« Dans le véritable amour, c’est l’âme qui enveloppe le corps » Nietzsche.

Dans l’âme qui s’enroule autour d’un doigt c’est l’estime et l’intention qui commencent à remonter vers le poignet, le coude, le cou et les lèvres. C’est le regard qui creuse, se creuse pour être rempli par l’autre. C’est le crépuscule qui s’en laisse à la nuit, mystérieux dans le sombre silence. En Attente d’Intention. Des nuits sauvages et douces. Jusqu’à l’aube, avant matin, avant matinée, avant début c’était déjà par ailleurs et là aussi.

Alors délivre moi, si tu crois un peu en moi, alors délivre moi, si tu y as déjà cru au moins une fois…

Sénèque écrivit à Lucilius : « Ton temps, jusqu’à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t’échappait. Récupère-le, et prends en soin. La vérité, crois-moi, la voici : notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. » Et il ajoute : « […] saisis-toi de chaque heure. Tu seras moins dépendant de demain si tu t’empares d’aujourd’hui. »

On nous montre une autoroute, vitesse rapide imposée, pleine de monde, aucun temps de regarder, ressentir, attention prise, surprise même. Impossible de prendre son temps !

Donc. Changer de route, trouver un chemin, laisser toute mécanique artificielle, être nature et vrai. S’avancer où dans le sable ou sur un terreau léger ou gravillonné ou une terre battue rougie. S’avancer pas à pas, à son rythme et se pauser, se reposer, attendre son tour, attendre son temps d’être pris en charge ou noyé sous les baisers. Partir seul c’est pas un plaisir tout le temps, si ça dure. Prendre le temps de se poser sur une aire, sur un coin ombré. Prendre son rythme, ne pas se le laisser imposer. Décider de son rythme. Se retrouver c’est prendre le temps de soi, se retrouver suppose de s’être trouvé, et pour se trouver rien de mieux que le temps de faire les choses à sa propre vitesse.

Et avancer, pas à pas, ou par grands pas si tu as trouvé les bottes de sept lieues. Ou celles de cent lieux. Se permettre le voyage, se permettre l’ailleurs. Car là « tu » est chez toi quand « tu » est toi. Et je pourrai placer encore d’autres choses moi, maintenant que je suis dans le flux flots, la résonance c’est aussi trouver la route dans les vagues, la vague au cœur des routes, au cœur des vies, autour de tout et au cœur de tout. S’auto-riser la lumière comme vue, s’autoriser d’être une porte lumière, et éclairer au sein de la tempête comme au cœur de la vague de nuit. C’est aussi sur la thin red line que cette lampe tempête que toi tu es peut briller comme vie commence et continue. Témoignage du témoin présent. De la présence pour être présent dans la lumière comme dans son temps. Briller en soi comme pour soi, éclairer l’intérieur comme l’extérieur, rien ne nuit. Sauf l’ombre sans partage. Rien de nuit quand la porte lumière s’entrouvre toujours plus grand, jusqu’au deux vantaux.

Je te montre une route, un chemin, le temps pour le saisir. Et te délivrer je voudrais. Alors si tu es lumière porte emporte tout vers moi et moi envers toi comme en vie. Voilà.

Cet article a 7 commentaires

  1. ALL GLORY TO THE HYPNOTOAD

  2. ALL GLORY TO THE HYPNOTOAD 
     

  3. ALL GLORY TO THE HYPNOTOAD  

  4. Bonjour
    Je suis arrivée ici en faisant une recherche sur Marie Dorléan, à laquelle je viens de dédier une note sur mon blog. 
    Avez vous des nouvelles à me donner ? 

    1. Bonsoir. Hélas non plus aucune nouvelle de Marie. Et j’avoue qu’elle me manque sur la toile.

      1. Merci de la réponse. Même si je l’aurais préférée autre. D’autant que depuis j’ai trouvé d’autres mots ici et déjà cette réponse. Je me suis permis aussi de recopier sur mon blog les mots d’elle trouvés ici. J’ai lié, j’espère qu’il n’y a pas de problème. 

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