Vide

Dites moi un autre mot ,que le vide n’est pas d’en haut, dites moi que le souvenir est un piège. Peut-être. Que le vent souffle vers toi comme vers moi, que tu n’es pas autre chose qu’une marchande de mort, oui toi ! Cette putain ! cette vie ! qui bouffe la joie comme si c’était de la viande, et qu’elle n’était qu’une avaleuse.

Dites moi que tout ces humains valent le peu de vie qu’il leur reste, que chacun pense encore à faire quelque chose, à agir pour l’autre, à penser. Mais je n’y crois pas, plus, guère. J’ai le sang cendrifigé, punaisé sur le coeur, j’ai le coeur carboniqué, brisé, brimé, criminé, rouge de peur, de honte, de colère, de fin.

 

Si le souvenir est un piège, toi tu es ma cage. Ô barreaux.

 

Cendrifigé.

 

Abandon. Mentir, m’enfuir, mentir, m’en tire. Tout ces cris en –ir  tout s’écrire pour bannir la foutaise, la grande Foutaise, l’humanité.

25 pensées sur “Vide”

  1. Dites moi …

    Merci pour ce texte Pant … dire quand il faut dire … Tout simplement … !!!

    Te souhaite une bonne semaine Poète

    Baiser

  2. C’est sombre , mais c’est exquis dans sa douleur….

    Le mot d’éteint
    L’image est floue
    Le vide, plus rien
    La platitude part loin
    Si loin.

    L’apathie
    La langueur
    La tristesse
    Qui est la proie inquiète
    Bouffant l’allégresse.
    La grisaille du ciel
    Comme la voix, tiéde, muette
    Qui fragile appelle
    N’éffleurant même pas une querelle.

    Le tremblement du coeur amer
    Séisme interne frôlant la veine
    Comme si l’écume des mers
    Se heurtait là,
    Non sereine….

    Je vais pas te remonter le moral
    Avec cette note cher ami Partick
    Je restais dans les même tons.

    Bonne soirée & Take care of yourself & try to cheel out…OK
    Speak very soon

  3. Bonsoir pant, en fin de compte on est toujours seul au monde, malgré nos cris à travers nos mots, malgré nos peurs à travers nos voix, on voudrait tellement plus d’humanité parfois, bonne soirée à bientôt

  4. J avoue que j aime bien les mots de Servanne ici Pant … disons que je les préfère de beaucoup à ceux de Isa Bercée … sans vouloir la vexer bien sur * Et on est toujours seul dans la création * car je crois pas moi que l on soit seul dans la création … m enfin chacun a sa propre vision de l Artiste avec un grand A donc celui qui crée … !!!

    Désolée … j aurais peut-être du poser ma main sur ma bouche Poète ( sourire ) même pas le sujet direct de ton texte ca … !!!

    Pour toi … que des couleurs … mais celles de l Arc-en-ciel

    baiser

  5. Pas d’accord. Le vide est partout, oui, en haut, en bas, mais pas en nous, car seul notre regard donne du sens à la vie. L’humanité est foutaise si on s’en fout…

  6. Pardon mesdames, je vais faire un commentaire unique. Mes mots sont aussi secs que mon coeur actuellement.
    Gente Sophie, le vide n’est pas en nous ? tant mieux pour vous, il se nomme carence/manque qu’il soit physiologique (carence en fer par exemple) ou psychologique (carence affective pour l’exemple) et je tiens à dire que je connais ces deux types de carences de près… en ce moment je lis ça http://www.yapaka.be/professionnels/publication/le-deni-de-grossesse très incisif et instructif, alors oui le vide intérieur n’existe pas, tant mieux pour vous et plût à Dieu ou quelque soit le nom du créateur de vous épargner le gout amer de ce vide.

