Et si je m’allonge

Marc Binniger

Et si je m’allonge long sur le roc les yeux dans le plein du soleil pour se bruler le regard j’aimerai la pluie blessante de poignards sur mon torse nu aussi

Et si je ne vois plus si mon cœur enfin comme mon corps transpercés j’aurai le gout de la lumière passante maintenant là sans vrai souci

Et parce que la nuit moi je ne danse pas je ne peux pas plus dormir ni rêver j’ai le songe creux dans un cœur vide qui se tangue dans un corps cloche, Et si Livia tournant sans perdre haleine retrouve là haut le chemin de la vie moi moi qui sais que je me suis perdu ?

Je veux me noyer de jour, dans la pluie, dans le soleil, tomber sans confiance, finir là vieille conversation celle qui commence dans les premiers pleurs

Hagard hagard retomber dans un vieil océan

Primordial

Amadéo Venturi

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Une réponse à Et si je m’allonge

  1. marlou dit :

    Voilà … lire … lire et relire (sourire) … tout juste ce que je peux faire ici Pant … car bien difficile de poser un commentaire sur cette série de textes … !!!

    J aime bien le style d écriture  » d Amadéo  » …  » Et si je ne vois plus si mon cœur enfin comme mon corps transpercés j’aurai le gout de la lumière passante maintenant là sans vrai souci »

    baiser …

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