Réponse à Sarah/Leloup

Article ancien qui porte encore tout ce que mon coeur peut porter, et souhaiter à toutes et à tous pour cette fin d’année. Je me mets au repos, le temps d’évacuer le dégout.

En tout état de chose, merci à Jean-Yves Leloup, et à ses livres, dont particulièrement celui ci « La Femme innombrable » qui dans mon attachement au personnage et au coeur féminin paradoxalement me permet de me poser beaucoup de questions et d’en trouver de bien belles.



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J’étais debout, j’errais seul avec ma peine, mes questions, dans ce grand salon. Yves était assis sur le fauteuil, un verre de vin à la main, me regardant tourner, avec à peine un sourire.

-Tu penses encore à ce texte de Leloup ? me demanda-t-il ?

J’errais seul, relevant la tête à peine, oui ses mots me touchaient tant et tant.

« C’est avec des cris que les hommes commandent aux vaches et aux chevaux, c’est avec des caresses que les femmes commandent aux hommes, mais avant les caresses il y a l’huile et les parfums « 

-C’est avec des cris que nous, les hommes, pleurons dans nos cœurs, car je ne frappe plus autre que moi, je ne viole que ma parole, parfois, mais c’est dans des moments où elle n’a plus de valeur, dans ces moments où je ne suis plus que l’animal, cette vache, ce cheval que personne ne commande, et la nuit je hais les oiseaux, qui frappent à la vitre, qui demandent le secret de mon cœur, qui demandent ce que je veux, le temps, l’usure loin.

« il nous faut donner de l’âme à leurs sens, de l’esprit à leur corps, sinon leur vie sera celle des brutes qui cherchent à dominer, se jalousent et se déchirent. « 

-Je n’ai plus d’âme, je n’ai qu’un cœur multiplié, multi-plié, oui, un cauchemar pour syndicaliste nippon, un origami de soucis calés entre des plis de joie, des pliures qui valent bien des soudures, qui valent bien la cage où je suis enfermé. Alors oui du sens, de l’esprit à mon corps abandonnant oui, de l’esprit à ce corps qui refuse, qui nie, qui ne m’aime pas/plus, qui ne me laissera même pas me conduire vers toi, qui ne me permettra au mieux qu’une avalanche à tes pieds/mont.

-Tu le crois, toi, que je suis une brute, une brute tellement immonde qu’elle ne trouve que son corps à déchirer ? dis-je rageusement

-Ah mon pauvre, si tu étais cette bête immonde ce n’est pas contre toi que tu retournerais les coups… Parle moi plutôt de la suite du texte, parle moi de l’amour, parle moi des cieux dans les yeux, des mystères derrière chaque cœur à corps, cela c’est vraiment la question que tu dois te poser ,et le domaine où tu excelles, le sens/sentiment/mot sur/ex/posé, dit-il regardant le fond de son verre.

J’avançais tout contre la porte fenêtre, collé oui, collé contre l’intérieur, et tout contre l’extérieur nuit, aux lumières attentives, reprendre les mots, oui, les caler en moi, les remonter pour toi, celle qui n’abandonne pas, à moins que la croix, à moins que la croix, je la vois…Mais je préfère encore plus ta douceur et tes lèvres, ainsi donc…

-ça commencerait par il était une fois, ça commence toujours par il était une fois quand tu racontes, une fois unique, une rencontre, une pause entre deux mondes, un temps ignoré du reste du monde, non ce n’est pas ça, pardon, cette pause entre deux mondes, c’est un spectacle magique que l’univers entier regarde retenant l’instant dans chacun de ses atomes, de ses grains de lumière. C’est comme ça des yeux dans ces yeux, mes yeux dans les siens, les siens retrouvant les miens, plus qu’un moment, plus qu’une rencontre, plus que nous deux, plus que et pourtant pas plus.

L’Espace qui Lie en action, l’amour de l’univers, la dynamique des ombres et des lumières, le chant des tigres, des aigles, des orques et des dragons.

