(librement inspiré par Da Silva)

J’essaie pourtant de l’expliquer mais en vain. Je vais tenter de l’écrire dans les chroniques mais sous cette forme ça ne sera pas clair non plus. pas sombre non plus je n’exagère pas je n’exagère plus je ne suis plus là, mais je reste encore pourtant.

Comment alors oui comment le dire si c’est pour rire pour sourire, je respire comme si c’était la fin comme si c’était le début si demain on commençait si ce soir c’est la première ou hier la dernière je n’existe plus… Pas plus que le temps. Je me glisse à la bonne heure et je ne reviens plus.

Tu ne comprends pas je ne suis plus là tout en l’étant je suis si loin et si près. Je deviens danse, je deviens, fluide, je deviens ballon, chat, et enfant.

Je marche sur la plante des pieds je ne suis plus celui d’hier ni du week end tout en étant lui moi toi eux. Je tombe en avent, c’est ici mon dernier jour, comme mon premier, la naissance c’en est un autre, comme je te l’ai déjà dis : je temps n’existe plus, n’existe pas, ne m’excite même plus.

Tu vas me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore autant rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Tu m’as confondu avec un autre, un de mes autres, un de moi, un d’ailleurs, un d’ici, un sans âme, un sans ride, un sans, tout sans rien sans lui sans elle sans toi. Tu penses que je suis étanche mais tu penses mal. Je tangue et je glisse comme ce soir je glisse sur le flux flots, je suis Noûs je suis toi je suis moi je suis sans le savoir je sais sans l’être.

Je tombe à la renverse, et je retourne à l’heure d’été sans aller ailleurs que dans le passé, sans imaginer l’espace comme un autre temps, tu penses je ne connais pas les airs, ces mauvais airs, les bons comme les autres, je ne suis plus, je ne suis plus, je suis là mais plus encore, tout à la fois me glissant dans la neige, tout à la fois me chassant sans cesse je suis fumée et je me fonds dans le bitume, même à des heures indues, même au fin fond de l’inconnu.

Je suis loin et je pars encore je suis dense comme je suis danse et le flux flots c’est aussi moi et le Noûs grandit vers l’infini et pourtant il y a aussi toi et moi de relié mais tout est dans tout et bientôt je suis serai tout. Je me noie dans les flux flots à en respirer encore plus fort, plus profond. Tout me traverse tout me transperce.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

Je ne suis que cet inconnu qui s’ouvre porte après porte comme toi même l’a été ma Porte-Clé, toi qui m’a ouvert à tout comme à rien en même temps tu m’as confondu avec un autre, moi je tire des traits, et je cours devant les courbes, je suis le cercle au fond du trou comme le trou autour du monde.

Tu dois me croire de plus en plus fou.

Et même si ça me rend triste, ça me fait encore plus rire.

Je ne rentrerai pas tu sais je suis parti je suis loin de tout, tout de loin je souris je glisse même sur la neige.

Ne m’attendez pas, ne m’attendez plus, je ne rentrerai pas.

 

Cet article a 2 commentaires

  1. triste est sans doute ce départ sans retour .. ne plus revenir mais où donc ?? a-t-on jamais été là où nous croyons être, le veut-on en tous cas ??  Pourtant, ne pas revenir en ayant ce sentiment d’avoir asséché l’envie d’être là plutôt qu’ailleurs, est-ce si triste ? Rûmî dit qu’il faut aller là où le coeur nous emmène, parfois pourtant ce coeur ne sait pas trop bien où il voudrait aller, le désir est comme absent, comme silencieux .. triste et en même temps drôle, n’est-ce pas être encore un peu là ?

    1. En fait non, aucune tristesse tout au contraire. Si j’écoutes cette chanson en moi ne résonne aucune tristesse juste du mouvement, juste de l’énergie. Ce que j’ai tenté de faire passer par le texte. Et oui partir pour ne pas revenir, car changer c’est partir à soi, et ne plus revenir à soi passé.

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