Auteur : Patrick Duquoc

Jour 23 – Esquisses d’un quotidien

Exprimer en quelques mots ce qui fait les bons de ma journée. Les bons échos, les bons moments qui sont l’aube de ce qui se passe ensuite. Et restent toujours là en moi, s’intensifiant, s’inscrivant dans mes heures gènes. Là où temps éclair.

Franchir la porte.

Trouver la musique, y poser mon coeur, mes mains, mes ombres et mes lumières. Regarder, ressentir, comme s’inscrire, comme être écriture sur soi. Noter chaque sursaut, chaque rebondissement lors que le ballon, la balle, est là en moi, ou là moi.

Tu ne comprends pas je ne suis plus là tout en l’étant je suis si loin et si près. Je deviens danse, je deviens, fluide, je deviens ballon, chat, et enfant.

être dans la marche, dans l’avancement, dans l’avancée, emportée par les pieds, pose dynamique de l’avant du pied, comme une chute un entrainement une dynamique, une presque danse où chaque pas est un emportement. Et l’aube, la lumière, la mienne apparaît aussi dans le souffle privilège de l’asthmatique. Qui m’a appris à lire à comprendre ce geste des poumons et sa liaison au monde intérieur et extérieur.

Je marche sur la plante des pieds je ne suis plus celui d’hier ni du week end tout en étant lui moi toi eux. Je tombe en avent, c’est ici mon dernier jour, comme mon premier, la naissance c’en est un autre, comme je te l’ai déjà dis : je temps n’existe plus, n’existe pas, ne m’excite même plus.

Comment alors oui comment le dire si c’est pour rire pour sourire, je respire comme si c’était la fin comme si c’était le début si demain on commençait si ce soir c’est la première ou hier la dernière je n’existe plus… Pas plus que le temps. Je me glisse à la bonne heure et je ne reviens plus.

Arrivée à la gare. Écouter le croisement des lignes dans le paysage. Synesthésie entre la musique le paysage et moi. S’inscrire plus large et plus grand, agrandir le cadre et se lancer à l’écoute de la résonance, de l’écho.

Prendre le train, se laisser prendre. Toujours accompagné dans l’accompagnement. Seul et multiple.

Se laisser couler dans l’esprit, dans le corps, se laisser couler et mieux nager, apprendre, se tendre vers les profondeurs, y trouver les échos lumineux les brins d’énergie qui dorment encore dans cette telle intensité de vie. Le sommeil du rêve là où tout s’est mit Vie. Là où quand là et quand Vie tourne cadencé.

Et toujours le rythme interne et externe toujours trouver l’écho du grand cadre. La vie est une pièce de théâtre disait Will, la vie est une pièce de Vie, unique et majestueuse dans une Royalité intense. Tout se lie, tout est lié par le cœur de nos regards.

Les ombres positives, les flash de lumière, leurs échos dans ma chair qui se met vibration, éclair harmonique entre le passage les bruits du métro, superposition synesthésique entre les ombres, les bruits cadencés de la ligne 2, la musique dans mes oreilles, les échos en ma chair cœur esprit. Expérience sprirituelle ? Je ne me la cache pas, ni à moi ni à vous. Religieuse ? Certainement là ou religion est relier. Relier alors relions. Relire ce qui relie en laissant tout se qui délie. Il y a tant de cœur à trouver partout dans toutes les sagesses écrites et vécues. Que je ne marquerai jamais ces mots sous le sceau unique d’une église, mais tout au contraire d’une ecclesia majestueuse englobant tout le vivant.

Voilà quelques uns des moments vécus au quotidien et leur emplacement dans ma journée, dans ma semaine, dans ma vie. Apporté par mon expérience de l’auto hypnose, apporté par mes formations, mes rencontres avec Kevin Finel, enclenché par mes belles rencontres avec Nathalie Roudil Paolucci, Pierre Alain Pérez. Et l’homme qui fut au début de ma boucle au juste bon moment Frédéric Vincent et l’autre bout de la boucle sa formation PNL-H où depuis je creuse encore plus loin grace aussi à ses techniques de zéro mental que j’ai agrémenté de mes ombres lumières personnelles. Mes échos encore une fois se nourrissent si bien de ce qu’il m’a apporté. Et je vous oublie bien sur pas toutes mes amies et mes amis croisés lors des beaux moments.

