Qui sait encore

Si je te disais que mes paumes parlaient

que mon coeur tremblait

toi tu dirais que mon rêve s’éteint

et que mon coeur lui, va très bien

Parfois Yves c’est de la fenêtre dont je rêve

même si elle se situe loin de toi plus près d’un orage ossiate sous la Néve

je parle d’un amour que j’ai troublé autrefois

un psaume qui se vêt de confiance aux mains de tendresse pour loi

-Il t’a marqué ce texte P., ce Leloup laisse plus que des traces dans tes pas, il a sacrément changé l’aube, la lumière que tu sembles voir au quotidien

-Oui, Yves, elle me ferait danser si elle le voulait comme Carmen, mais elle me fait bruler, l’amour  comme  tisonnier est une drôle de chose, l’amour va-t-il avec la confiance pour toi ?

-J’aurai tendance à dire oui, mais tu vas me trouver encore une exception, je te connais…

-L’exception qui confirme la règle, l’inscription qui flingue le valet comme un larbin, l’examen tentateur, même si ce n’es pas clair, tu vois, oui tu vois toi Yves, la mort c’est un instrument de musique qui finit son concerto, et je l’entends souvent, la mort physique, la mort d’un coté de moi, la mort d’un pan de ma vie, la mort quoi, celle qui tue, qui terrasse, qui termine et pour lequel l’après n’est jamais plus semblable. La mort mon ami, ça va avec l’amour mais ça va encore plus vite avec le manque de confiance…

« Seule la nuit ne peut pas te lacher » Dominique A

 

-Regarde ma main Yves ! regarde ma paume, regarde ce trouble brouillard et attend qu’elle apparaisse

Dans cette lune, derrière ce pas, Eli se dévoile, presque douce en sourire dans ce miroir de paume, elle saisit un mot au loin, après tout oui elle est loin, elle avance, éclate de rire, c’est la beauté du mot que l’on pose, l’attachement est là, ensuite je croise son regard et tout disparait à nouveau dans une brume étrangère.

 

-Je ne peux t’aider P. comment fais tu déjà ça ?

 

-Elle est tout en moi, pourquoi crois tu que ça brule autant, elle est tout en moi, et moi je pars, je dépars en fumée pour la laisser venir, tu as vu, tu l’as vue ?

 

-Oui, heureuse mais loin, et toi tu n’y était pas…

 

-Peut-être, l’attache est solide, longue mais solide, et tu sais, je sens que ça brule chez elle aussi, ne pas apparaitre à travers elle, non, ne pas lui faire ça, de ma tête, de mon corps sali, de mes aubaines perdues, rien de ça ne doit la toucher, la traverser, encore moins mes douleurs…

5 pensées sur “Qui sait encore”

  1. L’amour est au-delà de la confiance. Je ne parle ni d’éros, ni de philia. Mais de l’autre, leur grand frère.

    J’ai écrit hier sur le blog d’une camarade qui disait que l’amour est un « don », que parfois dans certaines circonstances, on transcende jusqu’à un point où l’amour n’est plus « don » mais source de lui-même, et totalement délivré.

    Le « don » n’est que rarement lui-même. Il implique presque toujours un non-dit, un retour sur « investissement ». Un échange. Voire un marchandage. Celui des corps et des affects le plus souvent.

    Tu avais raison. Et j’écris cela sans la moindre velléité de brossage d’égo, ce serait pure manipulation et je ne pratique pas ce genre de chose. Simplement, ce que tu disais il y a des années de cela était juste. Je touche au but, mais toi, où es-tu? Perdu en route?

  2. « Je suis Zool, le gardien de la Porte, es-tu le Maître des clés? »

    C’est quoi ce bazar? le Maître des clés a oublié où est la Porte??

    Il me semble que c’est un certain P. qui me disait que l’important c’était plus le chemin que la destination…c’est quand même comique que j’ai pu faire mon pain de ce que tu me racontais et que ton propre blé soit encore en herbe. Est-ce que ça veut dire qu’au fond tu n’as pas la foi?

  3. ah mon amie, peut-être qu’on est meilleur conseil pour les autres que pour soi, ou encore que les choses aient un peu trop changés pour moi, problème dans la verticalité de mon corps/énergie, me suis réfugié dans un horizontal…

  4. Je te rassures, je ne suis pas très sûre de l’avoir moi-même. La foi.

    J’ai la contradiction dans les oreilles et le doute planté comme un vieux clou rouillé en plein dans mon ajna. Je n’ose pas écouter mon coeur, mais ça c’est point trop une nouvelle n’est-il pas? Je t’avoue que j’ai un peu négligé mon horizontal, voire même un tantinet méprisé (et c’est pas mieux que d’oublier son vertical). Bin tu sais ce qu’il disait notre ami, le corps et l’âme ça ne va pas l’un sans l’autre, ni l’un au détriment de l’autre. Et quand tu montes trop raide et trop fort, tu te cognes immanquablement la tête au plafond. Le pire c’est que je m’embrase encore pour un rien…je suis hautement inflammable je crois…pf. Bon dieu que c’est dur d’être moi.

    Aussi dur que d’être toi j’imagine…;)

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