Antonio Gades. Flamenco Carmen

L’intensité, être c’est l’intense, la tension dans le geste, dans le pas, dans le regard, l’intention dans l’attention, l’écoute en soi, le regard intentionnel, le geste se posant là dans le mouvement de l’infini

et l’amour, l’Espace qui Lie, le moteur unique de nos moments.

Il y a des douleurs, des colères, des incertitudes, des regrets, des erreurs, des volte-faces, mais l’amour réside dans l’intense de l’être, et flamboie. L’on dit parfois, l’étincelle de vie, oui, on le dit, mais la flamme de vie, l’incendie de vie, le soleil de vie, oui lui, réside en toi, dans l’intense de l’Espace qui Lie, dans l’intense de toutes lumières aux moeurs d’ombre comme d’âmes.

11 commentaires

  1. Marlou dit

    L Espace Qui Lie l Amour infini … !!!

    Lumière en soi … non dans les souvenirs … non dans l avenir … mais dans les temps passions du présent … !!!

    Intensité de force et de douceur que cette vidéo et tes mots Pant … J Aime … !!!
    baiser

  2. Sun dit

    Dans le flamenco on sent non seulement la tension extrême, le désir, mais aussi le danger. La passion n’est pas pour les tièdes ou les raisonnables: ils n’y résisteraient pas. Parce que c’est extrêmement violent, brutal, irrationnel, exclusif, excessif. Je me demande là tout de suite, à propos de la fascination dont parle Quignard, si elle est active ou passive (me souvient plus)? La passion est sans conteste active. Boulimique. Cannibale.

    Il faut que je file mais la discussion est intéressante.

  3. Marlou dit

    Que le matin pour moi donc tres tôt … mais je ne peux me retenir à réagir ici … (sourire)
    Tout à fait en accord avec toi Sun  » La passion n’est pas pour les tièdes ou les raisonnables  » … !!!
    Mais étant moi-même tres enflammée … irraisonnable et passionnée je crois tout de même que cela vaut de vivre ses passions et ce même au risque de déplaire et de déranger tout autour de soi et là encore je pourrais en dire et dire (sourire)

    Mais bon … Pant tu en penses quoi toi … ???

    à vous deux … baiser

  4. Sun dit

    « Si tu m’aimes prends garde à toi » qu’elle dit la Carmen.

    Méchante, mordante, destructrice, assassine, la passion c’est aussi ça. C’est un Cantat démolissant celle qu’il aime à coups de poings…La passion n’est pas une image d’Epinal, une pose. C’est un état émotionnel terrible, terrifiant même, une perte de contrôle de soi, une tentative de prise de pouvoir sur l’autre. D’où la douleur. Enfin, je ne parle jamais que pour moi, de ma propre expérience.

    Et puis, parfois après l’incendie, le ravage, il y a la passion transformée. Un sur-amour. Mais c’est très rare. Comme disent les Rita: les histoires d’amour finissent mal en général.

    😉

  5. Marlou dit

    Il y a de quoi me réveiller me sortir de mes rêves à passer chez toi tôt le matin Pant (sourire)
    Bien dure tout ca Sun … si je peux me permettre je vois que la passion n a eu rien de bon pour toi … j en suis désolée … !!!

    Il dit quoi le Angélio sans mots certes mais avec ses pas … son attitude … ca à mon sens c est aussi un reflet de sa passion … !!!
    Tu sais vrai qu il est difficile d être passionnée d essayer de gérer … de controler parfois cet état … mais bon je préfère tout de même Être … que de tout simplement être terne … !!! Je me sens vivante … rien de plus mais rien de moins … !!!
    L Amour passion rien de plus beau pour moi … un besoin … comme manger ou boire … l essence de tout … !!!
    Dis … tu as surement un site à toi Sun … j aimerais bien y passer un temps … il doit assurément être des plus intéressant (sourire)
    Bon weeke-end ici … baiser

  6. pant dit

    oui, la passion c’est dévorant comme le dit Carmen à Antonio dans sa ferruca, sublime moment du film, film à voir, triste, violent, passionné, Carmen de Bizet à la sauce espagnole, magique ! et cet art de flamenco que je découvre, et cette histoire d’amour, oui qui finissent mal en général, toujours non ? au mieux l’un meurt avant l’autre ? au mieux… ou les deux ensemble, pour le reste, moi je suis aussi un tendre passionné, oui j’ai la passion à la fois force et tendre, je ne peux m’en empêcher, tendresse se mêle très bien avec force et je ne dis pas violence.
    Alors oui comme je me sens très mourant en ce moment, humeur et physique obligeant j’avoue que la passion est un vrai roc, mais un roc de douceur et de charme. mais un roc qui retient le Prométhée avec sa belle chaine d’or, là je déconne un peu sur l’image mythologique, mais vous comprendrez je le pense. merci en tout cas à Sun, à Marlen, pour la valeur de la discussion 🙂

  7. Sun dit

    Ah voilà le piège: confondre force et violence.

    En me levant je pensais à Roméo et Juliette. Que j’aime. Il faudra que j’en mettes un extrait quelque part, il y a des scènes fantastiques qui m’ont fait jubiler.Quel talent ce vieux Will…

    Bref, on pourrait penser que cette histoire n’est pas une passion, mais autre chose, un amour absolu, un sur-amour (à mon sens c’est très différent dans la longévité déjà. Quoique, parfois la passion se transforme en quelque chose non pas d’amoindri mais de beaucoup plus puissant encore, et que le temps ne peux plus entamer). Je crois, que c’est bien une passion entre les deux jeunes gens, sauf que la violence de la flamme, la force primaire et brutale, n’est pas contenue (ou orientée vers le partenaire) entre les deux personnages mais dirigée vers les autres, la société, les familles, les amis, les empêcheurs. Quand l’empêchement atteint son paroxysme, seule la mort offre une issue, une poche d’air pour que l’amour survive.

    Non? Qu’en penses-tu?

    Les histoires d’amour finissent mal, mais parfois elles se brisent pour mieux se transcender. Rien ne se perd, tout se transforme. Le fumier, fait la plus belle rose…

  8. pant dit

    Voilà donc la question; n’y a-t-il un seul Amour ? et si oui, n’est ce pas plutôt nous qui ne savons pas le capter pleinement.

    Si comme pour moi, l’amour c’est l’Espace Qui Lie, c’est bien nous qui sommes souvent faibles utilisateurs, pas assez ouverts, trop refermés.

    Rien ne se perd oui, ce qui n’est plus en lien en nous reste toujours lié à l’Espace Qui Lie, c’est juste nous qui avons cassé la relation entre le Tout et cet Individu.

  9. Sun dit

    On en revient à Bobin: « Nous ne sommes pas assez volés »

    Et sans nul doute que nous n’osons pas voler non plus. Ou pas autant qu’on le pourrait, devrait…

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