Je vous laisse lire cette suite qui est une de mes chroniques du Poisson Silencieux. Qui est écrite sur les échos d’un quotidien que j’ai tenté d’exprimer sur ces quelques mots de façon plus claire.

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(librement inspiré par Da Silva)

J’essaie pourtant de l’expliquer mais en vain. Je vais tenter de l’écrire dans les chroniques mais sous cette forme ça ne sera pas clair non plus. pas sombre non plus je n’exagère pas je n’exagère plus je ne suis plus là, mais je reste encore pourtant.

Comment alors oui comment le dire si c’est pour rire pour sourire, je respire comme si c’était la fin comme si c’était le début si demain on commençait si ce soir c’est la première ou hier la dernière je n’existe plus… Pas plus que le temps. Je me glisse à la bonne heure et je ne reviens plus.

Tu ne comprends pas je ne suis plus là tout en l’étant je suis si loin et si près. Je deviens danse, je deviens, fluide, je deviens ballon, chat, et enfant.

Je marche sur la plante des pieds je ne suis plus celui d’hier ni du week end tout en étant lui moi toi eux. Je tombe en avent, c’est ici mon dernier jour, comme mon premier, la naissance c’en est un autre, comme je te l’ai déjà dis : je temps n’existe plus, n’existe pas, ne m’excite même plus.

Tu vas me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore autant rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Tu m’as confondu avec un autre, un de mes autres, un de moi, un d’ailleurs, un d’ici, un sans âme, un sans ride, un sans, tout sans rien sans lui sans elle sans toi. Tu penses que je suis étanche mais tu penses mal. Je tangue et je glisse comme ce soir je glisse sur le flux flots, je suis Noûs je suis toi je suis moi je suis sans le savoir je sais sans l’être.

Je tombe à la renverse, et je retourne à l’heure d’été sans aller ailleurs que dans le passé, sans imaginer l’espace comme un autre temps, tu penses je ne connais pas les airs, ces mauvais airs, les bons comme les autres, je ne suis plus, je ne suis plus, je suis là mais plus encore, tout à la fois me glissant dans la neige, tout à la fois me chassant sans cesse je suis fumée et je me fonds dans le bitume, même à des heures indues, même au fin fond de l’inconnu.

Je suis loin et je pars encore je suis dense comme je suis danse et le flux flots c’est aussi moi et le Noûs grandit vers l’infini et pourtant il y a aussi toi et moi de relié mais tout est dans tout et bientôt je suis serai tout. Je me noie dans les flux flots à en respirer encore plus fort, plus profond. Tout me traverse tout me transperce.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Je ne suis que cet inconnu qui s’ouvre porte après porte comme toi même l’a été ma Porte-Clé, toi qui m’a ouvert à tout comme à rien en même temps tu m’as confondu avec un autre, moi je tire des traits, et je cours devant les courbes, je suis le cercle au fond du trou comme le trou autour du monde.

Tu dois me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore plus rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Patrick DUQUOC….*

Jour 22. sous les auspices de l’opus 35.

« Jouer de ce violon plein de cendres, jouer avec les oiseaux sur la crête, jouer avec Sara comme avec toi Carl, jouer pour ne pas rêver, oui jouer, ne pas rêver pour ne pas aimer, oui jouer, ne pas aimer pour ne pas souffrir, oui jouer, et se perdre, encore »

Je ne vis que d’écho, en écho, ces échos. Et je ne suis qu’écho d’ailleurs là ou souvent, je m’envole avec mes mots, et je reviens avec les tiens Anatoly . Je m’approche de nos limites, oui. Je m’approche car c’est proxémie, c’est là c’est ici c’était toi, c’était moi, et là c’est Jeu, un Je pluriel, voilà Jeu c’est Je pluriel, c’est le jet du dé, c’est le lancer, c’est le retomber, le mouvement. C’est le rebond. Et qui colle là qui colle aux doigts, au  je dois ou je choisis, je dois ou je dois ou… Mais alors choisis le choisis !