Tu dois juste poser le regard, passer à coté, comme un pas de danse, un tango, tout s’illumine dans l’absence de contact physique, tout prend de la force, c’est un chant qui prend son souffle avant l’aria. Ou comme un flamenco d’Antonio Gades, tu vois dans le Carmen de Saura, tout s’enroule, s’engouffre entre deux, avant, oui avant tout, il y a Le Déjà. Le Déjà là qui est tempête, qui est feu, qui est le pas de coté, toi qui danses, tu vois ce que je veux dire, le pas de coté qui anticipe oui mais pas seulement, qui comprends, qui accompagne, qui désire, le pas de coté et mon coeur, le pas de coté et ton coeur, le pas de coté et peut être nous, un nous antique et dual, profond et léger, un pas de coté… mais ne laissant rien de coté, pas de coté pour toi, pas de coté pour moi…

« Tu dois envelopper l’homme de l’odeur de ton propre corps, qu’il te respire avant de te toucher, comme un vent tiède chargé de garrigues, sois comme une colline qui s’approche, comme un été … Qu’il ait le pressentiment de ton immensité; ce qu’il pourra connaitre de toi sera si peu de toi et pourtant il y trouvera une terre ferme entourée d’abîmes. « 

Te respirer comme respirer la vie, ton parfum de douceur, l’odeur de ton propre corps oui comme un vent venant de la mer, comme un chant sorcier cheminant sur l’onde. Te voir immense, te voir grande, et te connaitre si peu, poudrer tes yeux de mes doigts, atteindre ainsi les océans, approcher ma main de tes cheveux pour rechercher ce parfum de sel et d’iode, tu n’es pas une île, non, tu es un récif, tu vois, il y a l’océan immense et furieux, et calme aussi, et une révélation apparait, le récif corallien, de toutes les couleurs, peuplé d’une infinité, il est la mère dans la mer, et pourtant je sais oui, et j »hésite, il y a des abîmes à refleurir en toi, et je ne m’en veux jamais autant de vivre que quand je vois que je te fais pleurer…Je ne mérite pas tes larmes, j’ai juste le gout de ton amour en moi, ce gout vivifiant qui me porte vers l’avant.

« N’entre pas dans son corps comme dans un moulin lourd de mémoires ou d’autres farines, entres-y comme dans un temple, avec ses différents seuils, ses différentes portes, ses chambres secrètes, ses autels sacrés. « 

-Moulin lourd de mémoires…voilà qui me frappe, qui suis je ici, qui vais je laisser passer pour poser le doigt là où ça fait mal, ou la main, ou la jambe, ou les deux, il n’y a que le choix de l’embarras, et le moulin lourd de mémoires, tu vois, tu entres en moi, tu es en moi, et je ne sais pas si ces mémoires te paraissent autres que je/moi, tu es la première à voir lui, l’être qui brille au fond du couloir, derrière la porte du moulin, et c’est ça je pense la force de l’amour, ne pas s’effarer de l’autre, mais l’aimer lui, le brillant au loin que l’on veut tant approcher, connaitre.

« Chaque être humain a plusieurs corps mais la plupart du temps nous ne fréquentons que les plus épais, nous ignorons l’étreinte de nos corps subtils, de nos corps de diamant…Tandis que tes doigts éveillent des zones plus sensibles, n’oublie pas de chanter ou plutôt de murmurer, chaque organe répond à un chant, à un son. « 

Mon corps est épais comme un diamant raté, noirci par les peines et les douleurs, J’ai de ton amour tant besoin comme horizon subtil, tu es une porte, une porte lumière, la lumière de ton amour comme un étendard forçant les différentes d’étreintes, de teintes, de misères au pied du nid de mystère, causons dans tes murmures, causons lorsque j’approche mes lèvres de ton cou, tu me caches ta bouche, tu ne m’ouvres pas la porte, et tes doigts saluent quand je poses ces baisers dans ton cou, un silence de tes doigts, un mot de cette bouche qui se referme, et tes yeux se refermant, loin est le tout de nos caresses, loin est le sommet de nos entailles, loin est l’aube jamais vécue, ce sommeil jamais partagé car tu le sais chacun dors seul, chacun s’endort et parfois ne s’éveille même pas au rêve, à quel accord ce diamant pulsera-t-il, dans nos horizons si subits, que la montagne s’approche de la mer, que le vent ne connaisse guère de frontière, mais un coeur un coeur et encore un coeur cela fera toujours un coeur seul ou unifié, unifié et seul, dans la proximité le cadre l’endroit le tapissage, sans la dangerosité comme l’épars de ce pas de coté, comme l’éparpillement des mots dans une buée faite de face à face, les yeux pénétrants dans le fond du couloir, les yeux ouvrants toutes les portes, les yeux se révélant comme des miroirs où à la parfin se revoileront les mouroirs, ces mouchoirs noirs que l’on pose sur les miroirs dans l’ombre de la mort du soir pour pas qu’elle emporte tout.

