Archives de avril, 2008

Sable 5

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Marcher sur une bouche

pour qu’elle s’ouvre

à peut être des baisers

à peut être

pour qu’elle s’ouvre

 

Ou d’un tu dois sur les lèvres

pour empêcher la parole

nos tu doigts pleins les mains

qui se prennent en points déposés reposés

nos tus doigts pleins les yeux à se les couvrir

et s’affranchir d’écrire

 

Murmurer c’est ivre mes quelques pas

sur tes pas tout de suite

y suivre le chemin d’une lune à te sourire

d’un masque à ne plus saisir

maintenant que tu es là

souriante même quand je ne te vois pas

je te vois encore j’ai les yeux fermés

pas encore couché je me relèverai

et encore une fois je reviendrai

 

Eli Eli vers celle que je n’abandonnerai pas

 

‘remix 2006-2008, juste pour tes yeux comme tout ce sable que je dresse devant toi Ô ma Belle Lectrice’


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Sable 4

J’ai manqué de douceur

j’ai brisé les pétales de ma fleur

après quelques larmes je l’ai recueillie

j’ai creusé un peu

dans le sable bleu

y ai déposé les restes de ma fleur

me suis recueilli________________je suis devenu une fleur___________

et maintenant je  suis allongé à ses cotés


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Sable 3

Tu riais

mais maintenant je dessines d’un trait de sable

tes lèvres ta silhouette ta nuit ton sourire

tu riais

mais là tu chantes en voyant ces traits de sable courants sur ta peau

je sais je sais

dans deux minutes

tu te relèveras

il sera temps de danser

sur le sable retombé


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Sable 2

Primary StillnessImage from Flickr

Tu souffles

et dessines par ton rire ces quelques mots

tu souffles

et respire

quelques cercles de sable

non tu ne respires plus quand je pose un baiser

là on s’embarque


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Sable 1

Quelques grains

décollés

par ma main

ou mes doigts mouillés

quelques grains déposés

sur ton sein avec quelques baisers


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I’m tired je baille

I’m tired je baille

et je fais bye bye

i’m tired je baille

 

Ton coeur au bord au bord presque à l’intérieur

mes lèvres sans effort je sais je sais baiser c’est plus fort que mes pleurs

toi dans mon coeur toujours profonde à l’antérieur

 

I’m tired je baille

et je fais bye bye

i’m tired je baille

 

Je t’ouvre mes bras je sais je sais c’est pas trop tard

toi qui rejette souvent ma main ma pauvre main qui a besoin de ta peau sans fard

toi dans mon coeur toujours profonde pourtant

 

I’m tired je baille

et je fais bye bye

i’m tired je baille

 

Mais c’est le premier jour tu sais

bientôt je te reviendrai

surveille bien ces lieux j’aurai encore des mots pour toi

mon coeur en étincelles en joyaux en grains de sable

 

Mais là

I’m tired je baille

et je fais bye bye

i’m tired je baille

 

À bientôt !


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Ici ou là…

J’aime le bruit de l’amour

j’aime le gout de l’amour

j’aime tes rires tambours

ces sourires des heureux jours

mais que je pleure dans le silence de l’amour


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Plein la vue…

Elle me parlait d’une pulsation, un mouvement de l’inconscience, et là

VLAN

Plein dans la gueule, le loup qui s’écrie au fou, qui te colle au trou, qui se ne voit pas fou lui non mais

Voyez-vous, vous, vous !! même et encore vous !

C’est dans l’œil dans le regard qu’il lui impose son cœur, cuisant les mots trop crus, dans un geste pré-digestif ennemi, et comme il s’en tape, comme il se cogne avec eux, frappant alentour dans une folle gesticulation verbale

Arkham Asylum, © DC Comics 1989.

 

 

Et il part, forcé, forcément, forcement avant tout avant, forcement que la peur s’ennuyait, la revoilà, dans ce flot de mensonges à soi qu’elle apporte toujours, lâche toi, reprend toi, oui toi qui est à toi seulement, libre d’être libre, et de t’aimer pour toi avant de poser une main, une caresse ailleurs

Mais avant cache l’aube ton aurore ta lumière retrouve l’avant nuit libre, puisse tu te relever d’une nuitée sans cauchemar, reposée et prête à une journée nouvelle.

Tu te sens coupable, mais voilà l’heure qui se voit si fatale, non fatale pas futile note le bien, l’heure qui se pointe comme au milieu d’une terrible nuit, même oui si le jour est encore là, la nuit aussi se pointe, coupe, fait mal, s’insère, s’ingère, colle à la peau, tu te sens coupable et c’est un torrent, un puissant flot de non-vie, qui envahit tous les tissus de l’être.

Tout à toi que je ne cite pas mais que j’estime dans les mots, les gestes, et les lenteurs d’une vie avide de ta belle lumière.

Chemin vers la lumière“. Photographie de Benoît Labourdette, Paris, 19 novembre 2006


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D’une photo…

Une photo, une image encore, un mouvement, et la lune qui ploit, mes sourires qui se cachent derrière la vitre et Livia qui court la pluie commençant à battre le haut de ses jambes nues. Paroles de fontaine, quand elle tombe sur ses pas, paroles de souvenirs enfuis comme cachés au loin, partants sans envie de revenir, et Livia qui pousse la porte, et moi qui tousse pour masquer mes presque pleurs, c’est presque la vie, c’est petit geste pour jour sans fièvre, sans caresse, sans baiser, sans…

Se revoir comme avant, dans un passé qui se projette demain, sur une autre vitre, ou sur un plafond blanc, cassé, blanc crème si c’est le bon jour, et que le matin arrive alors, la crème on la sent avant de la verser dans le café, avant d’arriver dans la cuisine, avant de poser le pied sur le sol froid, avant de lever la lourde couette de plumes d’oies, avant…

J’aimais les masques, j’aimais le carnaval de Venise, j’aimais le soleil qui venait après la pluie, et ce qui va avec, café con leche, j’aimais le ciel teinté de mauve, j’aimais sa robe au parfum de lavande, car elle la mettait à secher dans le champ derrière, et les brindilles, les vents, les senteurs du monde, tout y apposait sa marque de vie, le monde était à nous, à elle d’abord et elle à moi ensuite, et l’inverse, et l’envers, et le décor aussi, tout se cachait d’ombre pour mieux se montrer de lumière, tout jouait, et Mattéo…

Alors oui, je sais, je suis sec, si sec, que mes bras devraient se briser, comme mon coeur l’est déjà. Continue mon patient ami, continue de poser mes mots, nos mots, et si la vie ressurgit, ou pas, et si, déjà un merci te revient.

Amadéo Venturi

Photo Marc Binniger “Sonia & Marine” en Coll.avec Céline Chion

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