« Et si tu vois bien, mes bouts de doigts sont bleus alors où s’abreuvent comme tu le dis nos limites, qui tiendra le col et moi la corde et qui restera alors pour chanter l’ode si trop s’en va d’ancien et qu’alors rien de neuf ne se pose sur le violon de mon coeur. »

Si tu laisses aller ce violon, jusqu’au bout de la tension sur une fin de note bleue , un scherzo, juste. Si tu t’abreuves comme tu le dis de tes limites en bleu, celle du Jeu, comme si énergie est dans ces limites, comme si plonger, transforme tout, transporte tout, transfère les émotions au dedans comme au dehors ou si l’inverse n’est pas encore plus intensément bleu, si l’inverse intensifie encore cette harmonique. si d’avancer sur la note que tu poses, l’ode à la fin, l’ode a faim et se rapproche. Mais jusqu’où aller, jusqu’où ?

« Et sous la nouvelle étoile que fait le bruit du violon quand on s’en pince des cordes raidies sous le froid du désert ? »

J’entends moi le bruit du violon tu vois, le concerto pour violon en D majeur, l’opus 35 de Tchaikovsky. Comme des ailes ouvertes dans le désert, comme si chaque note laissait planer quelques grains de sables dans une lumière saturée. Comme si sous cette nouvelle étoile la nuit prenait feu, si la lune jaillissait de toutes les ombres, si elle oui elle nous approchait de  ses lèvres. Comme si. Et si je suis avec toi, là t’ouvrant quelques portes, laissant entrebâiller les possibles, dans un antre sommeil qui n’est pas lui, mais qui peut être là sous cette nouvelle étoile comme tu la vois, juste comme.

« La mort est rose et la vie est douceâtre/ les violons sur la paume plutôt les cordes et le vin plutôt que les palmes seules/ la vie dans l’eau et le combat de trop/ un/ deux / trois/ c’est ça ferme les yeux je n’y crois pas/ non ne plus croître après tout on ne croit plus rien »

Et toutes ces croyances qui éclatent quand tu parles de la mort rose, car tu laisses le vin mouiller les cordes et cela gâche un peu ton jeu. Laisse le vin à sa place, dans la coupe à tes lèvres, laisse le vin se faire partage comme la musique. Partage de l’eau, de la vie, partage de l’intention qui mène plus loin toujours, un, deux, trois, plus loin encore.

« Je ne sais plus dormir mais plus calmer mes peines non plus ni savourer l’amertume du chêne ni prendre en bouchon le liège pour fermer la bouche et ne plus affronter les mots ni laisser le violon prendre son temps ni ne plus arrêter mes doigts je ne sais plus mais je le rêve »

Tu ne sais plus dormir Anatoly, mais tu dors, tu dors et tu rêve, quand tu fermes les yeux, que ta respiration se calme, se fait plus profonde, c’est calmer tes peines, c’est savourer ce qui est bon. tu vois le rêve déjà, tu es dedans, comme dans un salon immense où chacun peut avoir sa place, son espace, intime dans un extime. Un temps présent, cadeau, espacé par ce qu’il veut pour s’espacer.

« quand le soleil te fait plisser les yeux c’est l’ombre qui se cache devant tes pupilles, quand le soleil au goût de la lune s’enflamme c’est pour brûler les traces de nos mausolées »

Et tu reprend ce voyage avec mes mots, oui se laisser plisser les yeux, déjà les fermer, les ouvrir à la danse sur la face interne des paupières. laisser aussi le goût changer, comme si une impression neuve peut tout changer et que là tu peux avoir le goût de la lune dans ta bouche ou dans ton coeur.