« Le corps est une partition à déchiffrer, une musique à entendre et tu l’entends si tu l’appelles, chaque partie du corps à une intelligence et un nom propres qu’il faut harmoniser avec le tout : n’oublie pas les océans qui t’entourent, les étoiles qui te regardent, les animaux qui t’adorent. Ce ne sont pas seulement un homme et une femme qui vont se rencontrer, mais deux univers. »

Déchiffrer, déchirer, sur quelle onde le murmure, sur quel onde le temps nous assure-t-il le droit de continuer, chacun chacune, posons l’aube contre le soir, en espérant un peu d’espoir, guère original mais toujours pourtant ramenant à l’origine, c’est dans le début que nait la fin, et la faim aussi d’ailleurs, dans chaque âme de mémoire j’y vois un choeur qui chante, étonnant non, cette similitude chorale, imitant la pose des multiples uns pour poser le chant, ces nombres premiers qui ont tous chacun une identité propre, se décalant, s’incrémentant, pas dans le temps, pas dans la vie, mais dans le vouloir connaitre, dans l’accomplissement de la note, concertino assourdi ou se mêlant au sang, et tout retient, revient sans écarter les fausses notes dans un chant universel, où toute vie se voit, se dévoile.

Lotus

Tu vois cette fleur, tu la vois, tu aimes cette proximité, tu pulses avec cette vie intensément proche, pour moi vois-tu ce n’est pas seulement une fleur, c’est une femme, c’est La Femme, celle que dévoile l’instant de vie quant tu approches, c’est au coeur, tout au coeur de l’Espace Qui Lie.

Mais comprends-tu cette femme que je vois je ne pourrai jamais la prendre en photo, le monde ne le permet pas, ce monde où tout se cache sous le voile, sous plusieurs couches de tulles même, tout s’enveloppe tellement que l’on croit seulement voir. Ces perles d’eau ce sont peut-être des larmes, de la sueur, de ces perles d’après l’amour qui voile ta peau d’une lumière nacrée. L’amour c’est aussi cette fleur, l’amour et Toi, et je ne pourrai jamais vous prendre en photo comme ça. Je rêve encore sais-tu, j’espère au dehors de la nuit, j’espère en un monde où mon oeil et ma main se rejoindront, où je pourrai prendre cette photo d’une femme, d’un amour, d’une fleur, allons jusqu’au néologisme agglutiné, une femme-fleur-amour, une flammour, là où finalement se fixe le feu, l’âme, et l’amour. Alors trouver le chemin de ce monde ce sera peut-être trouver la liberté avec toi, trouver un monde aimant avec toi, un monde d’étants où tu seras, mais là tout se mélange dans mon coeur, tout se mélange et tout se ressemble, et tout te ressemble, ou tout se rassemble et moi…

Faut-il aller plus loin ? oui

Mais quand j’aurai trouvé le monde où prendre cette photo pourrai-je encore le dire ici ?

16 pensées sur “Réponse à Sarah/Leloup”

  1. « c’est ça je pense la force de l’amour, ne pas s’effarer de l’autre, mais l’aimer lui, le brillant au loin que l’on veut tant approcher, connaitre. »

    Mais ça c’est si facile: d’aimer le brillant. L’épreuve vraie c’est aimer AUSSI le sombre, le glauque, le moche, tout ce qui en l’autre est haïssable (et bien avant cela , il faut déjà faire ce même boulot sur sa pomme!). On ne peut pas aimer vraiment si on ne parvient pas à aimer tous les aspects d’un être humain.

