Tu sais ? J’ai cru voir l’amer

Rain
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C’est une fleur qui se fane tout doucement mais

bling gling

la télé n’en parlera jamais

tes yeux et mon coeur pourtant pourtant

mais ne pense pas trop non

au sexe qui s’insère

ou sincère se mêle

au même s’emmêle

C’est un oiseau presque enfermé

j’ai songé même doucement le libérer

dans l’espace

mais menace

un regard un éclat de rire voilà

qu’ça me flingue d’ichor en mots las

Tu sais je doute demain

on n’y verra plus rien

une éclipse une cométaire ?

on n’ose plus non jouer avec la pesanteur on y atteint trop la lumière

Je crois plus au rien

pas plus qu’au bien

tu le sens bien si bien

on vit séparément

on lit chacun dans le sien

une chouette histoire mais qui ment

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Creative Commons License photo credit: Marmotte73

C’est une fleur qui se fane tout rarement mai

n’est plus juin juillet aout tout enflait

c’est la fin de l’été

et la venue du soir par les nuages de Léthé

La pluie descend comme toi

au parking

à tes pieds des chaussures chics

la pluie descend pas comme moi

je remonte du parking

atterrissage désespéré des yeux dans des yeux

que des mecs qui se voient tellement vieux vieux

et moi je remonte la rue Royale King

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Tu sais j’en doute demain

de rien de rien

on s’éclipse sur la cométaire ?

on ose on ose jouer avec cet air ?

Même si t’es en panne

j’en ai assez de cette fleur qui se fane

On est libre de se lire

de s’enfermer pour ne plus jamais le dire

sur les chansons de Mademoiselle K, smoking, maman xy et quelques autres

« c’est la marche des esclaves tard dans la nuit… »

Tout ça n’est qu’un rêve

Tu me cueilles de nuit

me désertifie de jour

même si ton jardin se secrète

où se perdent tes lèvres ?


Tu me recueilles une nuit

me perd en si

même si en sol je t’aime d’un coté secret

où trouver l’autre morceau de ton baiser ?


Ilya tout ça n’est qu’un rêve


 » Va plus loin, le passé est passé ; va, écoute cette brise légère, ce souffle puissant, cette parole née de ton plus intime désir; va, ta foi, ta confiance, ton fol amour, ma bien aimée, t’ont mise au large, tends tes voiles et que vive le vent… » Leloup, une femme innombrable


Tout ça n’est qu’un rêve mon fol amour, mon bien aimé, t’ont muse au large, les mots tombants drus comme pluie, et âpres sont les vagues tempêtes où se cachent toutes les lettres de feu, tout ça n’est qu’un rêve Ylia


Tu me voulais dans le noir

me touchais d’un vent plein d’espoir

me couchant comme le soleil au même moment du soir


J’abrite autre chose chéri je me défend attention mon coeur

Je te suis de toute façon, va, ma foi est en toi, tu t’espar

contre mes coupes mes tailles mes lames mes éclats

mes tailles mes étoupes mes larmes mes rires

Je te suis ou je suis


Tout ça n’est qu’un rêve, écoute cette brise légère, dit-il, ça va mal, elle me soigne mais la douleur ressurgit, guérir ça fait mal tu le savais ?


Le visage passe parce

que

Je suis né d’autre chose d’un grand frein sur la lune et me sourire avant l’aube oui que dis tu sous

je suis nu partout

je reviens je reviens je

pour ne pas luire pour ne plus mourir pour vivre et s’enfuir reste à dire

je suis malheureux disposé sur un coin de mur

à quoi je sers encore

je suis nu et je vais

oui va dans l’inconnu pousse le trépas pour le très bas oui va

comme ça

s’il te revoit

c’est son choix

presque sa croix

je suis nu mais mon corps bat encore

je suis vu c’est trop fort

met ma lune dans ton coeur habille moi

de toi

Un art de l’attention

Ce que nous appelons « terre d’exil »
est souvent « terre promise »
à laquelle manque notre attention.
S’il faut revenir quelque part,
revenir à ce qui est,
il n’y a pas d’autre chemin
que l’attention,
que celle-ci soit sensible,Un art de l’attention
affective, intellectuelle ou spirituelle…

« Les biens les plus précieux
ne doivent pas être cherchés mais attendus » :
c’est de la qualité de notre attente
ou encore de notre désir
que naît la qualité de notre attention.

L’attention est alors
un autre nom pour l’Amour,
quand celui-ci ne se contente pas
d’émotions ou de bonnes volontés
mais devient l’exercice quotidien
d’une rencontre avec ce qui est,
avec ce que nous sommes.