Je te laisse terminer Anatoly. Car tout dans tes mots, tes impressions, tes regards, tout est voyage. tout s’écarte pour te laisser passer. Et se resserre pour te garder.

« J’ai fait un voyage au long pays de brume, seul au matin les couleurs de la fortune, aux gris de graisses cuites à coté des cuisines et le chant des oiseaux joyeux au matin. J’ai fait un voyage sans mon violon. Dans les bras de ma mère comme dans le silence, les chemins de terre à la calme confiance. C’est ici notre Mère. « 

Dans les bras, de ta mère, c’est ainsi. vis le encore plus intensément, autant que tu le veux. Et qui sait peut être plus encore.

« Fuis au fond des sources, fuir au fond des terres pour éviter la ville, pour éviter la ville et ses décombres, et ses morts innocents, fuir au fond des forêts où je pourrai composer et comprendre, ou comprendre et composer, et laisser le violon jaillir comme l’aube »

« Jouer de ce violon plein de cendres, jouer avec les oiseaux sur la crête, jouer avec Sara comme avec toi Carl, jouer pour ne pas rêver, oui jouer, ne pas rêver pour ne pas aimer, oui jouer, ne pas aimer pour ne pas souffrir, oui jouer, et se perdre, encore »

Jouer c’est ainsi que tout commence là où aussi ça finit.

Et je vais laisser Anatoly avoir le dernier mot. C’est avec les mots suivants qu’il est parti.

 

“Il est encore venu mettre ses pas au fond du silence accompagner la danse regardez mieux le ciel s’affranchir des rumeurs comme des humeurs peut être finir en transe

Elle est encore aimée elle ne sait pas qu’au fond de la science se torturer tue la cadence pour encore suivre l’étape de la chair en principal elle ne laissera aucune issue le sexe n’est qu’un hommage à la chair si l’amour est un nom mage contre la perte

J’ai tenu des violons sur Vérone sur Prague et j’ai balancé des crédences dans la Volga mais ce n’est plus un jeu c’est le vent qui pousse le temps vers la tempête orage sur le fleuve avant le grand incendie tu parlais d’une petite fille à la robe de sang tu en parlais mais je la connais elle est gravée sur mes mains qui glissent sur les cordes un document aux réfugiés qui continuent le chemin sans le connaître et sans le voir oui tant que le vent qui nous pousse est dans nos têtes il n’y a plus de place pour la raison

J’ai tenu des violons en pure perte mes mains étaient trop contractées pour en jouer voilà tu le sais Carl mon jeu n’est qu’une parade à la fragilité qu’une parade à la mauvaiseté du monde et de l’homme son chien”

 

Anatoly Tchervenko

B-rève de 21.

Faut il aller où coeur nous attire ? Ou plutôt se laisser pousser vers… par celui ci.

Où là enfin comme là ?

Je me penche sur les flux flots a les toucher de la langue. Là je tremble larmes au bord comme au nord. Le génie du chaos aux limites déambule. Se frotte contre ma langue. Alors je me couche sur le flux flots.

Tentant. Entêtant. Entêtement.

Irriguer de ma sève. Nourrir. Laisser fuir le chaos. Chose. Tu vois. Ou tu ressens.

Toi Fleur. Toi Rose. Toi Pétales tournés vers le soleil. Aimant l’amant. Aussi voyant venir nuage avec joie. Désir. Envie.

Amour aussi dans nuage. Unité d’un rôle non défini mais si tant décidé. Alors voilà. Ce qui est. Sera.

Et à têté, sur ma tête comme sur un épi, traces de soleil. Fumée du lointain. Se collant bras contre bras au nuage. Si tu envoles si tu. Oui. Situe l’envol près de toi pour partir au plus loin et au plus sur. La route des vagues comme chez toi.

