Jour 15 en quinte flush. – Just Pô
A vouloir avoir on passe à l’autre on se coupe d’un au revoir, d’un heureux voir.
Tu t’envoles dans un plein de charmes, de l’autre coté du miroir là où se teint, montre son attrait des différences, l’amour.

Et dans les pleins et les déliés, les pertes de chaines et les nouvelles attaches, les jeunesses soulevées et les vieillesses tranquillisées, là il y a émergement encore. Les flots flux au moindre détour, au moindre coin de l’œil, au moindre soubresaut de l’onde. Ensuite ça coule vif, dans cette vague vivace et vivante, ça coule partout, ça se répand comme l’air dans un vaste volume, un air un peu troublé par des particules de lumière, un air un peu chargé de sentiments valorisés.
Et quand c’est là, ça peut devenir plus intense, plus vif en couleurs, en mouvements, en âme comme en cœur il n’y a aucune limite que notre volonté.

Et dans l’oubli les roses, dans le souvenir les pétales qui s’envolent dans un air léger, où qui s’envolent légèrement dans l’air, c’est selon et c’est aussi léger. Toujours plus d’ailleurs comme ici et là.

Les roses rouges ou blanches et saumons qu’elles pourront remonter les flots flux, pour essaimer, se multiplier dans tous les espaces et les vagues autour de la roue dans les vagues. Et là pour l’écureuil un vaste espace pour la ballade, se promener dans les senteurs et les couleurs. Un pas à pas, pour avancer, s’avancer, un pas à pas avec les bottes de sept lieues aussi, un pas très large.

Un pas immense car vaste comme l’univers soi, comme l’univers l’autre.

Marcher sur cette longue route, ce chemin qui traverses tous les obstacles et les joies, toutes les beautés et les peines, qui traverses en traversant, marcher ou courir parfois, ralentir et prendre le temps ou courir avec tout son temps, marcher dans un espace vie dans un temps vie, tissé d’en vie, tramé par envie.

Kaizen, prendre le temps d’ajuster, d’embellir, de poser la beauté comme terme, la majesté comme univers comme passion, être royal dans une royalité magique, tout ce qui se germe de nous parmi les fleurs roses tout ce qui pousse hors de nous et de nous constitue règne et détermine la royalité de l’instant couronné d’or et de précieuses pierres.

Ô temps de diamants pour toi, ô tant de rubis pour toi, ô temps d’émeraudes. Te laissant le gout de la couleur et de ses sens intimes, tout pour te permettre d’être dans la royalité de l’instant.

Voilà.

sur la Royalité, un petit texte de 2004 :

Réalité.Oralité.Royalité

Réalité. Lorsqu’on avance sur une avenue, lentement, laissant la musique pénétrer doucement le corps, laissant les os résonner aux rythmes languissants des tressautements de la chair. Quelle est donc l’apparence de l’être, est il plus vrai quand il brille dans la lumière, ou est il encore quelque chose quand il est perdu dans l’ombre de la nuit obscure. En fait on retombe sur la question classique : « un bruit dans la forêt, s’il n’y a personne pour l’entendre, est ce encore un bruit ? » l’être par là même dans la pénombre est il encore quand rien ne l’éclaire, quand personne n’est là pour le ressentir ? En l’état Descartes dirait oui, car un être se pense et par là même se crée et est. La création se redéfinit à chaque instant et se perpétue elle-même dans cette action. Est-ce que cela veut dire qu’elle se suffit à elle-même ? Qu’elle récuse l’existence d’un esprit créateur ?

Oralité. Comme un cauchemar séduisant qui accorde sa primeur efficace à l’apparition de cette dangereuse lunaison. Et ce tango qui s’efface, qui nous délaisse, mais jamais complètement, non, il n’abandonne pas, il délaisse, et revient, pénétrant séducteur, accaparant l’être, ne laissant que le paraître sans intérêt. Oralité qui se perpétue dans le cri, tel celui de Munch, cri qui exorcise justement cette causalité d’être.

« Royalité ». Justement, cette musique, légendant les rivières sur mes os, marquant sa cadence sur les rives de ma chair, cette musique, abrite dans ma « royalité » une autre atmosphère. Sur cette avenue là, je cabriole, je roule, je saute en rythme, je suis une roue mystique, qui chante, qui se laisse jouir de l’instant. Et ce qualificatif normatif et néologisme de « royalité » d’où germe-t-il ? Dans l’espace de l’En Sof, il est une ombre royale. Dans cette ombre où la lumière danse depuis les origines, dans cette ombre, la musique y fait corps, et j’en suis sûrement un des instruments de jouissance. Dans cette ombre se cache peut être l’essence d’une autre réalité, une réalisation plus proche de l’être, plus proche du sens premier, une ombre où la lumière se cache en mon linceul, et danse sur ma tombe opaline. Une ombre où mes os sont sucre et miel, et où l’acacia m’est connu, et présenté, à une fête, et où l’acacia y est une dame fabuleuse qui porte en germe le parfum enivrant des plaisirs de l’être réalisé, « royalisé ».

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