Dès

Dès le début jusqu’au matin une maltinée suave en apparence mais un jeune bébé nait seul et même si tombe comme la pluie pleure aussi comme la vie commence en apparence

Dès le matin une envie d’amour qui dure qui dure en ne s’adoucissant jamais une envie d’amour qui nait du vide d’un vide qui se plaint qui se veut exister autrement une envie d’amour pour pouvoir en donner un peu un peu ou plus encore une vie d’amour pour pouvoir donner toute une vie

D’amour

J’aurai aimé, j’aurai voulu aimer autant et

J’aurai aimé en écrire des fleuves, des torrents, des rivières en ces temps où l’eau commence à manquer et quand elle reste elle est empoisonnée par la mort et par les hommes

Dès le début j’ai su que la lumière c’était un feu qui devait se trouver en moi autant que dans ses yeux dans ces yeux qu’il me faudrait trouver, dans ce corps de douceur que je voudrai apprendre à adorer un peu plus encore

Dès le début j’ai vu que la fin c’était un autre début mais pourtant

La lune abrite bien plus d’âmes que de cendres et ton coeur Eli ton ombre abandonnée ton coeur ne mourra pas dans ma main je saurai te le redonner vite ou s’il le faut te donner le mien

Dès le début j’ai su que la fin… C’était peut être moi.

5 pensées sur “Dès”

  1. « jeune bébé » C’est pas un pléonasme ça?

    Dis, c’est le grand capharnaüm dans ta tête à toi, ça part dans tous les sens, et Dieu sait que l’essence va manquer. 😉

  2. ça part comme ça revient, comme ça retient aussi, l’amour comme liant, mais que lie-t-il, que lit elle ? que dit-elle des perles ou de la dentelle comme l’amour dans le regard. Alors cafard-naüm surement en quelques moments.

  3. Elle dit:

    Je t’entends

    Je suis une racine
    Un brin d’herbe sous le soleil
    Planté entre la terre et le ciel
    Antenne métabolique
    Si j’écarte les bras, je capte le monde
    Qui m’écrase aussitôt
    Si je ne cours hors champ
    Si je ne me replie pas.

    Je ne suis pas comme toi.

    Je t’entends
    par mon axe gracile.
    Le duvet sur ma nuque écoute
    Et murmure à mes fibres
    Que ton silence est trop lourd
    Qu’il faut le fractionner, le réduire
    Par une parole de mousse, et de forêt
    Une langue de source, de ruisseau
    Des mots de passereaux,
    D’ailes et de nuages
    Pour que tu puisses encore un peu plus loin
    Te porter.

    Je t’entends

    C’est si facile d’écouter
    Mon cou ploie, mon cœur penche
    Dans ma maison se pose ton pied.
    Je vibre sous la charge émotive
    Des effluves secrets
    Le parfum violet de tes blessures
    Ou celui rose de tes élans, la pourpre de tes amours.
    Dans ma chair tu lances sans le savoir
    Le non-dit et l’espoir
    Et mon atlas plie pour en supporter
    Tout le poids…

  4. Que dire Pant … que tout juste à lier tes mots perles ici … cela en ferait un collier de blanche dentelle … !!!

    J ai bien apprécié … cette lecture … !!!

    baiser étoilée sur cette nuit

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