Vivre le lien comme il est tissé. D’or et de soleils en vagues. Dans les clameurs calmes. Tout s’évase, se dilate pour occuper la Vie. Ta vie. La Mienne. Et la meilleure. Celle qui porte vers… porte ouverte.

 

Jour 20.

Tu vois, si c’était, s’il était une fois. Je dirai, voilà.

J’entends dire souvent :« comment peut-on se regarder dans une glace quand on a les mains couvertes de sang ?»

Alors moi là j’ai envie de vous dire. Regardez mes mains lorsqu’elles seront recouvertes de sang, oui, regardez donc, regardons, comme si là dans ce moment je pourrais me regarder dans la glace pour savoir si, oui savoir si j’ai encore le regard qui est là, qui voit, et pas les yeux sur ces mains, les yeux, collés.

Si ce sang… déjà d’où ? D’une blessure que j’aurais vainement ou réussi qui sait à comprimer, sauver étant tellement mieux vu, encore regard tu vois, encore voilà. Ou d’une plaie, coupure que je me serais faite, comme une défaite inutile bataille contre une boite de conserve ou avec d’ailleurs, on dit toujours contre dans ces batailles alors qu’en fait on se bat avec et pas contre, avec soi toujours et les rôles déchantent et s’échangent. Enfin bref, voilà encore.

Du sang sur les mains comme si aussi j’avais pu, sans savoir comment égorger un humain, je crois pas mais je sais, je sais que tout est possible, que chaque émotion peut être portée, oui portée, et transportée plus haut plus haut et plus loin, que des fois ce loin déteint, et quand les couleurs changent on peut aussi s’attendre au pire, quand les couleurs virent au rouge, souvent ça vire au sang. Tu vois c’est pas le temps de se regarder dans un miroir tu vois, juste par contre le temps de s’écrier, tu voix, jusqu’au point ou, juste au point où plus de voix, et où oui aussi dans ces moments où, les fameux moments où, comme j’aimerais savoir où ces moments nous mènent, et toi aussi je le sais. S’écrier jusqu’à en perdre la voix. Voilà c’est là, drôle de lieu « en perdre la voix » oui c’est un lieu, c’est dans l’espace, c’est là jusqu’à, et ça nous dépasse, ça me dépasse comme si parfois encore… A se fermer les yeux. Oui je sais bien, les yeux se ferment d’eux même, toujours en fait, mais là quand on perd la voix, qu’on y est, ils se ferment encore et ce n’est pas vraiment dans le fait de se fermer que se pose le souci, c’est dans l’ouverture, quand on les ferme en fait c’est parce que là quelque part on veut plus les ouvrir. Quelque part dans ce lieu et dans cet espace je veux plus voir.

Je veux plus. Volonté d’un lieu ou d’un moment ? D’un jeu ou d’un je ?

Voilà. Tu vois en fait, comment se regarder dans une glace lors ? Je te le dirai bien sur, et là si j’étais avec toi comme là, en fait je poserai juste ma main sur ton épaule. Juste. Et lors je la pose et quelques mots. Oui. Comme si.

Un geste c’est comme un lien, c’est me relier, te relier, nous relier. Relier parce que bien sur du lien on en a déjà. Alors relier, oui comme les pages d’un livre, tout à fait. Tu me fais sourire à chaque fois. C’est ça le lien. Nos liens. C’est dans le geste et dans ton sourire qui fait venir le mien. Et même que des fois c’est l’inverse, oui mais des fois aussi c’est l’inverse ou l’envers. Et là c’est plus que du sourire, c’est du rire. Tu vois.