    Un jour, il y a longtemps, tu m’as dit (et ça me fait encore sourire, même si c’est tellement vrai)à propos d’aimer son prochain: « Que parfois c’était vraiment dur de l’aimer ». Bin oui. Tout à fait d’accord.

    Pour ce qui est de ce texte. Je l’ai entendu. Compris. Je l’ai lu en le caressant, en l’apprivoisant, sans tenter de le capturer, de me l’attacher. Moi, humble lectrice, mais très chiante, JE pense que là, sur ce texte précis, tu as évolué. Ce qui fait sens doit le faire pour tous, ou au moins le plus grand nombre. Tu veux être poète, écrivain? sois-le pour le plus grand nombre et surtout pour les « brutes ». Retiens ce qu’écrit Bobin à propos de l’intelligence: et éclaire l’autre là-bas, tout seul comme toi dans le noir. Tu y trouveras une joie ineffable. Parce que ce que je crois c’est que c’est là, la véritable utilité de ce don d’écriture: donner un instant de joie, voire de bonheur.

    Poursuit. Mais dans le même axe.

  2. Oui, Sun, c’est facile d’aimer le brillant, mais c’est pas ce que je veux dire dans ce passage, il y a le moulin lourd des mémoires,sa porte, il y a le couloir, et au fond : lui. Que d’avant bien sombres, bien gris, bien ombrés, et oui lourd de mémoires, il y a les miennes, les anciennes d’antan, les mémoires vives comme les mémoires mortes, les mémoires parturientes et celles qui tuent, tu vois, oui c’est facile d’aimer lui qui brille, mais punaise que c’est difficile comme chemin pour y arriver si l’on s’arrête à chaque ombre de mémoire.

    Après quand à savoir si j’évolue…oui dans un milieu lourd pas toujours respirable, pas sans douleur, mais pas sans amour, pas sans amour et ça compte énormément, et cette envie de croiser l’amour d’Elle avec l’amour plus haut, celui de l’Espace qui Lie.
    Je ne veux pas être poète, ni écrivain, ni photographe, je veux juste être dans l’écriture, être dans la mise au point de la photo, être et faire être ce que tente de retranscrire, l’ambition n’est que plus lourde d’ailleurs, montrer et protéger, montrer et dire, montrer et peut être s’affranchir. montrer comme un don.

  3. Désolée Pant ici de ne pouvoir poser mes mots … je ne peux que … apprécier la lecture … le ressenti … !!!
    Et ce tant par ton texte non fini … que par les commentaires de Sun et toi qui y sont collés … !!!

    Mais je reviendrai … en lire la suite … la fin … en ce temps je pourrai peut-être réagir (sourire)

    baiser

  4. Tu veux parler de ces mémoires trans-générationnelles dont parlait Jodo? Je confesse qu’au début j’ai pensé que c’était du domaine de l’élucubration, mais ensuite j’y ai beaucoup réfléchi. Par rapport à mes ancêtres, ce que je savais de ma famille par mon père surtout, cette inaptitude à l’amour qui semble se passer des parents aux enfants comme une lèpre depuis des lustres. Et honnêtement, à cette heure, je pense que ce vieux fou de sage a raison: nous portons bien une mémoire ancienne, commune, génétique peut-être.

    Mais à partir de là, quand on a compris les tenants et les aboutissants, à nous de travailler à briser le cercle. J’ai écrit, beaucoup, sur le sujet du refus, du rejet, du non-enracinement, de la douleur de ne pas « faire partie de », l’écriture guérit quand elle creuse profond les vieilles blessures…moi j’ai guérit, sinon je ne pourrai pas aimer les miens comme je les aime.

  5. Oui, c’est un peu comme ces mémoires trans-générationnelles, mais pas seulement, je pense que la mémoire est lié à l’âme, qu’elle s’agglomère sans temps ni espace, ayant une infinité d’étants, dans tous les temps même non « réalisés », mais bon là ça fait monde parallèle, toutefois c’est en gros l’idée. Notre présence au monde n’est qu’un épiphénomène, putain qu’il fait mal certes parfois, mais il n’est qu’un grain dans l’universalité du chemin de notre âme mémorielle.