    Seul ? oui je crois que l’on est seul, on nait seul, on meurt seul, entre les deux on est juste accompagné, c’est à la fois vrai et aussi totalement faux, car on est aussi tous dépendants les uns des autres, on fait partie de. Alors oui là se pose la question, si une part de l’humanité fait des horreurs, mérite-t-elle cette humanité de continuer d’exister ? oui ? parce qu’il y a aussi de l’amour ? mais est vraiment suffisant au regard des horreurs que l’on fait aux humains, et qui les fait sinon d’autres humains… j’ai vu il y a quelques jour « the constant gardener » et j’en ai toujours le gout de fiel dans la bouche. Je conseille aussi à toutes de lire le dernier texte du Lutin http://secretslutin.canalblog.com/ 3D qui parle bien aussi de ce qui anime mon coeur ces temps ci, la violence naturelle humaine…
    Merci Isa pour ces mots poétiques, oui ça ne me remonte pas le moral, oui, toutefois c’est plaisant.

    1. C’est marrant que tu parles de carrence..
      J’en ais un qui s’appèlle comme cela dans l’ébauche sangfuine , si tu n’as pas encore tout lu mon manuscrit…et je voulais en plus le publier ce texte next week..mais je vais changer…

      @ bientôt
      Speak soon
      Et sije pense que dans la création ..on est toujours seule…Pour pouvoir donner le meilleur de soi même et surtout l’unique soi…pas calqué,dupliqué….enfin je fonctionne comme cela….et je suis plus SAnguine que petite fleur….Cabane que chateau, boue que sable, ardente que tiéde…
      Mais toujours dans des des chimères bercées d’auréoles…à prendre ou à jeter…
      Amicalement IsaBercée

  7. Barbara disait, une chanson que j’aurais aimé ne pas avoir écrite en parlant de Sid’amour à mort, alors oui il y a des textes que l’on voudrait ne pas avoir écrits, ces mots ne viendraient pas si la violence n’existait pas. Merci à toi Pant.

    1. Merci d’abord à toi Lutin, toi qui connait le vide…merci de continuer d’être toi, si riche, si lumineuse, si incisive, si vive !

  8. Cher Pant,
    Merci pour votre réponse, où je perçois cependant quelque colère, ce qui montre en tout cas que vous n’êtes pas habité par le vide en question… Que l’on puisse à un moment de sa vie le ressentir est hélas certain, mais ce n’est pas une raison pour en faire une condition habituelle de la conscience.
    Horreur et amour, oui, l’humanité est composée des deux. Travailler en faveur du second plutôt que du premier reste toutefois la seule chose utile que l’on puisse faire de sa vie.
    Bien cordialement

  9. arrivée ici à cause de ton message sur mo blog à propos de francopolis
    je vais tecontacter pour ça
    mais je viens de lire . Comment pourrais-je t’emmener où je suis maintenant!!??
    il a fallu qu’on me tende la main et cete main j’espère que je la garderai toujours . même si elle m’a emmenée où le vide est espace
    et l’espace liberté

    Je vais copier ton poème et j’espère que je trouverai un écho un souffre de vent du large aux odeurs de sel et d’algues

    des couleurs de regard clair avec du vert d’espérance

    je te le promets ça existe
    comme l’aurore se lève tous les matins après la nuit.
    bien sur il y a parfois le café refroidi, le pain qu’on a oublié d’acheter ou qui a séché
    mais aussi l’oiseau à la fenêtre, le premier bouton de rose , le sourire de la serveuse à midi au snack …
    sur le chemin où je suis j’ai pris l’habitude de voir tout cela
    comme j’aurais voulu qu’onm’y emmène plus tôt
    mais il n’est jamais trop tard . je voudrais vous emmener tous avec moi

    soleil et ciel bleu Cher Pant et s’il pleut que ce soit pour oublier qu’il a fait trop chaud hier
    tu le sais bien que je l’ai connu le vide!!! et même le fond de la piscine … on apprend à nager comme un poisson et c’est si frais

    1. « mais aussi l’oiseau à la fenêtre, le premier bouton de rose , le sourire de la serveuse à midi au snack … »

      oui tout à fait Ailen, mais aussi l’oiseau en cage devant la fenetre, le bouton de la rose coupée dans le vase, le sourire de la serveuse à midi juste après être sortie d’une triste engueulade par son patron…il y a deux faces à tout, au moins deux faces, j’aimerai trouver plus souvent la troisième. Merci de ton passage, pas si triste que ça Ailen je suis, non, juste dégouté par l’humain, un moment particulièrement nihiliste disons.