Et puis je sais pas. Je sais pas, et pourtant j’avance. Pas à pas comme plusieurs aussi, plusieurs aussi, ça fait plusieurs pas, plusieurs pas ça mène sur un chemin aussi parfois plus large, comme si, et si oui c’est plus large tu marches maintenant à coté de moi. Et nous sourions. Et nous rions. Et je crois, oui, comme tant d’actes de foi, je crois. Je sais tant que croire souvent limite ; mais là croire ce n’est pas limiter non, c’est aller plus profond. Comme dans une transportée d’âme. Dans un lieu que j’aime à nommer le Noos, où j’y trouve les flux-flots, oui sur la route des vagues oui sur la route des vagues oui sur la route des vagues. Noos et nous. Et juste. Comme un moment de présence et d’être, ou d’être en présence ou, je sais plus je crois. Ou jeu je ou je jeu. Mais maintenant là il est des mots qui coulent, qui découlent, qui se déroulent, qui viennent dans les flots-flux.

Je t’aime. Je t’aime…

 

Jour dix neuf

Jour dix neuf

S’avancer c’est avancer, marcher c’est deux pas, l’un après l’autre. Tu vois D’âme c’est comme l’encre verte, c’est comme la chaise longue, c’est le vent de l’énergie, le temps de la non-phrase qui se présente. Au présent comme un présent. Alors d’heures en nuages, d’heureux nuages, gommés par les cumulus, étonnés par le bruit de chiffons de ces horizons de coton.

Tu avances. Circulaire façon de marcher, s’enrouler, se dérouler, bondir ou rebondir. Face au soleil pour l’éclat de tes yeux sans trop sans trop.

Alors se parer, noir, blanc, face à face ou d’ensemble. Ying ou yang. Sans façon.

Luna. Sola.

Nuitée contre jour, en contre jour, dans le contre se fait jour. Tu avances toujours, tu cales les pas, tu ne cales pas, tu t’avances comme tu avances, d’un pas qui chasse le pas. Sans doute par doute, sans doute par passion, sans doute sans doute aucun ou d’eux. Fin de nuances.

Chaise longue et encre verte. Tu laisses se tracer la trame. Comme tissée envers et contre. Tout s’enroule sur ce fil sur cette bobine sur ce tronc au cœur des roches.

Six aspects à développer comme une luge qui se glissera entre les couches, filant sous les neiges. D’antan se faisant présent. Ton présent.

 

Jour jour qui sont Dits et huit.

« Dans le véritable amour, c’est l’âme qui enveloppe le corps » Nietzsche.

Dans l’âme qui s’enroule autour d’un doigt c’est l’estime et l’intention qui commencent à remonter vers le poignet, le coude, le cou et les lèvres. C’est le regard qui creuse, se creuse pour être rempli par l’autre. C’est le crépuscule qui s’en laisse à la nuit, mystérieux dans le sombre silence. En Attente d’Intention. Des nuits sauvages et douces. Jusqu’à l’aube, avant matin, avant matinée, avant début c’était déjà par ailleurs et là aussi.

Alors délivre moi, si tu crois un peu en moi, alors délivre moi, si tu y as déjà cru au moins une fois…

Sénèque écrivit à Lucilius : « Ton temps, jusqu’à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t’échappait. Récupère-le, et prends en soin. La vérité, crois-moi, la voici : notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. » Et il ajoute : « […] saisis-toi de chaque heure. Tu seras moins dépendant de demain si tu t’empares d’aujourd’hui. »

On nous montre une autoroute, vitesse rapide imposée, pleine de monde, aucun temps de regarder, ressentir, attention prise, surprise même. Impossible de prendre son temps !

Donc. Changer de route, trouver un chemin, laisser toute mécanique artificielle, être nature et vrai. S’avancer où dans le sable ou sur un terreau léger ou gravillonné ou une terre battue rougie. S’avancer pas à pas, à son rythme et se pauser, se reposer, attendre son tour, attendre son temps d’être pris en charge ou noyé sous les baisers. Partir seul c’est pas un plaisir tout le temps, si ça dure. Prendre le temps de se poser sur une aire, sur un coin ombré. Prendre son rythme, ne pas se le laisser imposer. Décider de son rythme. Se retrouver c’est prendre le temps de soi, se retrouver suppose de s’être trouvé, et pour se trouver rien de mieux que le temps de faire les choses à sa propre vitesse.

