Chris

 

 

L’ombre aux doigts de roses

une nuit enfilait son coeur sur un réverbère

 

Quand ma main surgit

j’imagine les bourgeons de tes seins

où parfois naissaient de longues tiges

entêtantes rivières qui me font tomber

chuter

 

L’ombre aux doigts de roses

une nuit enfuyait son coeur comme d’ un réverbère

 

La lumière fuguait de mon coeur

jaillissait de tes lèvres

se courbait en mille pointes

décubitus des lunes des seins des jambes

nous nous emmêlions c’était la nuée avant la buée

quand la touffeur succède à la moiteur

l’émotion à la passion

et la paix jaillissait d’un ultime coup de rein.

Cet article a 2 commentaires

  1. De très beaux mots sur une peinture de la femme fleur. Bravo à vous deux

  2. J’avais depuis un moment envie de reprendre une peinture de Chris, le moment n’arrivait pas, mon écriture ne s’avouait pas sensuelle ni tactile, là j’ai trouvé juste, mais à peine, je prefère le texte précédent, plus équilibré. Merci dame Lutin.

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