    Briser le cercle ? pourquoi ? pour s’enfuir ? non, se mettre au centre du cercle pour tout voir avec recul et centrage d’équilibre, ou devenir le cercle et regarder de tous les cotés vers le centre, ce qu’on nomme méditation ou autre relation spirituelle passerait à mon avis par là.

    M’enfin c’est de la pensée brouillonne, le principal étant ce soir que j’ai fini le texte, que je l’ai mailé à Jean-Yves Leloup, et que j’angoisse un peu maintenant…

  6. Et que je viens de changer la fin, déjà en rajoutant une photo, et après l’avoir posé changer les mots s’imposaient.

  7. « Briser le cercle ? pourquoi ? pour s’enfuir ? non, se mettre au centre du cercle pour tout voir avec recul et centrage d’équilibre, ou devenir le cercle et regarder de tous les cotés vers le centre, ce qu’on nomme méditation ou autre relation spirituelle passerait à mon avis par là. »

    Ta réponse est tellement significative de nos différences de tempérament! Cela me fait sourire d’ailleurs.

    Briser le cercle pour rebâtir, non pas à l’identique, mais mieux, plus haut, plus beau, plus solide, plus noble. Toi, tu es dans la méditation, le recul, moi je suis toute entière dans l’action, l’énergie. Il faudrait un peu plus de toi en moi, un peu plus de méditation, de recul il est vrai, pour que je sois presque vivable… 😉

  8. ah oui, j’aurai surement besoin de jouer moins dans le recul, et plus dans l’avancement, l’action, le mix c’est pas facile quand tu as pas l’âme d’un dj.

  9. Bien belle discussion entre deux ici Pant … je ne vais donc pas réagir à vos mots … !!!

    Je le ferai donc que sur les tiens et le tout sera tres court … (sourire) Ton texte et ta photo sont comme …  » Ces perles d’eau qui sont peut-être des larmes, de la sueur, de ces perles d’après l’amour …  »

    Superbe tout … !!!

    Assurée que Jean-Yves Leloup appréciera que tu te sois arrêté sur les siens … !!

    baiser

  10. Rien n’est assurée ma chère Marlen, surtout que j’ai envoyé la première version à Leloup et qu’elle était plutôt nulle. M’enfin tout cela est bien de ma faute, après relecture je supporte encore cette fin qui est plus dans la tonalité d’ensemble que la précédente, et je pense que la photo apporte un plus. M’enfin, pour une fois que j’agissais vite sans tergiverser pendant des lustres…

  11. Pas grave Pant … la première version était tout de même plus que bien à mon sens … et puis rien n empêche Monsieur Leloup de passer relire ici (sourire)

    Belle nuit …
    baiser

  12. « ah oui, j’aurai surement besoin de jouer moins dans le recul, et plus dans l’avancement, l’action, le mix c’est pas facile quand tu as pas l’âme d’un dj. »

    « dj »?

    Quand à Leloup…imagine le tas de courrier/courriel qu’il doit recevoir chaque jour.

    Bobin a un myspace. J’ai fini Souveraineté du vide et Lettres d’Or hier soir. Six mois j’ai mis pour lire 104 pages, ça te donne une idée de combien de fois je suis revenue sur les mots.

    « Le coeur est une flèche qui n’a pas d’autre cible qu’elle-même. Elle vole dans la lumière. Elle traverse les pensées, le ciel et les anges, sans rien perdre de son élan. Elle s’enfonce dans l’absence éternelle. Elle se perds dans l’amour infini. »

    L’amour infini…je n’en rêve plus: je vais vers lui.

  13. De mon matin … relire ce texte c est un bon moment … !!!

    Dis Pant … je suis impatiente(sourire) de savoir si tu as eu un retour de Monsieur Leloup … !!!

    baiser

  14. Je passe juste te souhaiter un bon Noël, Pant, en espérant que le père Noël a déposé de la joie dans tes chaussons et à nouveau le goût d’écrire.
    Je t’embrasse,

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