Un hommage au talent d’Isa-B

Je pose ici ce texte que j’avais gardé, elle vient d’effacer son blog, et je vous le dit, c’est bien dommage, tout s’enfuit, tout s’enfuit

mais le talent reste, alors je partage avec vous ces quelques mots d’elle, et mes amis, une pensée pour cette artiste , elle a besoin du soutien de tout ses amis !

Je rajoute au fur et à mesure, les commentaires de Isa-B à la suite de ce post.



NUIT EBENACEE

190420094624

J’ai besoin de murmures

Ceux qui appellent

En dedans

Des outrages dermiques

Un château de sable

Dans les chimères d’une aurore

Bercée d’auréoles

Me rapprochant de tes ciels.

Cette géographie de mon corps

Périple qui se tord

Cette arcade de quiétude

Le baldaquin de mes silences

Le drap tiédi d’indécences

Parcourant la bâtisse

Celle de ta matière

Fusionnant notre élixir

Fondus de nos soupirs.

Pénètre dans cette nuit ébénacée

Archer de pluriels

Course chevaleresque

De Braises et de tendresse.

Ton passé et tes morts

N’effleuraient même pas

Ta grammaire en ces jours…

Aujourd’hui mon Amour

Exhalant

Une bagatelle

Exultée

D’évasions libérées.

écrit le 12/03/09- IsaBersée.

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Dans ce qui s’oublie

pant-5

Dans ce qui s’oublie

la peur les nuages l’endormie

Dans ce qui s’oublie

la nuit l’écorce ta main dès l’aube tu souris

Dans ce qui s’oublie

je sais que l’une des deux c’est la mort la peine la fin d’une fleur

Dans ce qui s’oublie

pourquoi pourquoi je nuance à tout propos

Dans ce qui s’oublie

alors que je rêve de cendres et du feu qui y conduit

Dans ce qui s’oublie

finir ainsi oublié oui dans ce qui s’oublie

oublié par tous

ni regretté

ni souhaité

Dans ce qui s’oublie

je parle encore seul à la nuit

Dans ce qui s’oublie

je pleure à peine mais c’est vif comme

si j’étais un homme qui s’oublie

qui veut se faire oublier

Dans ce qui s’oublie

alors repose tout ce que je suis

le printemps fugace/ tout s’envoler/ pétales.

Dominique Tomasso

Ce que tu détiens la compagnie des hommes, peut être un coeur, peut être encore funeste comme le doigt sur ta main tout ce que me masque là comme feu du destin

toi ce qui tout regarde vers où se pointent tes yeux

là où le temps tout renferme

Sur ce lieu est bleu d’aube sur tes lèvres cause elle aussi de l’ivresse

comment vais-je te toucher de ma flore de ma faune si de mes pinces si de mes plumes si de mes griffes rongées en y paissant à la lune le frou frou flou et fou de ces fougueux désirs si de mes peines je n’ose les faire surgir de la boite au temps  que tu la couvres

là comme se pointe en crue de tes dentelles la pureté de cette eau par ces audaces de sel

j’emmêle de mes miens ces doutes vains j’emmêle d’un même jeu ce fou de moi sur toutes les rives du destin

le printemps fugace

tout s’envoler

pétales.