Au delà de toute détresse

Que faut il encore avaler
ment songe au coeur creux
comme ment l’horreur de tes mots
oui là tout tremble en stances tectoniques

 

Qu’y a-y-il après toute détresse ? au delà au delà ?
le repos du coeur isolé ? le silence des âpres volontés brisées ?
la peur du retour ?

 

“Après toute détresse”, est-ce un lieu un chemin
une auberge pour demain
là une main
tend ce qui doit sustenter
mais est-ce un lieu pour deux mains,

 

Ou plus tôt seul y courir
avant de tout y souffrir
trop
et là maintenant avant
oui avant tout qui se barre
se referme sans retard
d’autres mains que mes lèvres pour y poser…

 

La formule me trottait dans la tête depuis hier soi, “au delà de toute détresse”, ça dérivait mal dans un cerveau plus proche de cerbère quand la nuit point n’arrive dans mon corps et que je me traine en sommeil en attente plutôt. Alors me suis-je dis, est ce un lieu ? un état ? une nation ? un endroit où se camoufle un peuple ? non, non, arrete de ruminer ce mauvais shit virtuel, être encore un état d’être, donc pas un lieu ? l’être n’est pas en soi ? en ? c’est un lieu pourtant, un lieu et un temps, un espace qui se meurt ou se mure. Voilà donc…

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Commentaires

Douleur que tu fais mi-haine

Que reste-t-il des au revoir

Des lèvres qu’on posait

Sur les courbes des deux mains

De l’horizon mal dessiné.

La peur d’omettre l’Un sensé ?

De croire en corps ce qui s’effrite?

Mais les cris qui se crachent !

Comm’ pour éteindre les restes

Le reste qui se meurt

Le reste qui s’indigeste.

Après deux mains

Combien essoreront mes yeux

De pilules mal avalées

A coup de « sors ! » que tu flagelles

Et combien de ment iras-tu

Semer ailleurs… Où l’on croisait

Nos fois en nos voix.

Avant de crucifier vérités

Avant de crucifier mon âme

Qu’y a-t-il après toute détresse?

Le j’hais d’un éclat

Sorti des voix de ta peau?

Sorti des tripes de tes mots?

Un refuge niché dans l’histoire

Où restes de froidure

Deviennent maîtres de nos sangs?

Un sentier des jamais?

Brisées de pluies et du soleil?

Qu’y a-t-il après tout de peine

Tout de Nous déshabillés

Nus de l’avoir et de l’étais…

Car j’étais… oui

J’étais la route qui mène à toi

J’ai « t’hais » en travers de la gorge

J’étais « l’après tout » d’une peine

Je suis l’après d’une détresse.

Quand plus rien n’est, au delà de toute détresse, tout est là toujours, dans une éternité nacrée que nul ne saura effacer … plus réelle encore, bien plus …
Cat

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