’autre qui lui porte ta main

Si j’ai changé ?

non et pourtant ce n’est que moi qui peine là

l’autre idée de l’amour que tu ne connaitras jamais

je me rappelle de ton soleil maintenant que ses rayons portent seulement la mort

tout est déguisé en toi peut-être par souffrance mais rien n’est plus vrai

On a planché sur toutes les aubes et les chemins qui menaient à la liberté

on a pleuré on a vomi comme cette nuit

et on ne dansera que demain que demain mais non pas dans la nuit

espérant sourire au moins un instant et d’autres choses que d’envie.

bola d'aigua
Creative Commons License photo credit: desdibuix – miquel

À Gabrielle

IMGP0779

Ce que vous aviez construit cette immense maison sur un coeur de cristal

toutes  ces particules ce que de peur le néant s’enfuit pour avancer pour plus vite décoller

 

Je ne sais peur d’ombre tout lacher vous exaltiez mes cendres d’or et de lumière

me parant d’une cervelle vous qui en aviez pour deux

 

Vous étiez l’Art la fée comme elle apparait la Dame qui porte le talent

Le rouge ami pas celui de l’a honte non mais de la tendre émotion

le rouge est mis le sang à trop coulé et rien ne m’y semble beau

 

Par delà la rencontre nos yeux ne se sont pas croisés nos coeurs à peine saisis

ce qu’on voyait c’était l’art l’être dans la tête de chacun

une histoire symbolique qui partait loin et de cette photo la lumière l’’ombre

les proportions tout vous marquait

j’en étais fier j’en était surpris vous aviez vu le delta

 

J’aurai aimé…

 

Mais dans le retard de l’autre on se croisera bien un soir

sous la plaine de lune au couvert de nuages bleutés

et j’aurai à la main cette photo, et aussi une rose

rouge meurtrie ce jour mais demain elle aura des enfants pour vous retrouver.

Une ébauche sanguine à colorer de sentiments

D’où ce passé l’autre est mémoire
elle s’est laissée ivre continuer
par là chacun de mes pas la main dans la courbe

J’ai du mal à continuer
l’odeur suit mal la découverte et le mensonge
la sueur le silence tout encolle la toile

Sur le mur la chanson pleine de fleurs
de quoi faire plisser tes yeux rieurs

D’où ce futur couvrir l’avenir
te voir revenir
te battre pour un souffle
te relever faut t’agripper jusqu’au vent la banquise
et comme le temps qui entonne jusqu’à ce que tu sentes
le vif ou le vain s’engouffrer entre tes doigts
éreintée presque étreinte éteinte à presque serrée
Isa Bercée s’endort et puise un rêve pour tout redécorer.

La vie doit-elle être une colère ?

On se regarde si peu en fait, on ferme les yeux, on les oublie presque, volontairement, on ferme, on se referme, on s’enferme, tous prisonniers, tous coupables, tous attendant la vie sans vouloir la fréquenter, tous en pleurant une liberté qu’on imagine, on l’a jamais cherché mais on aimerait tant l’avoir trouvé, on s’enferme, et un mien ami disait  » y a-t-il une vie avant la mort ? »

On est tant mort en marche, tant mort, on cet indéfini qui est l’ensemble, le peuple, la masse, et si cette masse, notre société ne vit pas, comment la vie alors peut-elle y fleurir ?

la vie elle est dans les quelques instants de l’un et de l’autre, dans ces brillances qui font qu’une étoile nait et meurt parfois en une seconde. mais ensuite au regard de tous, on s’enferme, on se referme, on s’oublie la joie la lumière, on se chasse, on s’ignore, et on croit qu’on avance, alors qu’on file sur les chemins de l’enfer, pas après pas, et que le monde se teinte de cendres, partout.

On expulse, expectoration d’un corps étranger, on tousse, la société à des maux, mais son cancer ne vient il pas d’abord de la peur, de la crise ignorante, on a tant peur de soi, on a autant peur de l’autre, peur entretenue par des princes aux petites épées.

Je m’agite, tu t’agites, mais comme agitateur la vie fait mieux, le cycle des saisons même si bouleversé entraine la terre avec lui, la flore magique et majestueuse, la faune restreinte que l’on tue consciemment nous regarde encore avec innocence mais la méfiance apparait. L’homme est un mauvais ami pour le monde, mais est-il meilleur pour lui même ?

Dans les vents nauséabonds de cette histoire, on peut rêver à un déluge mythique, une fin de cycle, certains l’appellent révolution, mais déluge est le mythe parfait, ou penser encore à la femme de Lot, ou penser encore à ces villes toltèques qui se sont mystérieusement vidées, penser que l’homme parfois à tant de talents qu’il peut comprendre qu’il est néfaste, nuisible ? Devons nous avoir le coeur aborigène, amérindien, pour regarder enfin la vie, et avoir envie, besoin de vivre en harmonie ?

mais tu es là, je suis là, et parfois le regard réchauffe nos coeurs, mais c’est un pas de deux, un tango, un flamenco, la danse du feu et des yeux, du coeur et du sang. Et faut vite en profiter avant qu’on se referme, qu’on s’enferme encore, encore. La danse des corps et des coeurs, celle des mots, le tango des regards, la chaleur des rencontres, la magie de l’instant, de l’enfance, d’un sourire de femme, tout cela est si fort que l’on se doit d’en prendre soin, sinon la vie s’enfuit vers la mort, la mort apparait si fort dans ces moments là, mort d’un peuple, d’une civilisation, d’une ère…

en écho à Viviane Lamarlère

Luna, Loubnatique

Lune qui efface
s’efface dernière de mes lèvres
closes fermées
ou si la derrière des ouvertures
crême sur le drap posé
tes baisers sous l’ombre des étoiles
des nuits où se découpe la cendre aux visions
fermées tu ressors hors la dune
marchant marchant nue toute sur le sable
tu es le grain
tu es
où se pose-t-il le regard de dieu, où ?

Dans quel état se cache ton regard toi ?
où se niche l’aube sinon dans ton coeur
quand tu fermes les yeux

Tu les fermes
tu les
tu je te le dis
tu

la redite je la dois au doux et magique Lutin qui lutine.

A toutes voiles et sans vapeur

Photographie de Ernesto Timor

 

 

Je t’ai vu cuivrée mon amour, seule au monde à toiser, le quart du temps qui se montrait là, et ton sourire derrière le voile, tu te cachais, tu me cherchais, tu m’envoyais des nuances de baisers, des zestes de soupirs, ta bouche masquée derrière le voile, tu paraissais, tu m’envolais, tu reculais, tu soufflais même par moment, et à d’autres faims me voilà pantelant, le désir montant, je ferme les yeux, soleil couchant, je ferme les yeux, pour mieux te voir, je ferme les yeux, et voilà en plein dans l’histoire, on tombe l’un sur l’autre. […]

 

suite ici

 

à lire le magazine impudique, fortement conseillé pour réveiller les sens…

 

Merci à Cali Rise d’avoir apprécié mon texte.

À propos de…

L’âme y a-t-il quelque chose à comprendre ?

Comprendre ? s’éprendre vers l’infini ou vers l’au delà, s’il nait une âme, jamais cela ne sera dans un filet, s’il est une fl’âme c’est qu’elle touche d’abord le coeur, le corps d’une femme, l’oubli de toute naissance, désirée ou pas, tout passe par ce col parfois funeste, mais tout y passe… Même si des hommes dansent le long de la frontière et parfois tombent de l’autre coté de la ligne, souvent oui trop souvent, il faut marcher sur cette ligne