Et avancer, pas à pas, ou par grands pas si tu as trouvé les bottes de sept lieues. Ou celles de cent lieux. Se permettre le voyage, se permettre l’ailleurs. Car là « tu » est chez toi quand « tu » est toi. Et je pourrai placer encore d’autres choses moi, maintenant que je suis dans le flux flots, la résonance c’est aussi trouver la route dans les vagues, la vague au cœur des routes, au cœur des vies, autour de tout et au cœur de tout. S’auto-riser la lumière comme vue, s’autoriser d’être une porte lumière, et éclairer au sein de la tempête comme au cœur de la vague de nuit. C’est aussi sur la thin red line que cette lampe tempête que toi tu es peut briller comme vie commence et continue. Témoignage du témoin présent. De la présence pour être présent dans la lumière comme dans son temps. Briller en soi comme pour soi, éclairer l’intérieur comme l’extérieur, rien ne nuit. Sauf l’ombre sans partage. Rien de nuit quand la porte lumière s’entrouvre toujours plus grand, jusqu’au deux vantaux.

Je te montre une route, un chemin, le temps pour le saisir. Et te délivrer je voudrais. Alors si tu es lumière porte emporte tout vers moi et moi envers toi comme en vie. Voilà.

Jour jour 1:7

(librement inspiré par Da Silva)

J’essaie pourtant de l’expliquer mais en vain. Je vais tenter de l’écrire dans les chroniques mais sous cette forme ça ne sera pas clair non plus. pas sombre non plus je n’exagère pas je n’exagère plus je ne suis plus là, mais je reste encore pourtant.

Comment alors oui comment le dire si c’est pour rire pour sourire, je respire comme si c’était la fin comme si c’était le début si demain on commençait si ce soir c’est la première ou hier la dernière je n’existe plus… Pas plus que le temps. Je me glisse à la bonne heure et je ne reviens plus.

Tu ne comprends pas je ne suis plus là tout en l’étant je suis si loin et si près. Je deviens danse, je deviens, fluide, je deviens ballon, chat, et enfant.

Je marche sur la plante des pieds je ne suis plus celui d’hier ni du week end tout en étant lui moi toi eux. Je tombe en avent, c’est ici mon dernier jour, comme mon premier, la naissance c’en est un autre, comme je te l’ai déjà dis : je temps n’existe plus, n’existe pas, ne m’excite même plus.

Tu vas me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore autant rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Tu m’as confondu avec un autre, un de mes autres, un de moi, un d’ailleurs, un d’ici, un sans âme, un sans ride, un sans, tout sans rien sans lui sans elle sans toi. Tu penses que je suis étanche mais tu penses mal. Je tangue et je glisse comme ce soir je glisse sur le flux flots, je suis Noûs je suis toi je suis moi je suis sans le savoir je sais sans l’être.

Je tombe à la renverse, et je retourne à l’heure d’été sans aller ailleurs que dans le passé, sans imaginer l’espace comme un autre temps, tu penses je ne connais pas les airs, ces mauvais airs, les bons comme les autres, je ne suis plus, je ne suis plus, je suis là mais plus encore, tout à la fois me glissant dans la neige, tout à la fois me chassant sans cesse je suis fumée et je me fonds dans le bitume, même à des heures indues, même au fin fond de l’inconnu.

Je suis loin et je pars encore je suis dense comme je suis danse et le flux flots c’est aussi moi et le Noûs grandit vers l’infini et pourtant il y a aussi toi et moi de relié mais tout est dans tout et bientôt je suis serai tout. Je me noie dans les flux flots à en respirer encore plus fort, plus profond. Tout me traverse tout me transperce.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Je ne suis que cet inconnu qui s’ouvre porte après porte comme toi même l’a été ma Porte-Clé, toi qui m’a ouvert à tout comme à rien en même temps tu m’as confondu avec un autre, moi je tire des traits, et je cours devant les courbes, je suis le cercle au fond du trou comme le trou autour du monde.

Tu dois me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore plus rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.