      1. te dire qu’un jour je me suis dit que si moi je ne me sentais pas si méchante que ça il devait en exister d’autres … premier pas.

        plus tard , bien plus, me suis dit que les choses négatives nous sont données pour que nous prenions davantage conscience des positives …
        yin et yang???

        mais tout ça m’est venu peu à peu quand je me suis débarrassée des trop mauvais souvenirs qui m’avaitent détruite

        et maintenant parfois je me dis que c’est peut être la vie qui avait rendu certaines personnse mauvaises .
        je sais qu’il y a aussi de vrais méchants !! comme il y a des tsunami et des tremblements de terre mais quel pourcentage??

        se frayer un chemin parmi les ronces pour avancer vers les fleurs … Il y en a toujours quelque part. Tenter d’y entraîner ceux qui sont tristes
        ce n’est pas souvent facile il faut qu’ils soient consentants aient confiance . mais ne pas désespérer
        j’ai toujours peur de passer pour moraliste quand je dis tout ça mais non je le promets
        il m’a seulement fallu émerger un jour et la lumière était devenue si belle

        n’écoutons pas trop la radio !!! la télévision !! ils ne parlent que des laideurs presque jamais des gens qui réussissent quelque chose de beau d’une entreprise qui se crée . Sisi il y en a encore quelquefois !
        et de tant d’autres choses
        on devrait faire une liste
        c’est vrai que la provibnce est plus facile à supporter j’imagine

  10. Peut-être l’acte créatif a-t-il besoin de ces oscillations entre deux vertiges
    le plein
    le vide
    le plein
    la rage
    la lente dégustation des minuscules nectars de l’existence
    puis la rage puis le vide

    J’ai lu tous les commentaires, tous sont dans le vrai.
    Parce que l’être humain est Nombreux et que parfois l’un de ceux qui nous habite prend le dessus sur les autres pour un temps.

    Nous ne sommes que marcheurs et marcher est lumière
    révolte
    chant.

    Parfois on croit avoir ouvert l’espace devant soi et c’est le chemin qui vous traverse le ventre
    la peau éclatée de tumultes
    on se sent avalée par de grands tourbillons de lumière et de nuit
    on ne sait si l’on boit et respire
    à la source du bleu
    l’élixir
    ou le trouble

    On cherche sous la mer les danses primordiales
    et il faut se noyer dans leurs polyphonies
    pour découvrir
    et perdre
    les instants invisibles qui poliront le sable

    Laissez pousser les prières
    au creux des fossés ou des rues
    dans ces intervalles ténus
    où meurent les pavés

    Laissez s’offrir les fleurs sauvages
    rebelles épousées de la pierre et du vent
    ne tranchez pas d’un nom les maillages secrets qui relient en silence l’oasis ombragée
    et la blancheur d’un ciel à vous broyer les yeux

    Laissez pousser les prières
    entre peau et chemin
    Nous ne sommes que des points
    de lumière

    1. tout juste Viviane, tu vois bien, tu lis bien, tu écris bien, tu es bien. Ton sang indien te porte bien. Ton rire et ta pensée de Dame de la nature aussi. Merci.

  11. Rien. Je passais. Je me suis arrêtée pour t’embrasser. J’ai lu tous les commentaires et je n’ai rien à dire. Rien. Juste ça : je t’embrasse.

  12. Tout comme toutes tes autres amies Pant … je fais que passer en coup de vent … mais j y dépose en pensées ma couleur la plus douce … celle de l Ô …

    Baiser ami Poète

  13. Voilà j’ai écrit dans ma nuit, un petit texte pour vous, juste dédicace pour des amies fidèles et leurs beaux mots.

    donc « my love is ghost, my love is soul » il est bien à double sens, voire triple, mais il est plein des sens.

  14. Tes textes précédents sont … superbes Pant … tant * Sur une peau d ombre * que * Eva * mais bon déjà tu le sais … te l ai dit ailleurs … !!!
    Ce * Vide * je prends … te demande pas je sais que tu accepteras (sourire) vision d une poseuse de couleurs … différente ou peut-être complémentaire de celle du Poète … reste à voir dans un temps (sourire)

    Autre merci donc … et douce soirée à toi

    baiser

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