A travers les labyrinthes de nos préoccupations,
Il faudra garder un fil d’heureuse vigilance.
Sans cette vigilance
comment pourrions-nous reconnaître
la présence Une
sous ses formes multiples
et goûter la Saveur (Sapienza) ?
Comment pourrions-nous
« prendre soin de l’Être » ?

Jean-Yves Leloup in « Un art de l’attention »

(extrait du livre)

Théma : Le regard

Théma, une nouvelle catégorie sur ce site. Pourquoi donc ?

Disons que me penchant sur mes textes, je vois des thèmes principaux, des récurrences, et surtout, des récurrences loin d’être seulement personnelles, donc j’initie ici cette thématique par une petite sélection sur le regard, glanées dans un peu plus de six mois de textes, oui, la thématique du regard est imposante et importante pour moi, extrêmement.

Je ne peux que poser la question avec ce théma, je ne peux pas influer sur les possibles suites, mais sachez le, un théma est fait pour ouvrir la discussion…

ça commencerait par il était une fois, ça commence toujours par il était une fois quand tu racontes, une fois unique, une rencontre, une pause entre deux mondes, un temps ignoré du reste du monde, non ce n’est pas ça, pardon, cette pause entre deux mondes, c’est un spectacle magique que l’univers entier regarde retenant l’instant dans chacun de ses atomes, de ses grains de lumière. C’est comme ça des yeux dans ces yeux, mes yeux dans les siens, les siens retrouvant les miens, plus qu’un moment, plus qu’une rencontre, plus que nous deux, plus que et pourtant pas plus.

L’Espace qui Lie en action, l’amour de l’univers, la dynamique des ombres et des lumières, le chant des tigres, des aigles, des orques et des dragons.

Tu dois juste poser le regard, passer à coté, comme un pas de danse, un tango, tout s’illumine dans l’absence de contact physique, tout prend de la force, c’est un chant qui prend son souffle avant l’aria. Ou comme un flamenco d’Antonio Gades, tu vois dans le Carmen de Saura, tout s’enroule, s’engouffre entre deux, avant, oui avant tout, il y a Le Déjà. Le Déjà là qui est tempête, qui est feu, qui est le pas de coté, toi qui danses, tu vois ce que je veux dire, le pas de coté qui anticipe oui mais pas seulement, qui comprends, qui accompagne, qui désire, le pas de coté et mon coeur, le pas de coté et ton coeur, le pas de coté et peut être nous, un nous antique et dual, profond et léger, un pas de coté… mais ne laissant rien de coté, pas de coté pour toi, pas de coté pour moi…

L’intensité, être c’est l’intense, la tension dans le geste, dans le pas, dans le regard, l’intention dans l’attention, l’écoute en soi, le regard intentionnel, le geste se posant là dans le mouvement de l’infini

Dès le début j’ai su que la lumière c’était un feu qui devait se trouver en moi autant que dans ses yeux dans ces yeux qu’il me faudrait trouver, dans ce corps de douceur que je voudrai apprendre à adorer un peu plus encore

Comment se retourner sur le passé, faire le back, le return, le back to back, quand le moment fatal arrive, l’attaque, le clac, le tac tac, le claquement des talons sur le sol, un soir dans les couloirs de la boite, on nous présente, on se croise, on se regarde, on se croise ?

Histoire de corps oui, eux se croisent, se décroisent, se recroisent, mais mes yeux dans les tiens restent perdus, ou non, dans tes yeux mes yeux se sont retrouvés, en y restant, en s’y posant, s’y reposant, votant en même temps que toi le temps de tes nuits, la couleur de tes rêves uniques. Et le lendemain quand on se recroise fatalement tes mots se heurtent à mes lèvres, tu veux me dire quelque chose, tu me demandes mon mail, tu attends ma réponse, je ne sais pas, je m’étonne, je me cherche dans tes yeux, je m’étonne et je me trouve dans tes yeux, je te donne mon mail, tu me lisais, tu savais que j’écrivais sous pseudo sur le net, tu as lu ce que je cache de mon coeur, tu as lu tu es tombée en moi comme moi dans tes yeux, et voilà…

Le regard nu
solidement perlé
toutes les nuits sur la peau
parmi les traces quelques grains
de sable ou d’or
oui dort pendant que je te caresse

Le regard lu
parfaitement reposée
toute la journée t’enroulant autour de moi
liane d’acier à la charbonneuse douceur
m’offrant d’autres encore pensées

quelques peines et pleins de lueurs…

Alphonse de Lamartine /A El***

A El***
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J’abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j’oublie;
Lorsqu’au fond des forêts je t’entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi;
Lorsqu’enfin, plus heureux, ton front charmant repose
Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien,
Et que mes doux regards sont suspendus au tien
Comme l’abeille avide aux feuilles de la rose;
Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur
Pénètre comme un trait une vague terreur;
Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne,
Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur,
Je sens couler des pleurs dont mon âme s’étonne.
Tu me presses soudain dans tes bras caressants,
Tu m’interroges, tu t’alarmes,
Et je vois de tes yeux s’échapper quelques larmes
Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands.
 » De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte?
Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur;
J’adoucirai ta peine en écoutant ta plainte,
Et mon coeur versera le baume dans ton coeur.  »
Ne m’interroge plus, à moitié de moi-même!
Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t’aime;
Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi,
Nul mortel sous les cieux n’est plus heureux que moi?
Mais jusque dans le sein des heures fortunées
Je ne sais quelle voix que j’entends retentir
Me poursuit, et vient m’avertir
Que le bonheur s’enfuit sur l’aile des années,
Et que de nos amours le flambeau doit mourir!
D’un vol épouvanté, dans le sombre avenir
Mon âme avec effroi se plonge,
Et je me dis : Ce n’est qu’un songe
Que le bonheur qui doit finir.

Ylia

Il y a un amour, il y a

Et tous les mots n’allongent que le pas vers demain

Ylia oui c’est de l’amour qui fait le besoin de guérir
ça vaut la peine Ylia, tout partage toute vision toute larme tout rire toute pensée

Ylia tout de toi fait naître un trait d’espoir
surtout pas des espérés, non
surtout pas

Mais tous des rois, des reines, qui portent couronne par leur coeur flamboyant.

Désir charnel
Creative Commons License photo credit: Pierre Éthier

ce texte est une reponse à celui ci

Qui sait encore

Si je te disais que mes paumes parlaient

que mon coeur tremblait

toi tu dirais que mon rêve s’éteint

et que mon coeur lui, va très bien

Parfois Yves c’est de la fenêtre dont je rêve

même si elle se situe loin de toi plus près d’un orage ossiate sous la Néve

je parle d’un amour que j’ai troublé autrefois

un psaume qui se vêt de confiance aux mains de tendresse pour loi

-Il t’a marqué ce texte P., ce Leloup laisse plus que des traces dans tes pas, il a sacrément changé l’aube, la lumière que tu sembles voir au quotidien

-Oui, Yves, elle me ferait danser si elle le voulait comme Carmen, mais elle me fait bruler, l’amour  comme  tisonnier est une drôle de chose, l’amour va-t-il avec la confiance pour toi ?

-J’aurai tendance à dire oui, mais tu vas me trouver encore une exception, je te connais…

-L’exception qui confirme la règle, l’inscription qui flingue le valet comme un larbin, l’examen tentateur, même si ce n’es pas clair, tu vois, oui tu vois toi Yves, la mort c’est un instrument de musique qui finit son concerto, et je l’entends souvent, la mort physique, la mort d’un coté de moi, la mort d’un pan de ma vie, la mort quoi, celle qui tue, qui terrasse, qui termine et pour lequel l’après n’est jamais plus semblable. La mort mon ami, ça va avec l’amour mais ça va encore plus vite avec le manque de confiance…

« Seule la nuit ne peut pas te lacher » Dominique A

 

-Regarde ma main Yves ! regarde ma paume, regarde ce trouble brouillard et attend qu’elle apparaisse

Dans cette lune, derrière ce pas, Eli se dévoile, presque douce en sourire dans ce miroir de paume, elle saisit un mot au loin, après tout oui elle est loin, elle avance, éclate de rire, c’est la beauté du mot que l’on pose, l’attachement est là, ensuite je croise son regard et tout disparait à nouveau dans une brume étrangère.

 

-Je ne peux t’aider P. comment fais tu déjà ça ?

 

-Elle est tout en moi, pourquoi crois tu que ça brule autant, elle est tout en moi, et moi je pars, je dépars en fumée pour la laisser venir, tu as vu, tu l’as vue ?

 

-Oui, heureuse mais loin, et toi tu n’y était pas…

 

-Peut-être, l’attache est solide, longue mais solide, et tu sais, je sens que ça brule chez elle aussi, ne pas apparaitre à travers elle, non, ne pas lui faire ça, de ma tête, de mon corps sali, de mes aubaines perdues, rien de ça ne doit la toucher, la traverser, encore moins mes douleurs…